MOTOGP 2022 : LORENZO CHERCHE UN JOB DANS LE PADDOCK

LORENZO A ADOUBÉ SON SUCCESSEUR CHEZ YAMAHA

La distance entre Lugano, son refuge climatique et fiscal et Misano est d’un peu plus de cinq cent km, Lorenzo qui tente (de façon très maladroite d’ailleurs, logique il est pilote, pas journaliste) tente d’influencer le monde de la moto via les réseaux sociaux, a donc pris le volant de sa Lamborghini Aventador (il aussi quelques Ferrari dans son garage), a roulé à 100 km/h pile sur les voies rapides suisses (on se fait piquer au radar à 1 km/h près, j’en sais quelque chose, j’ai vraiment reçu à mon domicile une prune pour vitesse excessive de 101 km/h !) puis en arrivant en Italie là il a pu utiliser les chevaux  il y a une vitesse limite mais je n’ai encore jamais vu une auto ou une moto la respecter.

 

FAIRE VROOM VROOM TOUT LE TEMPS C’EST SYMPA MAIS CE N’EST PAS UNE VIE

Donc direction Misano où il était invité du paddock. Il fait son boulot d’ancien champion de mauvaise foi qui a redécouvert la grâce, il a félicité Marquez et surtout Quartararo, il a probablement croisé Rossi mais je ne sais s’ils se sont salués autrement que de façon polie…

REVENIR…

2015 LE DERNIER TITRE DE YAMAHA AVANT QUARTARARO

 

Il a lourdement insisté sur le fait que Quartararo était le premier titré sur Yamaha depuis sa propre époque (en 2015) et donc adoubé Fabio dans le club très privé des champions du monde de la marque, ils ne sont pas nombreux en 500/MotoGP, Agostini, Roberts, Lawson, Rainey, Rossi, Lorenzo et Quartararo. Mais il est clair qu’il s’emmerde chez lui, en Suisse ou à Dubaï où il est souvent, il a donc sondé le paddock sur sa possibilité de revenir. Pas comme pilote bien sûr, mais il y a forcément besoin quelque part d’un team manager, d’un coach ou d’un responsable technique…

Je me marre parce que ça me rappelle une chanson torride dans une boîte en plein air dans la pinède au-dessus de Florence où une nana avec une jolie voix chantait « Ritornerai » tu reviendras…

 

 

Ce qu’en dit Lorenzo à nos amis italiens : « Peut-être que cela arrivera dans le futur. Je serai là, car cela entretient ma passion, j’aime voir la nouvelle génération de coureurs, savoir qui sera la prochaine star. J’aime rencontrer des amis qui sont ici. En tant que spectateur, je vais certainement continuer. On verra si j’ai un travail à l’avenir ».

On ne peut pas être plus clair !

L’ODE A YAMAHA, A FABIO… ET A LUI-MEME…

 

Pas avare de confidences Lorenzo, il est vrai que depuis longtemps la presse le l’interroge plus… “ Ce titre est mérité des deux côtés. Pour Yamaha, car ils ont toujours travaillé dur et la moto a toujours été très équilibrée. Pour Fabio car lorsqu’il est arrivé chez Petronas en 2019, personne ne s’attendait à ce qu’il soit aussi compétitif ».

Et oui, on se souvient qu’en Moto3 et Moto2 le palmarès de Quartararo était maigre comme un gazon mal arrosé…

Lorenzo again analyse : « En MotoGP , vous ne pouvez pas gagner toutes les courses, vous trouverez toujours un circuit qui ne vous convient pas ou la la moto. Dans ces cas, il faut terminer la course sans chuter, peu importe que tu sois troisième, quatrième ou cinquième, tu dois devez finir. Et c’est exactement ce que Fabio a fait cette saison, c’est pourquoi il est champion du monde ».

Là encore sourire, j’avais eu Jean Michel Bayle en début de saison qui m’avait raconté comme il était arrivé à gagner tous les titres aux USA avec les conseils de Roger de Coster, JMB était jeune et voulait tout gagner, il en était malade de terminer deux, De Coster lui avait dit ceci : « Pour gagner, faut pas gagner tout le temps mais finir tout le temps »…

Bon évidemment Lorenzo a rappelé que chez Yamaha il a fait partie de la légende bleue…

 

LORENZO S’EMMERDE COPIEUSEMENT EN RETRAITE

« On se souviendra toujours de moi en tant que pilote Yamaha. C’est une famille, ce sont des gens très sérieux, les japonais sont toujours très fidèles. Ils ont pris un pilote très fluide comme moi, parfaitement adapté à ce type de vélo. C’était la clé ».

Bon, je me demande s’il n’aimerait pas justement revenir bosser dans le stand Yamaha, il est vrai que Jarvis était un de ses supporters inconditionnels, cela dit on ne l’y a pas attendu pour former un team solide. Mais enfin ça c’est de la fiction, je ne suis pas devin, mais alors pas du tout, pas psychanalyste non plus, mais quand on voit sur ses images et ses messages insignifiants où on le voit boire un cocktail, seul dans une piscine façon Dubaï, grande comme la place de la Concorde, on se dit qu’en effet, la moto reste une drogue.

Après tout, c’est logique, après sa carrière sportive, Ago a dirigé un team Yamaha, Rossi va diriger son team VR46 l’an prochain, il n’y a guère que Stoner qui ait vraiment disparu des circuits… Même Iannone condamné par l’Inquisition du TAS continue de rouler sur son Aprilia RSV4…

Jean Louis BERNARDELLI 

Photos MotoGP et DR

 

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