MOTOGP 2020 : ZARCO HEUREUX DE ROULER DES GP. ‘DOUBLES’.

DURANT LA LONGUE INTERRUPTION DES COURSES, ZARCO A ROULÉ COMME UN FOU SUR UNE PANIGALE (FACEBOOK)

On sait que Johann est un pilote incroyablement méticuleux et rigoureux dans ses réglages, ce qui lui prend parfois un temps fou sur le week end d’un GP. pour trouver l’idéal.

On sait qu’il n’est pas un ‘dingue’ du premier chrono dès le premier tour, il y a des spécialistes de ça, pas lui.

La Ducati, une 2019 certes mais avec un suivi usine très important, est une moto qu’il n’a pu piloter que deux fois durant les essais d’hiver à Sepang et au Qatar.

Avec des résultats très honorables d’ailleurs.

Mais bien sûr, et ce serait la même chose quelle que soit la Marque de la Moto, il faut trouver le réglage qui va bien circuit par circuit.

Certes les’ingés’, les fournisseurs de pneus ont des datas mais rien ne remplace le savoir-faire et le ressenti, c’est heureux d’ailleurs, sinon on ferait un championnat virtuel…

Et donc Zarco est totalement heureux de voir arriver des GP. doubles, les premiers à Jerez, parce qu’il aura plus de temps pour trouver ses réglages et bénéficier le GP. suivant de ses essais lors du premier des deux GP..

 

 

Ce qu’il en dit : «La publication du calendrier a été une très bonne nouvelle pour moi. De mon point de vue, ce peut être un avantage de courir deux fois sur la même piste parce que je connais finalement assez peu la moto et j’ai besoin de plus de temps pour la régler. Je sais par expérience que participer à des courses qui se succèdent à un rythme très rapide m’aide à être compétitif. Bref, je suis heureux».

Voilà, pour une raison indépendante de sa volonté, Johann a perdu un temps fou et dans une carrière à haut niveau, «le temps perdu ne se rattrape plus ! (merci Barbara).

Il faut donc mettre les bouchées doubles… ce qui est plus simple avec des GP. doubles aussi (ouaf !).

Des GP. doubles, il y en a deux à Jerez, deux en Autriche, deux à Misano, deux en Aragón, deux à Valence, autrement dit ça sent bon…

Alors oui, ils sont peu nombreux les pilotes qui ne disposent pas de motos d’usine, Zarco, Rabat, Morbidelli, mais il n’est nul besoin d’avoir une fusée sous les fesses pour montrer qu’on peu monter… chez les satellites (re-ouaf !).

 

OBJECTIF 2021 LA MOTO D’USINE DE BAGNAIA CHEZ PRAMAC (NO 63)

 

Car le projet de Zarco durant cette courte Saison 2020 est clair et assumé, il s’agit de rouler assez fort pour remplacer en 2021, chez Pramac, le team-satellite de Ducati,  le pilote italien Bagnaia qui en 2019, sur une moto d’usine en plus, a terminé quinzième au Général avec 54 points !

Oui mais alors avec une moto d’un an quelles chances a-t-il de montrer son talent ?

Rappel, en 1984 je crois, au GP. de Monaco, un pilote exceptionnel s’est révélé sous une pluie battante au volant d’un tacot (pardon, dans le sport automobile on dit une modeste Toleman…).

Il s’appelait Ayrton Senna, parti treize, sur certains tours il collait Prost au mur !

Tout le monde ce jour-là a titré sur le fait qu’une star était née…

Hors, est-ce un hasard, la seule fois où Zarco a réussi à mettre la KTM en troisième position c’était après une séance sur le mouillé…

Voilà, si Zarco est heureux, Quartararo lui est aux anges et rêve comme les autres de refaire ‘vroom’ sur un circuit, nous aussi et tant mieux !

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : MotoGP

 

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