BAJA SSV MOROCCO 2021:  EN AVANT GUINGAMP !

 

 

Si les paupières commencent à être lourdes, il va vite falloir se réveiller, car après la magnifique journée d’hier mercredi, les concurrents vont aujourd’hui jeudi se diriger vers le lac Iriki, puis dans l’Erg en faisant une boucle qui devrait laisser des traces.

Ils auront aussi la chance d’emprunter l’ancienne piste du Paris-Alger-Dakar que les anciens connaissent bien. Une piste large et sablonneuse à la fois. Un condensé que l’on trouve dans toutes les belles spéciales en Rallye Raid.

Pistes étroites, sinueuses à souhait, montagnes, herbe à chameau, en pierre, en descente, en montée, pif paf entre palmeraies, dangers I, II et III, oueds asséchés, fech/fech, et des pistes roulantes pour se dégourdir les jambes…

Par conséquent, il y aura encore de nouvelles sensations sur cette Spéciale 4, belle et longue à la fois laquelle permettra aux concurrents d’apprécier des pistes très techniques. Les pilotes aguerris et expérimentés devraient se régaler en glissade, défi pour les co-pilotes qui devront rester vigilants sur les parties piégeuses tracées pour de la WRC.  Vu le scénario catastrophique d’hier des cadors. L’équipage N°119 Bouton-Larramendy ne prendra pas le départ, car leur pont est HS.

Ce matin, on a l’impression que les équipages se sont aguerris de ces trois derniers jours, après un départ un peu fou lundi. De toute façon, c’est toujours pareil, on s’excite sur les premières étapes, mais les vrais coups durs décident de la suite de la course. Voilà pourquoi, la course n’a commencée qu’hier…

Avant tous les pilotes se regardaient en ‘’chien de faïence’’ au départ et se prennent souvent au jeu de l’épreuve de force. Aujourd’hui, les rescapés vont s’en donner à cœur joie en faisant parler la puissance de leur moteur. Autrement dit, la bataille va faire rage chez les premiers de cordées !

Mais attention, car hier les leaders ont été durement touchés sur la Spéciale 3.

 

BAJA-SSV-MOROCCO-2021-PINCHEDEZ-1ER-Photo-VICTOR-LAROCHE

 

LE COUP DE TRAFALGAR !

 

Un départ donné à 8h00 ce jeudi matin encore sous un soleil bleu azur. Le N°108, le duo Pinchedez-Gaidella se présente sous les flammes du départ pour s’élancer comme une balle, à l’assaut de la Spéciale.

À peine parti sur la Piste, le leader s’arrête après dix kms sur le bas-côté de la piste pour constater un déséquilibre sur son Can Am. La sentence tombe rapidement, un amortisseur est bloqué, ce qui oblige l’équipage à rentrer à la Kasbah

« On est ici pour tester nos véhicules pour le prochain Dakar. Je préfère que ça casse ici, qu’en Arabie Sahoudite ».

Ce Cabotin de Pinch constate malgré tout, que c’est le même chien qui était tombé hier sur la cabane de Hugues Lacam. La salle bête. Il va falloir faire venir … Colombo au Pacha pour éclaircir cette histoire abracadabrantesque.

Une fois au stand, le Manager Reynald Privé prend la décision de jeter l’éponge du moins pour aujourd’hui

‘’ Touché, mais pas coulé ‘’.

 

BAJA-SSV-MOROCCO-2021-PAQUEREAU-2éme-Photo-VICTOR-LAROCHE.

SI LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT… PROFITONS-EN !

 

Maintenant que Besson, Neveu, Lacam, Pinchedez, Richard Oguez et Christophe Girard sont des ‘’perdus de vue en cours de traitement ! ’’ les vieux loups de mer vont pouvoir prendre en main cette première édition de cette Baja SSV Morocco.

Qui dit vieux loup de mer, on pense tout de suite à José Castan et à Christophe Paquereau. Ohé du bateau, hissez la grande voile ‘’ Moussaillons ’’, ça va souffler dans l’habitable !

La piste, c’est comme la mer, si tu ne la crains pas, ce n’est pas bon pour ton matricule. Tout le monde sait qu’en Rallye Raid et surtout en SSV, les problèmes surgissent à chaque instant où il faut tout concevoir, des supports d’amortisseurs au tableau de bord, en passant par le circuit électrique, voire même le capot. Ce sont toutes ces choses petites ou grandes, qui prennent des heures aux mécanos à remettre tout en état, le soir au bivouac.

Le milieu de l’étape du côté de Foumzguid, c’est plus calme, tout le monde prend conscience que la bataille navale doit lever le pied !

Chacun doit garder en tête la phrase de René Metge, ancien triple vainqueur du Paris-Alger-Dakar

« Si tu maltraites ta mécanique, elle s’en souviendra toujours ».

 

BAJA-SSV-MOROCCO-2021-Photo-VICTOR-LAROCHE

PATATRAQUE … !

 

 

Alors que tout semblait calme au PC Course, aux alentours de midi, le directeur de course annonce les cinq galipettes du N°101, Geoffroy Noel de Butin. Rien de grave, juste de la tôle froissée…

Peu de temps derrière, c’est au N°142, Yves Clair de jouer les voltigeurs ! Là aussi la mécanique a bien souffert. Ces deux équipages s’en sortent sans bobos.

L’ami Jean- Christophe Girard N°106 Polaris, a beaucoup de mal avec son Turbo. Sans doute trop demandé… est-il cuit ?

Nous nous rapprochons des heures chaudes de l’après-midi, qui atteint + 35°à l’ombre ! Des températures qui commencent à affoler toutes les aiguilles du tableau de bord.

Les premiers concurrents de cette splendide étape arrivent au Pacha avec les visages fatigués et leurs marques de casque sur la peau desséchée, la paume des mains tendues que les grosses chaleurs d’aujourd’hui ont infligées dans l’habitacle. Oubliant la poussière de l’étape, la fatigue d’une journée de piste, ou l’indispensable révision du véhicule pour la dernière, chacun doit vite oublier la spéciale et les problèmes du jour,

C’est sûr, il va y avoir du bisbille entre les deux premiers sur la piste. Cinq minutes les séparent, du coup, ils sont déjà remontés comme des coucous ! Alors, espérons que cette dernière Spéciale 5ce ce vendredi  donne lieu à une passe d’armes entre les deux favoris, pour le spectacle.

 

BAJA-SSV-MOROCCO-2021-EQUIPE-CREVECOEUR-Photo-VICTOR-LAROCHE

PAROLES DE PILOTES

 

N°102 : Castan- Palissier ‘Mamba’ :

« Quelle belle étape. J’ai bien aimé toute la partie sinueuse de pilotage. Un vrai pour mes chaussures de pilote ! Je plaisante. Je pense que la bagarre estlancée avec Paquereau. J’ai joué au chat et à la souris avec lui toute la journée. Pour l’instant, je ne sais pas lequel mangera l’autre. Demain sur la dernière étape, comme je pars le premier, je pense qu’il va me mettre la pression ? Ce qui m’importe, c’est au moins de monter sur le podium. Ce soir, je me retrouve en pole position du classement général pour partir demain dans des bonnes conditions, mais temps que la ligne d’arrivée n’est pas passée, je ne veux pas tirer de traits sur la comète. En plus, Paquereau, c’est du solide. Advienne, qui pourra ».

N°116 : Paquereau ‘Can Am x3’ :

« Seul, mais jamais abandonné ! Sans doute deuxième au général ce soir, malgré une journée compliquée. Au départ de la S4 je n’avais plus de pression de turbo, j’ai donc roulé beaucoup moins vite par assurer. Déjà sur la S3, mon moteur s’est arrêté deux fois. Je pense que la faiblesse du turbo provient de cette panne ? En tout cas, nous allons tout faire ce soir pour trouver la panne et être sur la ligne de départ demain matin pour aller chercher cette victoire. Ma stratégie sera de me battre jusqu’au bout pour reprendre cinq minutes à José Castan, et monter sur la plus haute marche du Podium ».

 

 

N°120 : Crevecoeur-Crevecoeur ‘Polaris XP Pro’ et N°121 Lestrigant- Duram ‘Polaris XP Pro’ (Crevecoeur Racing) La belle équipe :

N°120 : Le père, Hervé Crevecoeur et le fils Maxime

« Quel plaisir de courir avec son fils, en même temps, ce n’est pas la première fois que nous sommes ensemble dans le baquet. Nous participons depuis 15 ans au Championnat de France Tout Terrain sur un Polaris RZR. Nous avons même été vice-Champion en 2017. Avec mon fils, je partage mes angoisses et mes joies, en famille. J’avais un peu d’appréhension avant de partir, mais une fois sur place, dans l’habitacle tout se passe pour le mieux. Il n’y a pas de conflit de génération ».

N°121 François Lestrigant – Paul Duram.

 « J’aime bien ce concept d’un mélange de sable et de pistes rapides. Pilote sur asphalte en Championnat de France sur Citroën R5, jeretrouve quelques sensations lorsque je roule sur du goudron, la glisse, le freinage… Pour moi, cette expérience en Rallye Raid est très enrichissante. Paul « Lorsque la famille m’a demandé de participer avec eux sur cette épreuve, je n’ai pas réfléchi longtemps. Natif de ce pays, pour moi, toutes les occasions sont bonnes pour venir m’amuser dans le bac à sable. Comme Hervéet Maxime, j’ai aussi une bonne expérience de l’asphalte, j’ai été pilote pendant des années. Il faut dire que nous avons Sébastien à nos côtés pour la mécanique. C’est vrai qu’il a été mis à rude épreuve ces cinq premiers jours, mais il aime ça ! Grâce son entretien et à sa préparation, nous n’avons eu aucune panne mécanique depuis le début de la course, c‘est d’autant plus fort que nos deux machines sont des véhicules de série ».

 

 Gilles DAVID

 Crédit photos : Victor LAROCHE et ACTIONGRAPHERS

 

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