LE PILOTE SUISSE HERBERT MULLER DISPARAISSAIT TRAGIQUEMENT IL Y A 40 ANS

 

 

 

 

En ce lundi 24 mai 2021, il y a … 40 ans, quarante ans déjà que disparaissait tragiquement, l’excellent pilote éclectique Suisse Alémanique, Herbert MULLER, lors de l’épreuve des 1000 Km du Nürburgring, le 24 mai 1981.

Herbert MULLER, nous quittait  alors qu’il venait de fêter ses 40 ans, étant né le 11 mai 1940.

Il avait débuté en compétition à la fin 1960, en débutant d’abord par le motocyclisme, avant de se tourner et se lancer en sport automobile et de s’y faire un nom sur quatre roues, tant en monoplaces, et  voitures de Tourisme qu’en endurance en sport-protos !

L’helvète à la barbe fournie et grand amateur de cigares deviendra rapidement une figure connue et incontournable des paddocks, où il était extrêmement apprécié car ne manquant jamais d’inspiration, lorsqu’il s’agissait d’amuser la galerie, avec ses pitreries à une époque, où les pilotes n’étaient pas encore formatés…

Sur la piste par contre, les compétences et le sens du pilotage de l’Argovien, ne se discutèrent jamais.

Dés 1963, il brille et remporte le Championnat d’Europe de la Montagne sur une Porsche 904 GTS.

Un an plus tard, en 1964 pour sa première participation aux 24 Heures du MANS, avec Claude SAGE, il termine 11ème au général, avant de récidiver, s’offrant un nouveau titre de Champion d’Europe de la Montagne, titre fort prisé alors, en 1965.

1966, le voit triompher associé au Belge Willy MAIRESSE, dans la très sélect TARGA FLORIO au volant d’une PORSCHE 906, victoire au général, qu’il renouvellera en 1973.

 

 

PORSCHE 908-Herbert Müller-© Manfred GIET-

 

 

A son actif, figure également les 9 Heures de KYALAMI en 1973, qu’il remporte au volant d’une PORSCHE 908, en compagnie de l‘Allemand Reinhold JOEST.

Aux 24 Heures du MANS, épreuve qu’il disputera à treize reprises successivement sur des PORSCHE, FERRARI, FORD GT 40, MATRA MS630 et De TOMASO PANTERA, il terminera second a deux reprises en 1971 et 1974 et également deux fois quatrième en 1973 et 1979.

Il était apprécié en France et avait rejoint la grade équipe MATRA, associé à Johnny SERVOZ GAVIN, lors de l’édition de 1969

De 1974 à 1976, il réussira le triplé en INTERSERIE, avant d’annoncer sa retraite en 1979.

 

TRAGÉDIE AU NÜRBURGRING…

 

Mais pour l’édition 1981 des 1000 du Nürburgring, son ami le pilote Allemand Siegfried BRUNN, fit appel à ses services pour piloter avec lui, une PORSCHE 908/3 spécialement préparée et affûtée pour le terrible tracé du Nürburgring que MULLER connaissait comme sa poche !

Demande à laquelle, le Suisse répondit favorablement en acceptant de décrocher pour la dernière fois, son casque déjà rangé…

A tous ceux qui comme nous le redécouvraient par surprise dans le paddock, il nous fit savoir que cette épreuve serait la ‘’der’’ des ‘’der’’ et en lâchant ces paroles, il ne pensait jamais que celles-ci, étaient prémonitoires, comme le prouve le déroulement de la course.

Dès le premier tour, la PORSCHE 935 de l’Américain Bobby RAHAL et la LOLA FORD du Britannique Guy EDWARDS, s’accrochent !

Et si EDWARDS peut repartir, il n’en sera pas de même pour RAHAL qui abandonnera sa PORSCHE en bord de piste, où elle restera garée jusqu’au 14ème tour, ou la PORSCHE 930 de RÖMER parti en tête à queue, touche le rail et ne parvienne à repartir.

A cet instant, Herbert MÜLLER surpris par la manœuvre de RÖMER, saute sur ses freins dans la partie souillée de la piste, mais il perd le contrôle de sa PORSCHE 908/3, avant d’aller percuter violemment l’épave de la PORSCHE 935 de RAHAL, garée en bord de piste avec ses réservoirs pleins… On imagine la séquence suivante !

Les deux voitures s’embrasèrent instantanément et lorsque les secours arrivèrent sur place, il était déjà trop tard pour le malheureux MÜLLER, tué sur le coup par la violence du choc et la force de l’impact.

Durant trois tours, la course continua et ce alors que les participants devaient se faufiler entre les débris éparpillés de part et d’autre, au beau milieu de la piste et avant que finalement enfin, la direction de course, ne se rende compte qu’un drame venait de se jouer et n’interrompe définitivement l’épreuve après 17 tours et 388 Km parcourus sur les 1.000 initialement prévus.

Triste fin, on ne peut plus dramatique pour le sympathique pilote Suisse, laquelle plongea dans une profonde tristesse, tout le paddock qui venait de perdre l’un de ses plus dignes représentants.

Les années ont passées mais on n’oublie pas l’ami Herbert

 

 Manfred GIET

Photos :Publiracing Agency

 

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