LE MONDIAL WSBK 2021 EN ARGENTINE : UN B… NUCLÉAIRE !

TU VOIS LE BLED?  POUR Y ALLER C’EST UNE GALÈRE !

 

 

Donc, c’était une excellente nouvelle, le Mondial WSBK devait rouvrir la route du MotoGP en Argentine, même si les deux circuits ne sont pas les mêmes, c’est l’organisation d’une course dans un pays fermé comme une huître pour cause de virus qui était un formidable symbole.

Le matos est déjà parti, il arrivera au circuit de Villicum par avions et camions, c’est déjà un miracle parce que même s’il est difficile d’imaginer qu’un camion puisse te refiler le virus, il y a dedans des caisses manipulées par des mains pleines de cochonneries etc… Le blocage du matos serait la mort de cette épreuve mais ça au moins, il n’en est pas question, enfin pour l’instant.

Le problème c’est pour transporter les gens, un paddock c’est au moins deux mille personnes…

 

UN BOUT DU MONE INATTEIGNABLE

 

Or comme il y a eu quelques chiffres du virus qui ont bougé et que les gouvernements sont terrifiés par des centièmes, voire des millièmes d’augmentation, tout à coup le pays est devenu moins accueillant.

Les avions par exemple, ne peuvent plus voler à pleine capacité, ce qui n’est pas une connerie, la proximité dans les avions est en effet un truc qui fait peur.

Mais voilà, du coup, les responsables de la logistique des teams ont dû boucher les trous et trouver d’autres avions parce que la totalité de leurs gens ne pouvait plus voyager ensemble. Et que se passe t’il dans ces cas-là ?

Quand le client dit qu’il veut arriver coûte que coûte ? La compagnie met en opération d’autres avions mais ça coûte un bras. On rappelle qu’en WSBK en principe les teams sont privés on imagine donc le surcoût énorme de cette opération.

Un avion supplémentaire sur deux fois 11 000 km, je n’ose même pas imaginer ce que ça peut coûter…

 

LES CONTREFORTS DE LA CORDILLÈRE DES ANDES SONT TOUT PROCHE

 

Mais ce n’est pas fini, parce que Villicum est un coin perdu, près de Mendoza qui est un des villages les plus connus au monde des initiés, car c’est là que Saint Ex est allé récupérer son ami Guillaumet redescendu à pied des Andres après avoir capoté tout en haut sur la Laguna Diamante.  Avec cette phrase « Ce que j’ai fait mon vieux jamais aucune bête ne l’aurait fait »…

 

 

SAINT EX ET GUILLAUMET

 

Mais quand on arrive à Buenos Aires (11 000 km de l’Europe, 14 heures de zinc) on n’est pas encore à destination.

Gilles Gaignault y est passé avec le rallye Dakar, Mendoza c’est le bout du monde!

Il faut encore trouver un autre avion pour aller à Mendoza (deux heures) et là c’est galère parce que la règle du nombre réduit de sièges fonctionne aussi mais c’est une petite ligne qui n’a pas d’avions de secours sous la main.

Il faut donc que certains teams louent un avion privé ! Dont le prix dépend de la taille, et surtout de la demande… 45 000 balles minimum aller simple et vous voilà à Mendoza.

Dorna a finalement pu louer un avion charter de Buenos Aires à Mendoza mais il arrivera un jour plus tard que prévu, bonjour le rattrapage du « jet lag »!. 

Reste à aller au circuit, à 200 bornes de l’airport, voitures de loc bien sûr sauf que là aussi la demande forte fait grimper les prix à la verticale (c’est la même chose en France au moment des grands déplacements !).

On ne parle pas des hôtels qui n’ont pas vu un client depuis deux ans et qui veulent se refaire sur un coup, comme un joueur au cazingue…

Enfin, outre la vaccination, il y a des contrôles à faire sur place, pas remboursés par la sécu, et l’ambassade a demandé une rallonge de 50€ pour délivrer les visas !

Bref, le pays profite de lois de sécurité compréhensibles pour racketer tout le monde et les budgets de ces teams n’ont pas de plans « B » à part eux ou trois d’entre eux…

 

PAUL LE PERSON ET JEAN ROCHEFORT: C’EST UN PIÈGE A CONS MONSIEUR

 

Alors on se dit tout de suite que s’ils ne veulent pas du WSBK (mais justement ils le veulent !) ils n’ont qu’à aller se faire voir ailleurs, il y a des tas de circuits dans le monde entier, en particulier en Europe, qui seront ravis de recevoir une manche de plus, en ce moment, à Portimao, il fait 27 dans la journée, c’est très roulable…

Sauf que le matos, lui, est parti !

Donc le faire revenir est possible mais ça prend du temps et surtout il ne sera pas disponible pour un circuit de remplacement !

Ce qui me rappelle la réplique de l’Inspecteur Perrache à son chef Toulouse « C’est un piège à cons Monsieur »…

 

IL YA AVAIT AUSSI CETTE SCÈNE DANS LE FILM JUSTE POUR VOUS EN RAPPELER

 

Dans ce film qui parle d’un grand blond avec des chaussures de différentes couleurs, on se souvient plus de la scène du dos de Mireille Darc mais la phrase de Paul Le Person était dite aussi bien que « Le petit chat est mort » à la Comédie Française.

Oui, ce WSBK en Argentine est un piège à cons et Dorna s’en souviendra en 2022 avant d’y envoyer le MotoGP !

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : WSBK

 

 

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