AU DAKAR, SUCCÈS DU TOYOTA D’AL RAJHI, MAIS AL ATTIYAH SOLIDE LEADER

 

FLASH

 

Succès du Saoudien Yazeed Al Rajhi au volant de son Toyota Overdrive ce mercredi, qui l’emporte devant le Toyota ´officiel’ de Nasser Al-Attiyah à 14 secondes et le BRX Hunter de Sébastien Loeb a 39 secondes. Carlos Sainz avec son Audi , finit quatrième à 1 minute 6 secondes

NOUVELLE BELLE PERFORMANCE POUR LOEB ET LE BRX

 

Al Rajhi s’impose à la moyenne ahurissante de 118,75 km/H, au terme de cette quatrième étape du Dakar 2022, longue de 707 kilomètres, dont 465 chronométrés entre Al Qaisumah et Riyadh.

Yazeed qui expliquait :

 « On ne cherchait pas à rouler trop vite pour ne pas ouvrir demain, car il n’y aura pas de moto devant nous»

La journée la plus longue de cette édition du Dakar 2022 et réparti entre 7% de sable, 79% de terre 12% de dunes et 2% de lac asséché !

 

LA JOIE DE YAZEED AL RAJHI

 

Au volant de son Audi RS Q e-tron, ‘ El Matador’ brille encore ce mercredi en ayant longtemps occupé la tête et il termine au pied du podium du jour à un peu plus d’une minute  !

Au classement général provisoire, le Qatari et son navigateur Français Mathieu Baumel, conservent le commandement devant la paire Loeb – Lurquin et Al Rajhi.

Nasser qui confiait

« La dernière partie de la spéciale était très difficile, notamment la partie dans l’oued avec beaucoup de navigation. Matthieu (Baumel, son copilote) a fait un excellent travail et je suis content, se félicite al-Attiyah. Jour après jour

Et Loeb précisait :

 « Globalement on a eu aucun problème dans la spéciale. Il fallait bien rouler sans se faire piéger parce qu’il y avait pas mal de pierres. On est resté concentré sur la nav, en prenant un bon rythme. Au final cela nous place 3e (2e après la pénalité de Al-Rajhi), mais 3 pilotes en 40 » après 450 kilomètres, ça prouve que le niveau est serré. Je préfère être derrière Nasser aujourd’hui pour partir derrière lui demain. Vu qu’il n’y a pas de motos devant, les premières voitures vont se regrouper, donc ce n’est pas plus mal. Ça va être compliqué demain, ce sera une grosse étape où il risque de se passer des choses. En tout cas on a repris confiance en la voiture, on a fait une spéciale propre

 

NASSER AL ATTIYAH TOUJOURS EN TÊTE !

 

 

Quant à Carlos Sainz, lui il indiquait:

« Ce n’était pas facile de partir devant : une spéciale très rapide avec beaucoup de changements de direction. À 140 kilomètres de l’arrivée nous avons cassé une transmission, donc cela nous a fait perdre du temps»

 

 

A retenir, la nouvelle galère de ‘ Monsieur Dakar’ alias Stéphane Peterhanse, autre pilote Audi, de nouveau stoppé, lui, en pleine spéciale, par la casse d’un amortisseur arrière, survenu à la suite de la réception d’un saut sur une dune! Ce qui a eu pour conséquence des problèmes et au ventilateur  et au radiateur d’eau…

Stéphane, philosophe rappelant le côté positif pour le clan Audi :

« On roule à un bon rythme pour juger de notre niveau, mais on ne se met pas le couteau sous la gorge, explique. C’est une bonne étape pour nous, Carlos est à nouveau un peu plus rapide, avec à peu près le même écart qu’hier. Cela tabasse pas mal, il y avait de nombreuses dunes avec des herbes à chameaux dont on n’avait plus l’habitude. Nous n’avons pas fait une seule course de l’année et là j’ai le cou endolori, la tête un peu secouée. Il faut reprendre l’habitude de se faire malmener par la voiture. Chaque jour on découvre les performances de l’Audi par rapport à la concurrence en fonction des terrains que l’on trouve. Là, on était dans du sable mouillé, lourd, avec par endroits des longues lignes droites . On avait un peu peur de l’autonomie sur ces portions, mais pour l’instant la gestion est bonne. On va découvrir plein de choses d’ici la fin du rallye.  

 

 

Du coup comme dimanche, il attend à nouveau son assistance et cette fois les carottes sont cuites…

Souci également pour l’un des Toyota ‘officiel’ celui de l’un des sud-africain Henk Lategan, arrêté lui aussi au cœur de la spéciale…

LA HONDA DE BARREDA L’EMPORTE A NOUVEAU AUSSI A MOTO

 

A  moto, seconde victoire – après celle de lundi dernier –  aussi pour l’Espagnol Joan Barreda, au guidon de sa Honda qui s’impose dans cette 4éme étape, entre Al Qaisumah et Riyad.

Il devance son coéquipier, le Chilien Pablo Quintanilla et la KTM de l’ancien pilote de MotoGP, l’Italien Danilo Petrucci.

Au classement général provisoire, le Britannique Sam Sunderland, septième ce jour, conserve le leadership, devant le pilote KTM, l’Autrichien Matthias Walkner, le vainqueur du Dakar 2018, second à 3 minutes.

 

 

Le Français Adrien Van Beveren de l’équipe Yamaha, qui occupait cette place, se classe seulement douzième ce mercredi de la spéciale du jour et il rétrograde à la troisième place, à 4’54 ». Suite à son deuxième succès, Joan Barreda remonte au sixième rang, lui.

Décidément, le pilote Yamaha Motor Europe continue d’impressionner par sa régularité. Ce mercredi, à l’issue de la spéciale la plus longue de cette édition 2022, il a bouclé l’étape au douzième rang, ce qui lui permet de rester sur le podium du classement général.

Le Nordiste ne compte que 4 minutes 54 secondes de retard sur le leader Sam Sunderland et 1 minute 54 seconde sur le second, Mathias Walkner. Surtout, il creuse légèrement l’écart avec ses poursuivants puisque le quatrième, l’Australien Daniel Sanders, pointe à 7 minutes 07 secondes.

L’étape du jour avait été annoncé comme particulièrement corsé par les organisateurs, ce qui n’a pas vraiment été le cas.

 

 

Adrien Van Beveren à son retour au bivouac, indiquait:.

« Oui, c’était moins compliqué que prévu mais il ne fallait surtout pas changer de stratégie. Ce n’est jamais évident sur ce type d’étapes de ne pas se contenter de rouler à fond et de suivre les traces comme a dû le faire Joan Barreda Bort, le vainqueur du jour ».

Le pilote Yamaha, lui, a fait preuve de prudence afin de veiller à ne pas se faire piéger en matière de navigation.

À l’arrivée donc, il rappelait qu’il est « encore beaucoup trop tôt pour faire des projections sur le classement général. Ce qui est important, c’est de rester au contact des meilleurs. L’objectif, ce n’est pas d’être leader maintenant mais d’aller au bout et de mettre à profit mon meilleur niveau ».

Et pour l’instant, après 4 étapes sur ce Dakar, Adrien y parvient à merveille.

 

François LEROUX

Photos : ASO -TEAMS

 

 

Dakar Rallye-Raid Sport

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