BAJA SSV 2021 :  UNE PREMIÈRE, SILENCE, ON ROULE !

 

 

Une épreuve sur le devant de la scène, dans la pure tradition

 

Ce n’est pas la suite de ‘’Lawrence d’Arabie’’, mais une toute nouvelle épreuve automobile, organisée sur les terres Marocaines. Une première, silence, on roule !

Les derniers mois de la saison 2021 sont évidemment sous haute surveillance, puisque la plupart des épreuves internationales vont devoir se dérouler sur quatre mois. Dans ces conditions, ce n’est pas facile de respecter un calendrier normalement étalé sur 12 mois, en si peu de temps, mais la bonne intelligence de plusieurs organisateurs fait que pratiquement tout le monde a réussi à se glisser dans ce temps court et imparti, avant 2022.

Si aujourd’hui, les épreuves internationales reprennent leur rythme de croisière au Maroc, c’est en partie grâce à la maîtrise des pouvoirs publics face au virus, et à l’autorisation de sa Majesté, le Roi Mohammed VI.

Bientôt, ce sont 23 millions sur 36 millions d’habitants que compte la population Marocaine qui seront prochainement vaccinés, soit 80% de ses habitants à la fin de l’automne. Malgré tout, chacun doit rester vigilent pour que toutes les compétitions se déroulent normalement.

Quelle volupté de retrouver ces terres Marocaines après 18 mois d’abstinences ! La première BAJA SSV s’est donnée rendez-vous à Ouled Driss, commune située à quelques encablures de la frontière Algérienne.

 

 

C’est donc un plateau renforcé de qualité que Chris Armelin a su attirer, malgré les contraintes sanitaires qui ne sont toujours pas terminées. Pour cette première édition, la Baja SSV accueil un ancien multiple vainqueur du Paris-Dakar, en la présence remarquée du pilote Cyril Neveu, quintuple vainqueur moto du Paris-Alger-Dakar et ancien organisateur du Rallye de Tunisie NPO (Neveu Pelletier Organisation).

On ne gagne pas cinq Dakar par hasard, ni sur un coup de chance. Aujourd’hui, Cyril est un homme nouveau qui sort de sa retraite et de sa méditation, comme Jonas est sorti nouveau du ventre de la baleine biblique. Après trente ans d’absence sur l’épreuve mythique, par la force des choses, le guerrier devient le meilleur ‘’ambassadeur’’ de cette compétition.

Au bivouac, pas d’autographe et pas de couronne, Cyril est venu avec son fils Alexis pour rouler sur un Can-Am Maverick préparé par ‘’MMP Compétition’’, pour se confronter aux meilleurs pilotes de la catégorie.

Cette formule Baja permettra au duo de mesurer la fiabilité des véhicules de l’écurie MMP, inscrits sur le Dakar 2022.

L’organisateur réalise un bon coup médiatique en sortant ce héros des temps modernes qui, depuis ces dernières années organise sous le nom de ‘’Cyril Promotion’’, des rallyes pour voitures anciennes et GT modernes. Nous le savons tous, chassez le naturel, il revient toujours au galop !

C’est vrai que ce n’est pas facile de couper le cordon lorsqu’on a été le fer de lance du sport moto français pendant plusieurs années. Pour son fils Alexis, c’est sa deuxième course en SSV. Qui mieux que son père pour lui inculquer les bons gestes du sport auto/moto ?

Chris Armelin explique :

« 42 équipages plus 3 Raiders, je me réjouis d’avoir un aussi beau plateau, pour cette première édition. La présence de Cyril Neveu sur mon épreuve est une reconnaissance bienveillante et un signe de confiance pour toute mon équipe ».

Compte tenu de l’évolution et des contraintes liées aux décisions des Fédérations, l’organisateur a décidé de se faire épauler par un tout nouveau jeune Directeur de Course. Ce rôle a été confié à Sébastien Delaunay (Copilote FIA), un nom bien connu par les initiés, pour son sérieux, quant au grand public, il devrait bientôt mémoriser et retenir ses qualités humaines et sportives.

 

L’esprit est toujours intact !

 

Tous les pilotes présents à Ouled-Driss sont des boulimiques du bac à sable impatients de retrouver ce parfum d’aventure, qui lui, n’attend pas ! D’ailleurs, le sourire révélateur de Chris Armelin à quelques heures du départ contraste avec la tension des deux dernières années.

En quelques semaines, il a eu la sensation d’avoir réglé la plupart des problèmes liés aux contraintes sanitaires et au parcours. Une course contre la montre depuis plusieurs jours ou rien n’a été laissé au hasard. Il a bien compris qu’avec les SSV tout le monde prend conscience que quelque chose est en train de changer dans le sport automobile Tout-Terrain.

 

BAJA SSV MOROCCO LE TEAM CREVECOEUR ATTENTE-DU-DEPART Photo VICTOR LAROCHE

 

Jusqu’ici, on admirait les grosses cylindrées de pointe. Désormais, le grand public se tourne vers ces drôles de machines profilées et adaptées pour une nouvelle génération de pilots. Sans qu’ils soient incommodés par les hautes températures, même s’ils sont secoués comme un prunier ! l’habitacle devient plus supportable pour évacuer les grosses chaleurs qui parfois peuvent s’accumuler au fil des heures de conduite. L’inconvénient, et il y en a un qui est non négligeable, c’est la poussière et les cailloux qui eux, peuvent faire des dégâts considérables.

 

 

Reportée à plusieurs reprises et tant attendue, il plane sur cette Baja SSV en ce mois d’octobre un air de bonheur et de retrouvailles. Loin du début du confinement de mars 2020, l’ensemble de la caravane respire à plein poumon cette liberté bien méritée. Même le sable à un parfum d’aventure si particulier, car très peu retourné et remué ces derniers mois. Seuls les chameliers avaient l’autorisation de piétiner les vagues lancinantes qui se profilent sur les dunes.

Le désert Marocain avait donc hâte de retrouver les concurrents et leur envie de s’affronter sur ce sable fin, du côté de M’Hamid.

 

BAJA SSV MOROCCO ATTENTE-DU-DEPART Photo VICTOR LAROCHE

 

Ici, les ingrédients sont simples, sport et convivialité. Chris Armelin applique toujours une recette simple dans ses épreuves : étapes pas trop longues, courtes liaisons, bivouacs conviviales et ambiance chaleureuse. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Cette édition sera aussi la rampe de lancement pour le prochain Carta Rallye 2022 qui se déroulera du 27 mars au 3 avril, en la présence d’un autre quadruple Champion du Monde Auto, Pierre Lartigue. L’occasion de retrouver plusieurs catégories qui font le charme de la compétition Tout-Terrain (Buggy, 4×4, SSV et Quad).

En attendant, c’est sous un soleil resplendissant et un accueil chaleureux des Marocains que les équipages vont avoir le bonheur d’évoluer toute la semaine. Il va sans dire que cette nouvelle épreuve est un évènement pour tous les propriétaires de SSV. Il suffit de regarder les

45 équipages engagés sur le parking pour comprendre l’engouement d’une nouvelle génération de pilotes et de copilotes.

Trois marques devraient se disputer le ‘’Graal’’ très convoité : Can Am, Yamaha et Polaris. Fort de ses derniers résultats en Rallye-Raid, Can Am devrait sans doute faire monter les enchères ?

La première étape de la journée donne droit aux vérifications administratives et techniques. Un passage obligé pour l’ensemble de la caravane afin de vérifier les documents liés à une compétition, et aussi, aux matériels de sécurité avant qu’ils s’élancent à bras raccourcis sur les pistes sinueuses du Sud Marocain. Si la caravane est scindée en trois hôtels, les vérifications sont centralisées au Pacha. Depuis ce matin 9h00 c’est l’effervescence autour de Giselle. François Cazalet quant à lui, il a la lourde tâche d’être ouvreur et relations concurrents.

BAJA SSV MOROCCO Photo VICTOR LAROCHE

Chaque équipage reçoit son numéro de course, son paquetage pour la semaine, polo aux couleurs des partenaires et le fameux pass qui permet de circuler librement, tout au long de l’épreuve.

Parmi les autres concurrents qui attendent de passer à l’administratif, on croise des cadors ! bien connus de cette discipline « José Castan, Jean Pascal Besson, Philippe Pinchedez, Christophe Girard, Vincent Locmane, Delphine Crosse, Delphine Delfino, Anne Odru, Pascal Rolet, Michel Visy, Max Delphino, Richard Oguez, Hervé Crevecoeur, Pascal Gentil, Jean François Palissier… » des pilotes et copi qui ont déjà marqué leur emprunte dans différentes épreuves internationales. Voilà pour les favoris, du moins sur le papier, mais gardons-nous bien de tirer des traits sur la comète, car la course sera longue et difficile. René Metge confie :

« C’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens ! ».

Force est de constater qu’il règne aux vérifications une ambiance chaleureuse entre les écuries de pointe. Cette tenure ne va certainement pas durer longtemps, car dès demain, les courtoisies seront vites abandonnées au profit de la course. C’est une étape de 320 kms qui attend les concurrents, un mélange de dunes, dunettes de traversée d’oued et de pistes très techniques. Le gros morceau de cette première journée sera la spéciale de nuit de 50 kms. Attention, la nuit tous les chats sont gris ! Inchallah « advienne qui pourra »

 

 Gilles David :  

Crédit photos : Victor LAROCHE  ET ACTIONGRAPHERS

 

Rallye-Raid

About Author

gilles