MOTOGP : CHEZ SUZUKI, NOUVEAU MANAGER WANTED. CHEZ DUCATI MARTIN A FAILLI ARRÊTER

LE DOUBLÉ DE VALENCE ET LE TEAM MANAGER 2020 DAVIDE BRIVIO: OH HAPPY DAYS!

 

On se souvient que fin 2020, alors que Suzuki décrochait son premier titre mondial depuis 20 ans avec au guidon, le yankee Kenny Roberts Junior, le manager Davide Brivio, s’est vu proposer de devenir responsable de l’écurie Alpine en F1, poste évidemment irrefusable!

Un drôle de Championnat cette saison 2020 d’ailleurs, Mir a été titré sans aucune pole (du jamais vu depuis 1992) avec une seule victoire (jamais vu en 500/MotoGP, deux victoires oui, Masetti et Hayden mais une seule non) et en menant moins de 7% des tours en course.

En revanche, il a obtenu sept podiums, la régularité devant, inculquée de force par Roger de Coster à un Jean Michel Bayle jeunot qui voulait tout gagner, est le vrai secret de cette histoire.

 

MIR EN PEINE DE MANAGER

 

Puis Brivio est parti, il n’a pas été remplacé, erreur, on a disputé cette saison onze Grands Prix et Joan Mir pointe loin … à 47 points du leader au classement général provisoire, le Français Fabio Quartararo !

 

SAHARA VEUT DÉSENSABLER LE TEAM SUZUKI

SISHIMI SAHARA SUPPORTE MAL LA SITUATION 2021

 

Shinishi Sahara est le chef de projet Suzuki en MotoGP, il ne s’adresse jamais à la presse. Ou alors c’est court, voici par exemple sa déclaration à ce sujet :

« « Le départ de Davide Brivio nous a posé des problèmes car j’ai maintenant plus à faire. Parce que je dois assumer une partie de son travail. Nous garderons cette structure d’équipe pour le reste de la saison, mais nous pensons à des changements pour l’année prochaine. »

Son responsable technique, Ken Kawauchi, est un peu plus disert :

C’est simple, nous sommes une personne de moins et nous avons donc plus à faire. Mais nous nous entraidons et j’ai le sentiment que notre équipe s’est donc encore rapprochée.  C’est un aspect positif, mais bien sûr, il est très difficile de tout gérer. C’est pourquoi nous avons voulu trouver une bonne solution. Si nous pouvons trouver un bon moyen de mieux répartir le travail, nous pouvons changer la structure de l’équipe. Mais cela ne se reproduira plus cette année. »

Voilà, c’est dit un remplaçant de Davide Brivio oui mais en 2022, cette année on fait avec ce que l’on a.

Et qui donne des résultats décevants, même si Mir est deuxième au général à égalité de points avec Bagnaia, il a 47 points dans la vue derrière la Yamaha de Quartararo et son équipier Rins est treizième et…  à 137 points du leader !

Il est en effet temps d’apporter de l’au fraîche au moulin…

 

JORGE MARTIN A FAILLI TOUT ABANDONNER

MARTIN EN BAGARRE AVEC MARQUEZ, DEUX DROGUÉS DE LA VICTOIRE

 

Étonnant… on a appris hier que Marc Marquez avait envisagé de tout arrêter après sa fracture mal cicatrisée du bras droit, qui nous dit même que dans l’absolu, il devrait arrêter un ou deux ans et revenir quand tout va bien…

Mais le garçon huit fois Champion du monde, a tout de suite ajouté que cette vraie drogue qu’est la victoire, le fait monter chaque GP sur la selle de sa Honda, quitte à recevoir des antidouleurs.

 

LE TITRE MOTO3 EN 2018 A SEPANG

 

Jorge Martin, le pilote superstar du moment, a été blessé au Portugal, très fort, trois opérations ont été nécessaires. Il en parle avec nos confrères de MotoGP. Avant le GP de Silverstone dimanche, il est dixième au général.

« Lorsque j’ai remporté le championnat du monde Moto3 en 2018 et que j’ai été promu en Moto2, mes attentes étaient très élevées, mais c’était très difficile mentalement parce qu’en Moto3 j’ai pu gagner presque toutes les courses puis me battre pour la 15e place en Moto2»

Il faut rappeler que victime de chutes importantes, en effet, pour contrer un Bezzecchi très performant, Martin a été obligé de gagner pratiquement toutes les courses dont il prenait le départ…

« Je me souviens encore d’avoir beaucoup pleuré, parfois même après la troisième séance d’entraînement – j’ai juste douté de moi-même. Même si j’étais champion du monde. C’était vraiment dur, mais au final, je suis le seul à me connaître vraiment. Et j’ai pu retrouver ma motivation et j’ai essayé de me frayer un chemin. La motivation était suffisante pour remonter sur le podium, mais ce n’était pas facile. Et puis il y a eu Portimao cette année, c’était vraiment dur, il y a eu un moment où j’ai pensé que je devais arrêter. Mais je me suis battu et j’ai pensé que je devais gagner à nouveau et obtenir de bons résultats. »

 

PHOTO DE MARTIN/PRAMAC DONT JE NE ME LASSE PAS

 

Étonnant non ?

La motivation pour ne pas abandonner est la même que celle de Marquez, la drogue de la v

Il serait étonnant qu’il reste longtemps …dixième au général provisoire!

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :MotoGP

 

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