TROPHÉE DES ALPES 2021 : LA BATAILLE DE COLS DURS

 

LE LAC DE ROSELEND

 

Et oui celle là évidemment je n’allais pas la rater ! la famille Zaniroli a un secret, les organisations sur un temps court, ce Trophée des Alpes en dure trois, plus les vérifs, ce n’est pas une catastrophe à prévoir dans les agendas très compliqués de ces propriétaires de belles autos Classic…

Par ailleurs, on est en train de sortir d’(un cauchemar) malgré les irresponsables qui continuent de bousculer les Français à coups de manifs qui puent la rafle du Vel d’Hiv (95% des gens à l’hosto en ce moment pour motif de Covid ne sont pas vaccinés, pas besoin de s’appeler Archimède pour comprendre ça).

C’est la fin annoncée d’une période de taule sanitaire et le fait de pouvoir se retrouver et ce dans le cadre magnifique des Alpes (pas le plus haut massif montagneux européen comme on le croit, mais le plus beau ça c’est sûr) c’est une vraie libération.

 

LE TRÈS CARACTÉRISTIQUE COL DU GALIBIER

 

Voici ce que raconte Philippe Janssens sur le premier jour :

« Le clocher de l’église du Grand-Bornand a frappé huit heures trente. Sur le podium dressé au cœur de la station bercéé d’un soleil matinal prometteur, Patrick Zaniroli a baissé le drapeau tricolore, lançant officiellement ce 5eTrophée des Alpes. Grand beau sur les massifs alpestres pour cette première étape lançant les équipages à l’assaut d’une bonne dizaine de cols et pas moins de neuf secteurs de régularité, aussi vertigineux que sinueux. Le cirque magique a donné lieu à la première bataille rangée entre équipages français et belges ouvrant le feu, tour à tour, d’un col à l’autre, au gré des aléas de la navigation ou de la densité de circulation puisqu’il faut rappeler qyue la régularité se roule sur routes ouvertes. Ce soir à l’arrivée à Brides-les-Bains, ils sont cinq équipages, trois français et deux belges, à se tenir en moins de 8 secondes. Bien déterminés sur leurs terres, les Français ont tiré les premiers! Serge Garosi et Valérie Fontaine (Toyota AW11 n°15) s’emparent de la tête du général, devant Philippe et Karine Aparicio(VW Golf GTi n°33),Jean-Philippe et Stéphanie Wante(Porche 911 n°18), tandis que le tenant du titre, le Belge Yves Deflandre, accompagné par Jean-Marc Piret (Porsche 944 n°1)et ses compatriotes Etienne Baugnée et Benoît Remion (Porsche 911n°5) complètent le top 5 provisoire, tout en restant à portée de tir. »

 

YVES DEFLANDRE L’ÉPOUVANTAIL  (DANS LE BON SENS) DE LA RÉGULARITÉ

 

Pour ceux qui ne vont qu’à la mer, le Grand Bornand se trouve entre les villes de La Clusaz et Sallanches, sur la chaîne des Aravis, Brides les Bains est une station thermale au pied  de Méribel.

 

Le Cormet de Roselend

 

Ce premier jour, on a attaqué un paquet de cols (la régularité c’est spécial, il faut aller doucement en ligne droite et vite en virage pour ne pas perdre la moyenne imposée) dont un fameux, le Cormet de Roselend, près de cette région mondialement connue du Beaufortin (grâce à son produit phare, le Beaufort).

Le Tour de France y est passé treize fois, il est à près de 2000 mètres et depuis Beaufort, c’est une carte postale…

 

 

Si l’on s’arrête, privilège des photographes mais pas des participants, on peut entendre la sonorité magique des clarines, ces énormes cloches accrochées au col des vaches pour les retrouver en montagne.

 

 

C’est aussi le nom des clairons dans les arènes de tauromachie mais ici c’est poétique.

Ça flanque même le frisson ! On est tout près de ce magnifique lac de Roselend, retenue artificielle d’un barrage du même nom, un truc en béton tellement osé que les architectes de Notre Dame en auraient pleuré de rage !

C’est le troisième barrage le plus haut de France. Carrément impressionnant.

 

 

Deuxième jour sur les cols royaux des Alpes, là où se sont illustrés les champions cyclistes qu’Albert Londres a baptisé les forçats de la route.

Notre ami Philippe Janssens, qui fait le récit de ces journées, il est même flamingant je crois, autrement dit il parle flamand, a un sens de l’humour qui me rappelle les plus grands journalistes du tour, j’ai cité Albert Londres mais le grand seigneur de la plume du Tour reste naturellement  Antoine Blondin!

Et la prose de Philippe me le rappelle un peu (en mode très pro belge, on ne se refait pas, on ne va pas lui demander de brûler son drapeau parce qu’il suit une course en France, ce serait inconvenant, impoli et surtout immonde.

Je ne fais pas partie de ce monde là et puis j’aime bien les Belges, nos cousins du nord!.

 

LE HAUT DU COL DU GALIBIER

 

Voilà comment Philippe a vécu la journée numéro deux de ce Trophée des Alpes

« De Brides-les-Bains à l’Alpe d’Huez, cette deuxième journée du Trophée des Alpes n’avait rien d’une sinécure, mais plutôt tout d’une étape reine. Celle qui enchaîne les cols mythiques du Tour de France. Et puisque la Madeleine ne s’est pas fait attendre, que le Glandon n’invite vraiment pas au farniente, que la Croix de Fer est en acier trempé, le Galibier, géant des Alpes, met toute sa majesté minérale en jeu dans son final vertical, le maillot jaune change d’épaules. C’est donc bien avant l’ultime grimpette vers L’Alpe d’Huez, non par les fameux 21 virages, mais par l’inédit et sauvage petit col de Sarenne, que tout s’est décidé. Offrant cette fois la victoire d’étape aux Belges qui placent un sacré trio en tête avec Yves Deflandre et Jean-Marc Piret (Porsche 944 n°1), juste devant les vainqueurs du jour, Michel Decremer et Patrick Lienne (Opel Ascona 2000 n°17), André Lamotte et Joseph Pollet (Lancia Fulvia n°8), complétant un podium provisoire entièrement noir-jaune-rouge à mi-course. »

 

LE GALIBIER A MOTO BIG FOOT!

 

Le Galibier est un col haut et difficile (30 km à 7% de pente pour atteindre plus de 2600 mètres) est évidemment très connu dans le cyclisme mais dans le monde de la moto, ça fait aussi partie de nos trésors, quel que soit le versant emprunté, c’est du bonheur partout, à condition d’avoir un peu de chevaux mais pas un gros boudin de moto qui n’arrive pas à prendre les lacets en une fois…

Je l’ai fait plusieurs fois et pour ceux de nos lecteurs motards qui ne le connaissent pas, à faire absolument. Vous ne serez pas seul, les vélos sont là par milliers, (c’est comme à Paris, ils croient que la chaussée est à eux…) les camping-cars font ch… (mais plus faciles à doubler à moto qu’en auto) ce n’est pas très loin de Grenoble et on rentre par l’autoroute…

Superbe ballade…

 

 

L’Alpe d’Huez est une station qui a été très chic mais a été dépassée par des endroits beaucoup plus chers et pleins de russes comme Courchevel et Megève, mais en 1967, quand Claude Lelouch y tourne la scène finale de « Vivre pour vivre » (c’était après son succès ouabadabada et on a surnommé ce nouveau film « un homme et deux femmes ») l’endroit est encore très à la mode.

Montand essuie la neige épaisse sur la glace de sa voiture et à l’intérieur la femme qu’il aime l’attend…

C’est cucul mais moi j’avais bien aimé. Il n’y a pas que Godard ou Bertolucci ou encore Pasolini dans la vie, même si leurs films me flanquent le frisson, j’adore toujours Lelouch dans tout ce qu’il a fait…

Demain dernier jour et arrivée à Brides les Bains… Une station thermale spécialisée dans les cures d’amaigrissement…

En hiver c’est aussi une station de ski. Contrairement au Galibier je n’y suis pas allé mais je devrais…  Surtout pour le ski bien sûr…

Jean Louis Bernardelli et Philippe Janssens

Photos : Zaniroli Events 

 

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