CHAMPIONNAT DE LA MONTAGNE A LA POMMERAYE : OUVERTURE « ALLEGRO MA NON TROPPO »

 

 

 

Repoussé de semaine en semaine depuis trois mois, le coup d’envoi du Championnat de France de la montagne 2021, à défaut d’attirer en Anjou un raz-de-marée de concurrents, lancera ce week-end ses 80 partants sur le tracé le plus rapide de la saison, où en découdront les deux divisions du Championnat et la Coupe de France pour la seule manche du CFM organisée dans l’ouest en 2021 sur les trois programmées.

S’il est vrai que les concurrents avaient la fringale de courir après un Championnat 2020 disputé sur seulement trois tracés, plusieurs facteurs sont venus tempérer leurs ardeurs à reprendre une licence et à préparer leur monture pour 2021.

L’instabilité du calendrier, déjà … sept fois modifié en raison de la crise sanitaire, et que l’annulation fort probable de la course d’Abreschviller (Moselle) réduirait à huit épreuves sur les douze prévues, en a certainement incité beaucoup à l’attentisme, faute de visibilité sur leur propre programme.

Couvre-feu, confinement et contraintes sanitaires ont d’autre part retardé la préparation et l’essai d’évolutions techniques sur les voitures.

 

MONTAGNE 2019 -St-Goueno – Geoffrey SCHATZ LE CHAMPION DE FRANCE DE NOUVEAU  AU DÉPART

 

Consciente de la situation, la FFSA n’a pratiquement pas touché à la règlementation pour cette année.

La FIA, elle, n’a hélas pas fait preuve de la même sagesse en imposant dès 2021 une bride à l’admission des moteurs turbo de la catégorie E2 SC.

Même si le règlement technique du Championnat de France ne s’aligne pas cette année sur celui de la FIA, les Français ayant adopté récemment le moteur turbo doivent choisir entre le modifier, ce qui n’est pas une mince affaire, ou rester confiné dans l’hexagone.

Oreca, qui a développé en 2019 le moteur 1700 turbo de Geoffrey Schatz, regrette une mesure prise à la hâte sans concertation et n’envisage pas de développer un nouveau moteur avec bride.

Le double Champion de France repart donc cette saison avec l’ancien moteur monté dans un tout nouveau châssis NOVA, proto optimisé par l’ingénieur Guilem Roux, né comme ses ainées NORMA, dans les ateliers de St Pé de Bigorre

 

Jean Paul CALMUS

Photos : Eric BROCARD et Stéphane YVRAY

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