IL Y A 25 ANS : LA FW 18 DE HILL ET VILLENEUVE DOMINAIT LA F1 POUR DEVENIR LA PLUS PERFORMANTE DE TOUTES LES WILLIAMS .

 


LA TRÈS PERFORMANTE WILLIAMS FW18 de 1996 ©Manfred GIET-

 

Le 21 août 2020 restera pour l’écurie WILLIAMS une date marquée au fer rouge et qui sonnait la fin d’une ère vieille de 46 années.

De 1975 à 2020, cette écurie aura écrit une large page de l’histoire de la F1 sous le label de Sir Frank WILLIAMS, le fondateur, qui au cours de ces décennies a souvent du lutter contre vents et marées pour maintenir la troisième plus ancienne écurie derrière FERRARI et Mc LAREN, à flots.

Depuis l’année dernière en effet, le Team WILLIAMS a changé de propriétaire avec la reprise par un Fonds d’investissement américain du nom de DORILTON CAPITAL qui détient également la Société d’Investissement anglaise BCE Ltd, dont les initiales peuvent prêter à faire le lien avec un certain Bernard Charles ECCLESTONE, dit Bernie !

Bernie aurait-il été à la base du sauvetage de l’écurie chère à son pote Frank WILLIAMS ?

’Va comprendre Charles’’…

Cette page tournée, de toutes les WILLIAMS engagées en Championnat du Monde de F1, en l’espace de 734 Grands Prix, avec la bagatelle de 114 victoires, 128 poles, 312 podiums, 33 doublés, 9 titres constructeurs et 5 titres pilotes à la clé, le meilleur millésime fut certainement la FW 18 de 1996 qui en une saison permit aux ‘’fils à papa’’ Damon HILL et Jacques VILLENEUVE de remporter 12 Grands Prix sur un total de 16 disputés.


WILLIAMS- Damon HILL- Williams FW18- Champion de Monde en 1996©Manfred GIET

FW 18 :UNE ÉVOLUTION DE LA FW 17B DE 1995.

 

La WILLIAMS FW 18 engagée en 1996 n’était qu’une évolution de la FW 17B qui débuta au GP du Portugal 1995 et qui au cours des cinq derniers GP, s’avéra comme diamant brut de taille en réussissant 4 Pole et 2 victoires.

Patrick HEAD, le Directeur de Course et Adrian NEWEY le génial Designer avaient opté de peaufiner la FW 17B en y apportant quelques retouches à peine visibles comme une courbure de l’avant légèrement plus prononcée,un extracteur redessiné et des pontons un peu plus en retrait afin d’optimiser le binôme suspension-aérodynamique, le tout parfaitement en conformité avec le nouveau règlement qui entrait en vigueur.

Rapidement cette voiture s’avéra fiable et performante aux mains de Damon HILL et de Jacques VILLENEUVE, fraîchement débarqué de l’INDYCAR pour contrer les BERGER, SCHUMACHER, ALESI et COULTHARD, en période d’adaptation à leurs nouvelles écuries.

D’où l’importance capitale pour le Team WILLIAMS d’être au rendez-vous dès le début de saison avec HILL & VILLENEUVE, deux jeunes loups assoiffés de performer.

Tous deux disposaient manifestement de la meilleure monoplace du plateau comme le prouvent les cinq premiers GP où Hill remporte quatre victoire contre une pour le ‘’rookie’’ VILLENEUVE et qui avait débuté la saison en fanfare, ne ratant le tiercé Pole-Meilleur Tour en Course et finalement une victoire en bonne voie avant que son moteur RENAULT RS 8, ne perde de la puissance à quelques tours de l’arrivée alors qu’il débutait en F1 au GP d’AUSTRALIE.

 


WILLIAMS-RENAULT-une-association-qui-prit-fin-en-1997-©-Manfred-GIET.j

 

Dès la mi-saison, le mano à mano entre le fils de Graham et celui de Gilles, ne fit que s’amplifier avec des victoires de HILL aux Grands Prix du CANADA, de FRANCE, d’ALLEMAGNE et du JAPON, tandis que VILLENEUVE enchaînait aux Grands Prix d’ANGLETERRE, de HONGRIE et du PORTUGAL.

Le palmarès avec 12 victoires, 12 Pole, 11 meilleurs tours, 21 podiums et 6 doublés reste éloquent…

Finalement c’est ce duo qui décida du titre ‘’pilotes’’ et dont l’anglais remportera la mise avec 19 points d’avance sur son rival et équipier, le débutant Canadien, tandis que  l’écurie WILLIAMS enfournait son 8ème titre ‘’constructeur’’.

Quant à Damon HILL en remportant le titre ‘’pilotes’’ il devenait le seul fils d’un père Champion du Monde à s’inscrire à son tour au palmarès.

 

WILLIAMS-RENAULT- Jacques-Villeneuve en 1996. Il devra attendre et patienter un zn avant de devenir CHAMPION

 

Malgré ce fabuleux écrémage du Team de Didcot, cher à Frank WILLIAMS et Patrick HEAD, cette saison 96’ aura malgré tout un arrière-goût amer, suite à l’annonce faite par le motoriste RENAULT de son retrait de la F1, fin 1997 et dans la foulée celui également du pétrolier ELF.

Pour la marque au losange associée à WILLIAMS, cela représentait le 4ème titre suivi d’un 5ème la saison suivante au terme de laquelle le motoriste  Français de Viry-Châtillon optait pour un break de deux ans, avant de réapparaître comme constructeur cette fois en 2000!

Hélas pour le Team WILLIAMS après  la saison 1997, ponctuée d’un nouveau titre décroché cette fois par Jacques VILLENEUVE, commençait un déclin qui n’a fait que s’amplifier et être le déclencheur qui a conduit à la revente forcée en 2020, malgré tous les efforts de Sir Frank et de sa fille Claire, pour tenter de sauver un patrimoine constitué à bout de bras et à force d’abnégation dont seul le patronyme reste en attendant comme héritage.

 

Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

-Patrick-HEAD-à-droite-avec-Frank-WILLIAMS-©-Manfred-GIET

WILLIAMS- Dickie STANDFORT – Le Chef-mécano chez Williams-©-Manfred-GIET

WILLIAMS6-Frank et ses enfants-Jaime, Claire et Jonathan- Sa fille Claire à sa droite reprendra et dirigera le Team Williams de 2013 à 2020-©-Manfred-GIET.

 

 

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