TRISTE ANNIVERSAIRE D’UN WEEK-END NOIR A IMOLA AVEC LES MORTS DE SENNA ET DE RATZENBERGER

 

 

 

En ce week-end de fin avril – début mai, tous les fans de sport automobile,  se remémorerons un triste anniversaire.

Hommage permanent pour AYRTON SENNA da SILVA à IMOLA dans la Courbe de TAMBURELLO

 

Cela fait exactement 27 ans que la F1 et coup sur coup et en l’espace d’une journée, devait faire face à deux drames à 24 heures d’intervalle, lors de ce sinistre Grand Prix de St-Marin sur le circuit Italien d’Imola, avec déjà un accident terrible survenu à Rubens BARICHELLO, le premier jour, le vendredi lors des essais libres et qui heureusement comme par miracle, s’était terminé par une simple fracture du bras du pilote Brésilien de l’écurie Jordan-Sasol.

Décidément , ce GP paraissait maudit ce qu’allait hélas confirmer le premier drame survenu le lendemain, durant la session des qualifications du samedi 30 avril, où le pilote Autrichien Roland RATZENBERGER, âgé de 33 ans et nouveau venu en F1, trouvait la mort au virage Villeneuve, avant la courbe de Tosa.

Un coup du sort qui aurait probablement pu être évité si l’inexpérimenté pilote Salzbourgeois, s’était arrêté à son box à la fin du tour précédent, alors qu’il avait été victime d’une touchette et que probablement un élément aérodynamique au niveau de l’aileron avant de sa modeste SIMTEK, avait été endommagé, au point de s’envoler à pleine vitesse le tour d’après, ne laissant aucune chance au malheureux Autrichien, occupé à réussir de se qualifier pour son 2ème GP et ce deux semaines après le Grand Prix Pacific au Japon et après avoir échoué lors de sa première  tentative en F1, au GP du Brésil à Sao Paulo.

L’impact lors de cette sortie de piste, où il tapa le mur à 260 Km/h, ne lui laissa malheureusement aucune chance de survie après avoir été victime d’une rupture des vertèbres cervicales…

Même si à ce stade dans le paddock, il était plus ou moins un pilote méconnu , anonyme, Roland RATZENBERGER mieux connu comme pilote en endurance, s’était forgé une bonne réputation en tant que vainqueur plus jeune, du prestigieux Formule Ford Festival de Brands Hatch, ainsi qu’au cours d’épreuves disputées avec réussite, au Japon, venait de réaliser son rêve de piloter un jour en catégorie reine, grâce à l’appui de quelques sponsors personnels et surtout de Barbara BEHLAU, une femme d’affaires et Manager Sportive Allemande, bien connue sur le Rocher de Monaco.

Dès l’annonce de son décès, tout le paddock fut plongé dans une torpeur marquée d’une profonde tristesse, avec un Ayrton SENNA, qui malgré qu’il le connaissait à peine, en fut complètement bouleversé…

Roland RATZENBERGER qui ne vivait que pour sa passion du sport automobile, était non seulement un de des pilotes talentueux parvenu au sommet de la F1,  mais aussi un personnage charmant, attachant et d’une profonde gentillesse et toujours à l’écoute, ce qui lui avait d’ailleurs valu quelques volants dans des équipes de pointes en sport-protos.

CHOC PLANÉTAIRE AVEC LA DISPARITION DE L’IMMENSE SENNA

Ayrton-SENNA-Tamburello, l’endroit où Ayrton-SENNA a trouvé la mort, régulièrement fleuri-© Manfred GIET

 

Et le lendemain en ce 1er mai 1994, ce tragique Grand Prix de St-MARIN, n’en avait pas fini de tourner au drame, avec cette fois le tour de l’immense, le sublissime, que l’on imaginait immortel, Ayrton SENNA, lequel fut lui aussi victime d’une défaillance mécanique, à très haute vitesse, dans la courbe  de Tamburello, qui depuis résonnera pour toujours comme un tambourin pour nous rappeler, le drame qui s’y est joué en ce 1er mai 1994 peu après 14 heures…

Et là aussi, ce drame aurait-il pu être évité si comme on l’a appris par après Ayrton n’avait fait qu’obéir à sa conscience ?

En effet, suite à la mort tragique de Ratzenberger, Ayrton par la suite n’avait l’esprit qu’ailleurs au point de vouloir renoncer à prendre le départ le lendemain et ce n’est que sur l’insistance de son Team, l’écurie WILLIAMS, qu’il se ravisa non sans avoir laissé transparaître une certaine mélancolie dès le warm-up du dimanche matin.

Même sa troisième Pole consécutive après deux abandons lors de ses deux premiers Grands Prix, sous les couleurs WILLIAMS, avait l’air de le laisser indifférent lui qui était étiqueté grand favori pour le titre mondial de cette saison 1994 !.

Pour lui, disputer ce Grand Prix était devenu un défi banal, compte tenu de l’atmosphère qui régnait dans et autour du paddock, depuis deux jours, surtout pour quelqu’un à l’âme sensible, comme Ayrton et qui auparavant déjà avait été le seul à venir en aide à un collègue pilote, en la personne du Français Erik COMAS, après ses sorties de piste violentes en 1991 à Hockenheim et encore à Spa-Francorchamps en 1992, où il quitta en pleine piste le baquet de sa Mc LAREN, pour se précipiter et couper le contact de la LIGIER JS 37, alors qu’elle risquait de s’enflammer avec le pilote tricolore inconscient, resté bloqué toujours à bord.

Ou encore lors de ce sinistre samedi 30 avril 1994 à Imola dès l’annonce de l’accident de RATZENBERGER,  où Ayrton a voulu de suite se rendre sur place alors que la séance était interrompue au drapeau rouge, choix qui a failli lui coûter une pénalité d’ailleurs !

Et  après son dernier GP interrompu tragiquement, on retrouvera d’ailleurs après dans l’épave de la WILLIAMS FW 16, un petit fanion aux couleurs Autrichiennes, qu’il aurait brandi sur le podium en cas de victoire à la mémoire et en hommage de Roland RATZENBERGER.

Comme quoi, le charisme d’Ayrton n’avait pas de limites…jusqu’à ce satané week-end du 1er mai 1994, qui restera à jamais gravé dans les mémoires de tous les fans de F1 et qui en hommage auront sûrement tous une pensée attristée, en ce 30 avril et 1er mai 2021…

27 ans, vingt-sept années après cet affligeant  week-end d’Imola, qui aura marqué l’histoire de la F1 pour toujours  tous les fans ayant une pensée ces deux jours, pour le paradis des pilotes…

 

 Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

F1 1 er mai 1994 –  Ayrton SENNA scrute la direction de sa Williams qui ne lui a jamais convenu © Manfred GIET

 

 

 

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