LES TOYOTA DOMINENT LOGIQUEMENT LES PREMIERS ESSAIS CE JEUDI AUX 24 HEURES DU MANS 2020

 

 

 

 

88èmes 24 heures du Mans 2020 à huis clos

 

Jeudi 17 septembre 2020. Essais 1 : de 10 heures à 13 heures


TOYOTA N°7 Essais 24 H du Mans 2020…Photo Thierry COULIBALY.

 

C’est à l’heure pile, 10 heures 00, par 20,8° de température, que les concurrents de ces 88émes 24 heures du Mans très spéciales  car à huis clos sans public donc devant des tribunes habituellement bondées mais cette année désertes, sans barnums, ni fêtes foraines non plus, se sont élancées sur la piste mancelle, après que les voitures de l’épreuve ‘Road To Le Mans’ aient roulé auparavant une heure, entre 8 heures  30 et 9 heures 30.

Petit problème dès le début pour la Ferrari 72 qui se voit interdire provisoirement l’accès à la piste…

La Toyota N°8 du Suisse Sébastien Buemi est la première à boucler un tour, précédant la voiture-sœur, la 7 du Britannique Mike Conway.

Un bon nombre de voitures après un tour d’installation, reviennent aux stands pour les vérifications d’usage (pas de fuites, pas de boulons mal serrés…), avant de reprendre la piste.

Dès son deuxième passage, Sebastien Buemi aligne déjà un remarquable chrono  qu’il fixe déjà à 3’30’’925. Avec une vitesse de pointe enregistrée dans les Hunaudières  de 317 km/h.

Cette édition est décidément bien étonnante… Jan Magnussen s’élance après 15 minutes n d’essais, au volant d’une… Ferrari, alors que l’on est habitué à le voir depuis plus de dix ans sur une Corvette officielle !

Après dix-sept minutes seules  dix-neuf voitures ont tourné. Avec deux fois trois heures d’essais libres au programme avant les qualifications, on ne se bouscule pas pour prendre la piste.

Après vingt minutes, c’est l’Anglais Oliver Web qui pointe en tête avec un temps de 3’28’’442 avec la ByKolles qui n’a jamais aussi bien marché au Mans.

En LMP2, c’est l’Oreca du Jota du Portugais  Felipe Albuquerque qui tient le leadership en 3’35’’640.

EN GTE Pro, les Aston dominent, en occupant les deux premières places, tandis qu’en GT Am c’est la Porsche Gulf qui occupe la tête.

A noter la présence d’un drapeau de glissance orange et jaune dans la chicane Michelin.

La Ligier du Team Eurasia, la N°35 est stoppée sur la piste dans la ligne droite des Hunaudières au niveau de la première chicane

Changement de leader au bout de trente minutes, avec la Rebellion N°1 de Gustavo Menezes qui s’empare de la première place en LMP1, en 3’23’166.

Au terme de la première demi-heure, seules trente-neuf voitures sur les cinquante-neuf, ont pris la piste. 4 LMP1, 12 LMP2, 4 GTE Pro et 18 GTE Am.

Romain Dumas sur la Rebellion N° 3 est maintenant troisième, la Toyota de Buemi glissant à la quatrième place.

La séance d’essais s’installe dans la continuité. Mais à 10 heures 50, un safety car est déployé, plus pour tester la procédure que pour protéger l’Oreca So24 immobilisée sur le circuit.

A 11 heures 40, l’Oreca N° 24 effectue un tête à queue au Dunlop avant de passer au Ralenti à Indianapolis.

La Ligier N°11 n’a toujours pas roulé. La Toyota N° 7 est alors passée en tête devant la Rebellion N°1.

Neuf minutes plus tard, c’est au tour de la Porsche 89 de partir à la faute dans le bac à gravier au virage d’Indianapolis. Après avoir affiché une ‘slow zone’ sur le secteur, la direction de course décide alors de déployer le drapeau rouge, qui durera un bon quart d’heure.

A la fin de cette première séance, c’est finalement la Toyota N° 7 qui tient le haut de la feuille des temps devant la « sister car » comme disent les anglais et les deux Rebellion, mais ces dernières sont reléguées à 1,5 seconde.

En LMP2, c’est l’Oreca N°33 du Hugh Class Racing qui brille et occupe le commandement devant la N° 29 du Racing Team Neederland et la N°38 du Jota.

En GTE Pro, les deux Aston Martin sont devant la Ferrari AF Corse N° 51 et en GTEAm,  Aston Martin est aussi en tête, devant deux Ferrari.

Essais 2 : de 14 heures à 17 heures


TOYOTA-N°8-Essais 24 Heures du Mans-2020 à huis clos… sans public- Photo: Thierry COULIBALY

 

La Toyota n°8  pilotée par le Nippon Nakajima et la ByKolles N°4 confiée au Français Tom Dilmann, prennent la piste en premier, suivies de la deuxième Toyota de Kobayashi.

Les deux Japonaises tournent alors… six secondes plus vite que tout le monde et derrière elles,  c’est la LMP2 N° 29 du Hollande Racing, aux mains du Néerlandais Nick DeVries qui devance la ByKolles.

Après vingt-cinq minutes, une nouvelle fois, seules tente-neuf  voitures ont pris la piste. Julien Canal qui se trouve dans le baquet de l’Oréca du Panis Racing, sort soudainement de la piste, un tout droit à Indianapolis   , une ‘slow zone’ est immédiatement déployée.

Il faut attendre la quarantième minute pour que les temps s’améliorent et que Kobayashi batte le temps du matin de six petits dixièmes de seconde !

14 heures 55 … deuxième drapeau rouge de la journée, suite à la sortie de piste de l’Oreca de l’écurie IDEC, la N°28 de Paul Lafargue à la fin de la chicane Michelin, à l’extérieur…  La voiture semble fort abimée sur le côté droit.

Les Toyota pointent aux deux premières places, la 7 devant la 8 et précédent la Rebellion N°3. La 1 n’avait toujours pas fait un tour chrono, lors de l’interruption. On ‘mécanique’ durement sur cette voiture.

En LMP2, trois Oreca aux premiers rangs, le Racing Team Neederland N° 29 domine devant la G Drive N°26 et l’une des United Autosport, la N° 22.

En GTE Pro, la guerre est déclarée …  La Porsche ‘usine’ N° 92 pointe devant la Ferrari AF Corse N° 51 et l’Aston Martin N°95, le tout en 7/10 de seconde !!!

Enfin, en GTA Am, nous avons un tiercé inversé avec l’Aston Martin N° 98, devant la Ferrari N°54 et la Porsche Dempsey  N°77, tous les trois dans la même seconde.

Les essais reprennent à 15 heures 15 après vingt minutes pour dégager la voiture et changer les rails.

Sébastien Buémi sur la Toyota N° 8 réalise un très rapide 3’19’’718 à 15 heures 35.

A 15 heures 39, nouveau pépin pour la deuxième voiture d’IDEC Sport, la N° 21 de Dwight Meriman – un pilote américain de 52 ans – qui sort elle aussi de la route dans les virages du karting. Elle est perpendiculaire à la route et le nez est encastrée dans le mur en béton.

Bien entendu le drapeau rouge est de nouveau sorti.

Beaucoup de travail en perspective pour IDEC Sport , pour réparer les deux voitures, la 28 était alors revenue dans son stand poussée par les mécaniciens avec le demi train avant qui a reculé…

Il sera vraisemblablement impossible pour ces deux voitures de participer aux qualifications. Il restera à espérer la mansuétude des commissaires sportifs pour que les deux voitures soient au départ samedi.

La Ferrari N°70 est en panne d’essence après la chicane Michelin et n’a pas pu rentrer aux stands durant le drapeau rouge. Elle est ramenée par plateau et finira à la poussette pour regagner son stand, une fois la séance relancée.

A la reprise, on teste différents flaps de capots avant sur les Toyota. Peut-être dans le but d’augmenter la vitesse de pointe qui n’était pas formidable durant la matinée (317 km/h seulement)

A 16 heures 26, l’Aurus G Drive N°26 prend enfin la piste pour cette deuxième séance d’essais.

‘Full course yellow’, soit 80 km/h maxi sur tout le circuit pour sortir une Oreca en panne juste avant le premier virage Porsche.

A la fin de cette séance, on a cru que les Toyota préparaient les qualifications, en étant en avances sur leurs temps dans les secteurs 1 et 2, mais finalement il n’en a rien été…

Intox ?

On le saura lors de qualifications qui se déroulent dans la foulée en début de soirée pendant quarante-cinq minutes…

 

Patrick MARTINOLI

Photos : Thierry COULIBALY

 

 

24 Heures du Mans Endurance

About Author

gilles