24 HEURES TT DE FRANCE… PORTUGAIS ! VICTOIRE DU PROTO ANDRADE

L’AC NISSAN PROTO GAGNE CETTE COURSE POUR LA QUATRIÈME FOIS

 

L’auto qui gagne cette 29ème épreuve de ces 24 H. TT, portait le drapeau portugais du patron du team Mario Andrade, son fils faisait aussi partie de l’équipée victorieuse, d’où cet hommage…

Cette magnifique piste, on rappelle qu’elle est tracée en plein champ en quelques heures par l’entreprise SOFRAT et rendue à sa vocation première, l’agriculture, quelques heures après l’arrivée !  a reçu des milliers de tonnes d’eau sur la figure le vendredi !

C’était donc la piscine de boue samedi matin !

Ce qui a obligé les organisateurs à raccourcir les temps d’essai. Mais ce qui est plus grave, c’est que dès que l’on a roulé, le terrain s’est bosselé en diable, avec d’ailleurs dans un virage un trou qui a envoyé plusieurs autos en tonneaux, et oui l’endurance TT ce n’est pas de la gnognote !

 

LE DÊPART SOUS UNE MÉTÉO SEREINE QUI VA LE RESTER

 

Il y avait 80 autos au départ, le samedi s’est montré clément côté météo, avec un record de spectateurs… sans les charrier j’imagine que depuis le confinement/prison, les occasions de sortir doivent être rares à Fontaine Fourches en Seine et Marne…

 

RECORD DE SPECTATEURS

 

En revanche, tout le monde était masqué, les contingences sanitaires ont été respectées, bravo à tous !

Alors que dans le même temps à Paris, des partisans de tout sauf de la liberté marchaient en invoquant la liberté de… laisser mourir le pays en interdisant le pass sanitaire, la chose la plus intelligente vue depuis le début de l’épidémie !

Sans évoquer comme le souffle Gilles Gaignault, les stades de foot plein à craquer et n’évoquons pas la presentation triomphale de la Star Lionel Messi dans un Parc des Princes plus que complet archi bourré !!!

Oui, comprenne qui pourra dans cette différence de traitement !

La course est partie avec 10 minutes de retard, l’organisation a fait face aux conséquences de l’ouragan.

Départ hallucinant, comme tous les départs de sports mécaniques, avec un paquet de pilotes surexcités par le retard, par l’enjeu, par l’envie d’envoyer et on note que comme en MotoGP, les coups de coque sont légion !

 

LE VAINQUEUR DE LA PRÉCÉDENTE ÉDITION EST PARTI DERNIER

 

Le vainqueur de l’an dernier, Fouquet, a vu son sort réglé dès les qualifs, cardan avant cassé, il est donc parti derjo mais le couteau entre les dents !

Trois heures après le départ il y a trois buggies Fouquet aux trois premières places, dont le N1 parti dernier, pas mal le coup de volant des garçons surtout que même si la piste a séché il reste quelques pièges ici ou là…

Le premier SSV est à un tour, le premier 4X4, celui d’«Adonf Medoc » est en tête et ne la lâchera plus jusqu’à l’arrivée.

A noter que les futurs vainqueurs, le buggy Andrade (père et fils sont Portugais d’origine) a eu aussi son heure de suée glaciale, il a fallu changer le radiateur dès le début de course car le moteur était en surchauffe…

 

LE MÉDOC EN TÊTE DU DÉBUT A LA FIN EN 4X4

 

Quand la nuit tombe, sereine, douce pour les moteurs et assez humide pour que la poussière reste sur le circuit, la piste elle s’est dégradée et le safety car va sortir souvent…

 

NUIT CÂLINE SAUF DANS LES STANDS

 

A ce moment le buggy d’Andrade est quatre tours derrière le buggy Fouquet de la famille Merafina qui abandonnera, nos amis portugais ne le savent pas encore, mais ils vont passer en tête et y rester en tête et il y restera jusqu’à la fin de course.

 

 ECKMUL?

LE RÊVE DE CE PILOTE EST D’ÊTRE GARDIEN DU PHARE D’ ECKMÜHL?

 

Traditionnellement en endurance, du Bol d’Or aux 24 Heures de France, la nuit est propice aux grandes envolées symphoniques des assistances, par exemple trois heures à ressouder le pont arrière du Bowler de Coquelle, qui est reparti.

En revanche, les abandons commencent et vont tomber dru, piste difficile oblige, 45% du plateau va y rester !

 

LE SSV DE SIMON, ZITOUN, LABILLE ET VITSE TERMINE DEUXIÈME

 

Au cul du buggy d’Andrade, il y a deux SSV dont celui de Sofrat, avec quatre tours de retard, on sait que cette catégorie de véhicules ultra légers a déjà gagné ici mais le règlement a changé, ils sont maintenant bridés à la prise d’air, ce qui en réduit pas mal la puissance.

 

LE SSV SOFRAT

 

Et c’est avec ces quatre tours d’avance que le buggy d’Andrade coupe le fil de l’arrive, un drapeau à damiers tenu par un Loulou Dronne le bras en écharpe, il est juste tombé de son camion en préparant le terrain, une épaule dans le sac c’est très douloureux, je sais ce que c’est, bravo amigo !

 

PAUVRE LOULOU DRONNE WEEK END EN MODE « AÏE » !

 

C’est la quatrième fois que ce team (Andrade, Duplé, Morize, Charvot) gagne cette course, on en est à la 29 édition, le pourcentage de réussite est éloquent !

Derrière grosse baston entre les deux SSV pour la deuxième place, finalement c’est donc le SSV  Canam qui a gagné l’épreuve en 2019 qui est deuxième sur le podium, coupant l’arrivée une minute devant le SOFRAT.

Rappelons  qu’en 4X4, le team Adonf Médoc a été en tête du début à la fin, il gagne sa catégorie, avec la 34ème place au scratch, il est clair que si le 4X4 reste le roi du désert et de la jungle, en matière de vitesse pure, c e n’est plus ça mais ce n’est pas non plus ce que l’on demande à un 4X4…

 

LA COX AUTO RETRO PASSION EST PASSIONNÉE DE CETTE COURSE

 

Il y a enfin un classement deux roues motrices, gagné par la Cox Bugster d’Auto Retro Passion, des fidèles de cette course, ils sont allés au bout, terminent avec la 27ème place au général, au milieu de buggies de 450 cv avec des forêts d’amortisseurs hauts comme des séquoias, pas mal !

 

Jean Louis Bernardelli et Jean Jacques Deverly

Photos : Alain Rossignol

 

 

Classement général de la course sur

https://www.tt24.fr/apiv3/attachment/download/2204024/

 

 

24 Heures TT Sport

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jeanlouis