L’ANCIEN PILOTE AMÉRICAIN BRETT LUNGER SOUFFLE 75 BOUGIES

 

 

 

 

 

Ce 14 novembre 2020,  l’ancien pilote Américain, Brett LUNGER vient d’atteindre le… ¾ de siècle !

 

F1 Brett LUNGER © Manfred GIET

 

Originaire de Wilmington dans l’état de la Côte Est du Delaware, Brett LUNGER est pratiquement né avec une cuillère d’argent en bouche.

Si sa mère, Jane DUPONT LINGER, héritière du tout puissant Groupe ‘DU PONT DE NEMOURS’ une des principales sociétés pétrolières aux Etats-Unis,  il épousa par la suite, Jo, la fille de Sir Leonard CROSSLAND, Président de FORD Grande-Bretagne qui ensuite occupa un poste à responsabilité au sein du Team LOTUS de Colin CHAPMAN.

En tant que jeune adolescent au Pays de l’Oncle Sam, rien ne présageait qu’il commencerait un jour une carrière de pilote automobile, surtout que l’éducation qu’il recevait de ses parents, penchait plutôt pour des sports comme le Baseball, le Hockey ou le Football américain, ou même l’équitation, puisque la famille était fortement impliquée dans la branche chevaline.

Ce n’est qu’à ses vingt ans, lorsqu’un copain lui lança une invitation pour aller voir une manche de la série CANAM américaine, qu’il fut ébloui par un sport certes bruyant mais tellement spectaculaire au point de se fixer comme objectif de devenir lui aussi, pilote de course.

Bardé d’un diplôme  de politologue de la prestigieuse université de Princeton, il s’engagea ensuite comme volontaire au Vietnam, pendant qu’il travaillait sur une étude scientifique sur la politique sud-est asiatique, alors que beaucoup de ses compatriotes réfutaient l’incident survenu au Golf du Tonkin, les 2 et 4 août 1964.

Et c’est finalement, un ancien lieutenant de la marine US qui lui permit par la suite d’entamer une carrière de pilote, en l’aidant financièrement.

 

L‘EUROPE A PARTIR DE 1972


F1-Brett-LUNGER-Surtees-TS-19-Nürburgring-1976-©-Manfred-GIET

 

En 1972, il s’exila sur le continent Européen pour participer au Championnat de F2, une formule en vogue à cette époque et où il put côtoyer des cadors comme Emerson FITTIPALDI, Jean-Pierre JARIER ou Ronnie PETERSON.

Au cours de ses deux saisons disputées dans cette catégorie, il obtint son meilleur résultat à Mantorp Park en Suède, épreuve où il termina 4ème au pied du podium sur une voiture du Space Racing Team mais aux moyens très limités.

Lors d’un même week-end à Rouen-les-Essarts, il fut victime de trois moteurs qui partirent en fumée !

Suite à divers contacts qu’il avait réussi à nouer, par ci par là, Brett obtint la chance de monter en F1, grâce à Lord Hesketh qui l’engagea sur une F1 éponyme aux côtés d’un certain James HUNT, suivit d’une saison chez SURTEES sur une TS 19 en 1976 et sur laquelle ses résultats furent moyens avec des classements en milieu de grille.

Son meilleur résultat fut certainement obtenu au GP d’Angleterre en 1976 où face à son équipier Alan JONES il termina 12ème, en ayant été contraint à l’abandon et avoir réalisé le 5ème meilleur temps en course.

 

 ACTE DE BRAVOURE LE 1 er AOÛT 1976…

F1 1976 NÜRBURRING Le drame de l’accident de NIKI LAUDA avec sa FERRARI en flammes le 1er août

 

En 1976 au Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring, il s’illustra lors de l’accident de Niki LAUDA, dont la Ferrari en brasier était immobilisée au milieu de la piste après avoir tapé violemment les glissières de sécurité juste avant.

LUNGER qui suivait à 1 tour au volant de sa SURTEES et malgré un freinage désespéré, ne put éviter l’obstacle de la FERRARI et l’heurta violemment alors qu’elle s’embrasait et un Lauda inanimé toujours au volant.

Et, c’est à cet instant qu’il réalisa son plus grand exploit de sa carrière en intervenant comme secouriste avec d’autres pilotes comme MERZARIO, ERTL et EDWARDS qui suite aux gestes de LUNGER, s’arrêtèrent pour extraire l’infortuné LAUDA de son cockpit en flammes.

Sans cet acte de bravoure, Niki Lauda inconscient n’aurait eu aucune chance de survie et si le pilote emblématique Autrichien a survécu à cet accident, c’est grâce à la présence d’esprit de Brett LUNGER et des autres ‘’secouristes’’ qui avaient eu le courage d’intervenir, qu’il le devait.

UNE FIN DE CARRIÈRE EN DEMI-TEINTE

 

La suite de sa carrière fut problématique.

En 1977, il monta sa propre structure en achetant d’abord une MARCH 761 avant d’acquérir une Mc LAREN M23 et avec comme seul résultat valable un 9ème rang au Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort.

L’année suivante au volant d’une Mc LAREN M26 en terminant 7ème au GP de Belgique à Zolder, il loupa son premier point de justesse en finissant, à la première place hors des points ( à l’époque 9-6-4-3-2-1 aux six premiers) après des ennuis mécaniques en fin de course.

Il décida ensuite de rendre les armes en tant que propriétaire d’écurie mais non sans clôturer sa carrière en F1 chez ENSIGN pour son home-GP, à Watkins Glen et où il terminera sa carrière en F1 par une non recommandable place équivalente au chiffre 13.

Par la suite, Brett LUNGER tenta également sa chance aux volants de voitures de sport ou de F5000, mais sans grand bonheur, mis à part quelques belles places d’honneur, avant de raccrocher définitivement son casque et se lancer dans sa propre entreprise de recherche et de développement.

 

Happy Birthday Brett.

 

Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

Glorieux Anciens

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