F1 ET MOTOGP : L’ARABIE SAOUDITE VEUT TOUT

 

 

 

On sait que si l’Arabie Saoudite est loin d’être le pays le plus riche au monde, tout ou presque appartient à ses dirigeants, d’où la possibilité de tout s’offrir, des A 380 privés aux hôtels entiers sur la côte d’Azur en passant par le fait d’acheter le passage du Dakar dans ses sables, puis de faire rouler la F1 et maintenant le MotoGP.

J’ai choisi l’image ci-dessus parce qu’elle a un côté Tintin au pays de l’Or Noir que j’aime bien.

Nos amis de Marca l’ont copiée sur un simulateur dédié à ce circuit.

Cela se passera à Qiddiya, dans le nord de la banlieue de Riyad, la capitale du pays.

 

Le prince Khalib bin Sultan al Faisal al Saoud (photo ci-dessus) membre de la famille royale (et descendant du fameux Fayçal qui avait pris Damas aux Turcs avec Lawrence dit d’Arabie) est aujourd’hui président de la Fédération saoudienne du sport automobile et de la moto et a évoqué le projet à nos camarades espagnols de Marca, décidément un site qui envoie la poudre de temps en temps…

Donc la F1 vient déjà en Arabie Saoudite, pour l’instant façon Monaco dans la ville de Djeddah, c’est à dache de la capitale Riyad mais il y a un aéroport international donc tout va bien…) mais il y a un projet beaucoup plus grandiose.

L’Arabie Saoudite veut construire un ensemble complet à Qiddiya, avec plus de dix circuits pour le rallye, le Rallye cross, le MotoCross, le MotoGP en passant par la F1 et le WEC, l’endurance auto…

 

 

LE FUTUR LAS VEGAS SAOUDIEN ET SES CIRCUITS

 

Le projet est prévu pour 2023.

On imagine que ce pays immense (quatre fois la France) n’est qu’un désert mais on y compte quand même 27 millions d’habitants qui adorent les sports mécaniques, dit le prince.

Bon, on passera rapidement sur le fait que c’est surtout la famille royale qui adore les sports mécaniques, façon riche et présentable d’entrer dans les grands pays reconnus pour autre chose que les exécutions publiques…

J’ai déjà écrit que le sport se foutait des droits de l’homme et quelque part, il faut bien être réaliste et dépasser le dégoût, si l’on ne faisait du sport et en particulier du sport mécanique que dans les pays vraiment démocratiques, il y aurait peu d’épreuves.

Ensuite, il y a longtemps, des amis saoudiens connus à Sciences Po, m’ont expliqué que le mot démocratie change de sens selon les cultures et qu’il n’y a pas de raison de prendre comme modèle mondial le système créé par les francs maçons anglais et écossais qui ont inspiré les constitutions françaises et américaines…

J’ai appris ce jour là que l’on pouvait être à la fois saoudien et jésuite ou son équivalent musulman (car il doit exister !) et comme ma vie est faite de doutes, c’est essentiel pour ne pas devenir un journaliste couché, cet argument m’est resté.

 

LE DÉPART DE LAWRENCE ET LES BÉDOUINS DE SAOUD DANS LE FILM DE D.LEAN

Qiddiya sera le circuit le plus long du monde (7 km, donc plus long que Spa…  mais plus court que la Norschleife qui fait 20 km. de long .. !) le long d’une chaîne de falaises qui n’est pas sans rappeler, dans le film de David Lean, le départ des troupes bédouines de Lawrence d’Arabie vers le port d’Akaba…(Capture d’écran ci-dessus)

On a voulu recréer deux atmosphères, le Nürburgring et Monaco dans la partie urbaine.

Le Prince promet que ce circuit de Riyad, la capitale toute proche donc, sera le plus excitant et le plus rapide, en plus d’un panorama et d’un environnement exceptionnel…

Bon, on peut y croire au moins un peu, les Saoudiens ont largement de quoi tenir leurs promesses, on peut aussi imaginer que les GP de F1 et de Moto se déroulant dans ces minuscules émirats (Abu Dhabi, Bahreïn, Qatar, Dubaï) au sud est de leur pays énervaient un peu la dynastie saoudienne, mais bon, construire des circuits au lieu de faire la guerre c’est une bonne façon de vivre.


Jean Louis BERNARDELLI

Photos : DR

 

 

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