MAI 1982. LA PHOTO DU DERNIER TOUR DE LA DISCORDE A IMOLA

 

 

F1 – Gilles VILLENEUVE-Ferrari 126C2, lors du dernier tour avant le drame le samedi 8 mai 1982 à Zolder© Manfred GIET.

 

 

Terrible cette photo qui démontre 39 ans après l’arrivée du Grand Prix de San Marino le dimanche 25 avril 1982, qu’il n’y avait aucune consigne donnée par le stand Ferrari!

A l’amorce du dernier des 60 tours de cette épreuve du calendrier 1982 – où la majorité des écuries avaient déclaré forfait, les Teams de la FOCA  boycottant cette épreuve pour protester contre la disqualification à l’arrivée du GP du Brésil de la Brabham du Brésilien Nelson Piquet et de la Williams du Finlandais Keke Rosberg – on constate sur ce cliché que Marco Piccinini, le Directeur sportif de la Scuderia, à droite avec la casquette Good Year, le manufacturier à l’époque des Rosso, laissait bien les positions comme indiqué sur le panneau de signalisation de la Scuderia Ferrari, laissant le destin juge du résultat de ce duel fratricide, Didier Pironi se trouvant alors en tête et devançant son coéquipier le Canadien Gilles Villeneuve.

A ses côtés sur cette photo figurent également au premier plan, l’ami Jean Campiche, le Chronométreur de la firme Suisse Longines, partenaire de l’équipe de Maranello. Et Valérie Jorquera, l’ingénieur en charge des lubrifiants chez le pétrolier Français ELF.

 

LES 2 PANNEAUX  FERRARI ce

 

Sur le podium, Villeneuve cria pourtant à la …´trahison’ expliquant et accusant Pironi de n’avoir pas respecté les consignes et ordres du staff de la Scuderia!

Comprenne qui pourra… car dans le paddock, aucun’ membre de Ferrari ne semblait partager cet avis!

Malheureusement, Gilles Villeneuve rumina, désirant au plus vite prendre sa revanche…

Quelques jours plus tard, dès le Grand Prix suivant, celui de Belgique, prévu sur le circuit Limbourgeois de Zolder, Villeneuve débarquait toujours très remonté et nullement calmé de sa contrariété de l’arrivée du GP de San Marino.

 

GILLES-VILLENEUVE- Le lieu du drame- Virage de TERLAMEN CIRCUIT DE ZOLDER- Photo : ERCOLE COLOMBO

 

Et en ce samedi 8 mai et en toute fin de la deuxième session des qualifications – il y en avait deux à l’époque, une le vendredi et la seconde le samedi – constatant que Didier Pironi était mieux positionné que lui en haut de la feuille des temps, Gilles Villeneuve demandait à reprendre la piste pour tenter d’aller plus vite et de se retrouver devant Didier Pironi sur la grille de départ du lendemain. Dimanche 9 mai 1982.

Hélas malheureusement pour celui que certains nommaient affectueusement ´le petit Prince’ à 13heures52’, sa Ferrari heurtait à l’entrée de la courbe de Terlamen, la March du pilote Allemand Jochen Mass.

La monoplace rouge décollait, et se désintégrait, le baquet s’arrachait et avec son pilote toujours sanglé, il retombait à haute vitesse et frappait avec une violence inouïe la piste, selon les rares témoins…

Transporté dans le coma à l’hôpital de Leuven près de Bruxelles, Gilles devait décéder dans la soirée, sa mort étant officiellement confirmée peu après 22 heures!

J’étais à l’époque présent pour le JDD (Journal du Dimanche) sur place, avec l’ami photographe Harald Strebelle, dont l’épouse était infirmière dans le service, où Gilles Villeneuve avait été transféré et elle nous avait laissé bien peu d’espoirs, tout au long de l’après midi …

Les années ont passées mais on n’oublie pas le petit Canadien dont le fils Jacques a ensuite pris avec succès la succession au volant, devenant Champion du monde le dimanche 26 octobre 1997, sur la piste du circuit Andalou de Jerez de la Frontera, au sud de Séville.

Non sans avoir auparavant remporté déjà la plus grande course Américaine, les très prestigieuses 500 miles a Indianapolis au terme de la saison 1995.

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : FERRARI – Bernard BAKAKIAN -Ercole  COLOMBO – Manfred GIET

F1 Mémorial Gilles Villeneuve sur le circuit de Zolder © Manfred GIET

 

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