GP MOTO : L’AUTRE MORBIDELLI… CHAMPION DU MONDE

 

 

Et oui, un petit tour dans les réserves du musée du MotoGP, sans aller trop loin rassurez vous, permet parfois de curieux rapprochements.

Ci-dessus, en ouverture, Pier Paolo Bianchi que j’évoquerait plus tard!

 

FRANCO MORBIDELLI EN 2020

 

Aux lecteurs jeunes, je les salue, Morbidelli est un pilote surdoué au guidon d’une moto ultra mise au point qui a terminé meilleur pilote Yamaha en 2020 et vice champion du monde, le tout sur une moto satellite plus ancienne que les trois motos usine utilisées par les trois autres pilotes de la marque.

Pour les plus anciens, Morbidelli c’est autre chose.

Une marque, née à Pesaro en 1960, à deux pas du circuit de Misano.

Qui fera aussi parler d’elle, avec ses sept titres mondiaux, pilotes et constructeur.

C’est au départ un marchand de bois féru de mécanique, qui lancera sa marque en compétition en 1969 et terminera dans les années 80.

Premiers titres en championnat d’Italie pour Parlotti en 125 et Lieva en 50 en 1971.

Parlotti se tue au TT de l’île de Man, qui est alors une des épreuves du mondial.

1975 est une année reine, avec l’arrivée de Jorg Möller, futur ingénieur Kreidler, qui redessine totalement la 125.

 

PAOLO PILERI

 

A son guidon Paolo Pileri sera champion du monde (7 victoires sur dix GP) la marque est également championne du monde des constructeurs et Pier Paolo Bianchi lui offre sa troisième couronne avec le titre de champion d’Italie.

L’année suivante, Pier Paolo Bianchi fait la totale, le titre mondial125, le titre italien et le titre constructeur.

La série continue en 1977 avec le titre mondial 250 de Mario Lega, le titre 125 avec Pier Polo Bianchi, le titre mondial constructeur  et le titre italien avec Lazzarini.

Voilà, l’histoire s’arrête là, on change d’époque, Roberts, Sheene et Cecotto dominent le 500 sur des marques japonaises, en 250 on voit gagner Ballington, sur une Kawasaki, en 125 Lazzarini est titré mais sur une autre marque, MBA, qui a racheté Morbidelli (c’est le M de la marque) et on voit apparaître Angel Nieto.

Les motos sont toutes italiennes (sauf la Motobécane de Thierry Espié,  cinquième) et en 50 la totalité du top 10 est tenue par Bultaco (Tormo) Kreidler et l’ABF de Patrick Plisson.

L’époque des petits constructeurs (sauf ABF) est terminée.

 

MORBIDELLI, UN NOM QUI RAPPELLE DE BONS SOUVENIRS EN ITALIE

Franco Morbidelli n’a rien à voir avec cette famille, son père est romain et sa mère brésilienne, mais j’ai trouve amusant que le nom Morbidelli renaisse en mondial grâce à ce garçon.

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Bike 70     

 

 

 

Moto Moto Historique Moto2 Moto3 MotoGP Sport

About Author

jeanlouis