MOTOGP 2021 : SUZUKI PART EN VRILLE…

LE TRIOMPHE A VALENCE EN 2020… ON EN EST LOIN

 

 

 

En 2020, le trio du mondial, au général : Mir (171 points) Morbidelli (158) Rins (139). Les écarts sont assez importants mais le résultat est clair, deux Suzuki sur le podium final encadrant une Yamaha qui n’est pas de l’année…

2021 : Après cinq GP, Mir est sixième au général, à 31 points de Quartararo le leader, Rins douzième avec 57 points de retard…

Mathématiquement tout est possible, mais le fait est là, chez Suzuki on tourne quasiment à vide…

RÉSULTATS TRISTES COMME UN JOUR DE PLUIE

 

Et encore, si (mais je l’ai dit souvent on ne fait pas l’histoire avec des « Si » ou des « Mais ») Quarta n’a pas un souci musculaire terrifiant à Jerez alors qu’il a course gagnée, l’écart serait encore plus considérable…

Sauvés par un bistouri… Pas sexy…

Donc la situation se résume facilement, peu de résultats et trop de zéros…

Mir fait un podium à Portimao, c’est tout, plus une chute au Mans, c’est sûr que l’on ne peut pas se satisfaire de ça.

Quant à Rins, qui se voyait comme premier pilote du team et qui a dû accepter un prix de consolation en 2020, la situation est limite désastre.

Trois chutes aux trois derniers GP…

 

LE DÉPART DE BRIVIO EST UN MAUVAIS PLAN POUR LE TEAM

Son meilleur résultat est une quatrième place à Doha, la revanche de 2020 n’est carrément pas à l’ordre du jour…

On peut imaginer que Mir a été blessé de lire partout qu’il a été titré avec une seule victoire, cela dit ça existe déjà dans les sports mécaniques, Rosberg est titré en 1982 en F1 avec une seule victoire…

Mais la même année, Villeneuve se tue et Pironi se fracasse les jambes, la situation avec le MotoGP n’est pas comparable même si cette année Marquez ne redevient pas Marquez et si le brillantissime Jorge Martin est absent depuis un mois.

Ce qui devrait aider Suzuki à sortir de la glaise mais c’est le contraire qui se produit… ;

Quant à Rins, son envie de redevenir le premier de la classe Suz’ l’a peut-être forcé … à forcer un peu…

AILLEURS C’EST « HIGHER » !

BAGNAIA  LE BOSS DE L’ARMÉE ROUGE

 

Bon pardon pour ce titre à tous nos lecteurs jeunes, Woodstock reste un point fort de ma vie… (Sly & The Family Stone)…

Il est évident que le départ du brillant manager Brivio, à qui la F1 a offert un pont d’or qui ne se refuse pas, fait que le team manque d’un chef pour réussir la mayonnaise…

En plus, Suzuki avait annoncé faire peu de modifs en 2021 puisque la moto était brillante, or Ducati a bossé comme un forçat de la piste… (Je plagie honteusement un très beau livre de mon héros Albert Londres, qui a titré, l’expression vient de lui « Les forçats de la route » en suivant le Tour de France 1924, mais bon être en adoration devant un maître de l’écriture rend parfois un peu audacieux…).

 

QUARTARARO MÈNE LE BAL

Quant à Yamaha que l’on voyait s’enterrer dans le sable comme un sphinx d’Egypte, la marque bleue est quelque peu malmenée par la rouge mais enfin, Quartararo est leader, Vinales six, Morbidelli a raté son début de saison mais il n’a pas de moto d’usine, dommage c’est peut-être l’année du renouveau…

Il n’y a guère que la déroute (imprévue) de Honda et celle (prévisible) de KTM pour soulager Mir et Rins, mais depuis quand le malheur des autres est il réconfortant ?

Je reconnais moi-même, durant l’année de m… que l’on vient de passer suite à des décisions aberrantes de nos politiques, avoir dit à quelques uns de mes amis en mode consolation, que nous aurions pu être Irakiens…

Mais il reste que la solution de Suzuki ne passera pas par les larmes… (Gros jeu de mots mais bon, un lundi triste comme celui-ci ça me flanque le blues)…

 

REDEVENIR DES LIONS…

 

Il faut donc redevenir des lions mais même chez les lions il y a des dominants et des dominés, il faudra faire encore mieux.

Bon, en plus, arrive ce GP du Mugello, un circuit énorme sur lequel j’ai eu le privilège de rouler avec des balaizes devant pour me montrer les trajos, c’est un circuit tellement colossal que les médecins de Jorge Martin lui ont demandé d’attendre la Catalogne le 6 juin pour son retour en piste…

Même s’il remet le coude par terre sur l’angle durant son entraînement en Supermotard avant de reprendre le collier à Barcelone)

 

MARTIN REMET LE COUDE A TERRE

 

Et ce n’est pas du tout un circuit favorable aux Suzuki mais ça c’est un discours que l’on a entendu mille fois et qui ne se vérifie guère…

Bref, pour l’instant pas de solution en vue…

Bon on est au premier quart de l’année…

Euh… Maigre le quart…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos MotoGP et DR

 

 

 

 

 

Moto MotoGP Sport

About Author

jeanlouis