BELLE 1ére POUR L’EXPOSITION DE VOITURES D’ANTAN AU CHÂTEAU DU GROUSSAY

 

 

 

 

 

L’Art Automobile en son parc.

Le château de Groussay situé dans les Yvelines, ou l’écrin idéal pour la 1ère édition de l’Art Automobile dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre.

‘The place to be’… tant la dimension patrimoniale et européenne fut respectée.

 

ART-AUTOMOBILE-2020-Aston-Martin-DB2-4-Mark-III avec le créateur de l’événement-Jean-Marc THEVENET

 

Le propos de cette exposition qui deviendra peut-être un … futur Salon, était de rappeler en ces temps où l’automobile est trop souvent contestée, qu’elle occupe une place légitime là, où la mémoire et le savoir-faire des hommes sont célébrés.

Avant qu’elle ne devienne une industrie incontournable, l’automobile a été créée par des artisans de génie, des esthètes de ce qui ne s’appelait pas encore la mobilité car l’Automobile est un art en soi.

Pour s’en convaincre, les visiteurs venus nombreux ont pu remonter le temps avec Gabriel Voisin. Avionneur, ami de Le Corbusier, choyé par les artistes des années 1930, devenus ses clients, Voisin a laissé une trace indélébile dans le paysage hexagonal de l’automobile et même au-delà si l’on songe à la collection « idéale » de Voisin rassemblée par le plus grand collectionneur au monde, l’Américain Peter Mullin. Et exposée il y a quelques années au Salon Rétromobile !

À Groussay, Philippe Moch a fait tourner le 8 cylindres de la Voisin des records établis à Monthléry en 1927 et présenté une Voisin C23 toute tapissée « artdéco ».

D’un autre propriétaire, nous est venue une C3L dite « Queen Mary », une des rares autos à être inscrite au patrimoine historique sans doute parce que sa mécanique est intacte et qu’elle n’a jamais connu la moindre restauration depuis…1926 !

Si ce n’est pas du patrimoine…

Afin de convaincre le chaland que cette 1ère édition allait entrer dans les annales de l’art automobile, il fallait venir admirer un joyau, la ‘Leningrad, spécialement venue en direct de la lointaine Lituanie.

Rappelons ici que la Lituanie appartient bien à l’Union européenne. Cette Leningrad est à ranger dans la catégorie des véhicules non identifiés ou non identifiables, hommage appuyé aux shows cars américains.

Conçue en 1956, juste l’année de la disparition du ‘camarade Staline, elle est l’œuvre d’un ingénieur bien sûr inconnu, histoire de façonner une légende à la John Le Carré, Arkadj Dimitrevitch Badich.

En robe beige et lie de vin, ce superbe modèle unique, jamais vu encore en France, repose sur la base d’un châssis de Gaz-12, équipé d’un moteur 6 cylindres de 3,5 litres. Un véritable manège à elle seule !

 

 

Mais l’Histoire de France ne s’arrêtait pas là avec la découverte d’autres beautés sur lesquelles le temps a glissé :

Chenard Walcker T24C de 1936, Delage D6-70 carrossée par Chapron en 1937, Talbot T15 de 1938 et plus proches de nous, un cabriolet et un coupé 203 sans oublier les derniers feux de l’élégance à la française avec une magnifique Facel II de 1962, cintrée d’un bleu nuit exceptionnel.

 

 

Et la liste des belles d’antan exposées, est encore longue.

L’Europe à Groussay, s’est montrée généreuse en ouvrant sa frontière aux Etats-Unis, avec une représentation de Ford Mustang qui avaient toutes une histoire à raconter, comme la Mustang de pré-série 1963, figurante dans le patrimonial, lui aussi, « Gendarme de Saint-Tropez » ou la réplique, devrions-nous écrire, la renaissance de la mythique Mustang d’ « Un homme et une femme », validée par Claude Lelouch, lui-même ou la Cadillac type 62 au toit en plexiglas, propriété du roi Baudoin et de la reine Fabiola.

Des Italiennes et des Allemandes bien sûr comme cette très rare Auto-Union de 1957, faisant à peine de l’ombre, à une BMW 1600 GT de 1967.

Citons encore également la reconstruction en aluminium de la Porsche Spyder 550, laissant rêveurs les fans de James Dean…

 

 

Le Brexit n’empêcha pas la présence de sublimes Aston Martin, comme les DB2/4 , Mark III de 1957 et DB4, série IV, de 1964.

Le château de Groussay, classé monument historique, connu des années 1930 à 1950, des fêtes extravagantes initiées par son propriétaire Charles de Bestégui dont les parents avaient eu la bonne idée de faire fortune dans l’extraction de mines d’argent au Mexique.

En ces 19 et 20 septembre, l’ambiance était naturellement plus familiale et plus feutrée.

La météo clémente touche finale et idéale à ce tableau champêtre nous a invité à prendre rendez-vous en 2021, toujours aux dates des Journées européennes du patrimoine.

 

Jean-Marc THEVENET

Photos : PASCALOU et Paul THEVENET

 

 

 

 

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