POUR UNE NOUVELLE FFSA. ‘POURQUOI JE VOTE DARNICHE’ : AUJOURD’HUI ENTRETIEN AVEC MICHEL TROLLÉ.

 

 

Michel Trolle-victorieux en-F3000 à Spa en mai 1987

 

Stoppé par un accident aux portes de la F1 et ce alors qu’il chassait la pole en F3000, au cœur de l’été à Brands Hatch un samedi d’août 1988, Michel Trollé, que le grand dénicheur de talent -le regretté François Guiter, le patron du sponsoring chez le Pétrolier ELF- annonçait comme ‘LE’ futur pilote Français appelé à succéder à Alain Prost, avait auparavant été d’abord Champion de France… de tir sportif.

Contre l’avis de ses parents, le jeune Michel – natif du Touquet– a pourtant rapidement rangé sa carabine à 18 ans, pour se lancer par ses propres moyens dans le Karting, devenant 3 fois Champion de France en SuperKart 250.

Vainqueur du Volant Elf en 1984 devant … un certain Damon Hill, il fut ensuite Vice-Champion de France en Formule Renault et deux fois sur le podium du Championnat F3 et ce avant de monter en F3000 dans l’équipe Française GDBA, en compagnie de Paul Belmondo.

Immédiatement dans le coup, il terminait déjà second de son premier GP. de F3000 à Silverstone, puis dans la foulée, le jeune espoir nordiste remportait celui de Belgique sur le toboggan de Spa-Francorchamps, la veille du GP de F1 !

Des débuts en fanfare au milieu d’un peloton composé de futurs pilotes F1… (Dalmas-Alesi-Hill-Moreno-Blundle-Tarquini-Wallace-Guggelmin)

Après son terrible accident de Brands-Hatch, un an plus tard, il rebondit par la suite grâce à l’aide de Gilles Gaignault en Endurance, terminant quatre fois les 24 Heures du Mans avec notamment une 6ème place chez Courage en 1990.

 

 

Mais Michel Trollé s’illustra aussi comme organisateur en faisant renaître de ses cendres le Rallye du Touquet qu’il dirigea de main de maître pendant dix ans pour en faire un must du Championnat de France, à la gestion modèle.

Réussissant d’ailleurs ce qui n’est pas un mince exploit à le faire inscrire au Championnat d’Europe de la discipline !

Michel est encore aujourd’hui actif. Il a guidé les débuts en DTM de Bruno Spengler et œuvre en Karting, où il a dirigé et soutenu ses deux enfants et suit encore le parcours d’un jeune minime.

Il rejoint aujourd’hui la Nouvelle Fédération pour mettre ses compétences et son expérience au service de notre sport avec Bernard Darniche et nous explique les raisons de son ralliement.

 

Michel TROLLÉ avec Jean-Marie BALESTRE, un grand Président lui !

 

QUELLE IMAGE AS-TU DE BERNARD DARNICHE ?

«J’avais six ans quand j’ai assisté à Étaples-Le-Touquet, où mes parents tenaient un commerce, à sa toute première victoire en Rallye. J’ai suivi ensuite à distance son ascension jusqu’au plus haut niveau, qui n’est pas étrangère à ma passion secrète pour le sport auto que mes parents me faisaient refouler. L’accident de Brands Hatch où j’ai failli laisser mes jambes m’a fait le retrouver patient comme moi du Professeur Letournel à la Clinique de la Porte de Choisy, où nous avons lutté ensemble avec la même énergie pour nous reconstruire. »

Et Michel poursuit :

«Lorsque j’ai lâché en 1999 le Rallye du Touquet (à l’instigation de Jean-Paul Maillard de la Ligue du Nord de la FFSA. qui avait un ami à recaser) Bernard Darniche m’a confié la responsabilité de la structure logistique et le coaching de certains des pilotes de son Team Gentlemen Racing Drivers. J’ai vécu pendant trois ans une très belle expérience professionnelle, découvrant en Bernard un chef d’entreprise très compétent, honnête, humain, toujours disponible et ouvert au dialogue. Nous en avons gardé l’un et l’autre de bons souvenirs. »

 

Michel-TROLLÉ-et-son-fils-Louis-Nicolas.

 

QUE PENSES-TU DE SON APPEL POUR UNE NOUVELLE FÉDÉRATION ?

 

« Je suis convaincu que sa grande crédibilité aussi bien dans le monde du Sport Automobile que des Constructeurs et des politiques lui donnent les meilleurs atouts pour impulser un nouvel élan à la FFSA. hélas bien moribonde. Une coquille vide…. »

Michel enchaîne :

«Son discours pour défendre le Sport Auto, le Karting et l’Automobile en général sera d’autant mieux entendu qu’il restera toujours clair et cohérent. Bernard est le contraire d’un politique au discours à géométrie variable. »

Avant de préciser :

«La remise en marche de la FFSA., il l’envisage comme une mission qui lui incombe, une sorte d’apostolat au service du Sport Automobile et de tous ceux qui croient en lui, et pas du tout comme une nouvelle carrière. Son âge ne m’apparaît pas du tout comme un problème dans la mesure où Bernard est toujours resté parfaitement inséré dans la société, la politique et les médias et qu’il a manifestement su garder une forme physique intacte. »

Michel Trollé conclut :

«Je ne crains pas de dire qu’il est pour moi un exemple et une source de motivation qui ont beaucoup contribué à ma décision de l’accompagner dans ce nouveau défi.»

Propos recueillis par Jean-Paul CALMUS

Photos : Collection Michel TROLLE -Archiv’ELF- Daniel DELIEN

 


Avec le GDBA-Victoire à SPA de Trollé devant Moreno et Blundle

 


Yves COURAGE et son équipe en 1990 avec Michel-TROLLE et Pascal FABRE-Photo : Collection COURAGE

 


GDBA- Paul Belmondo-Michel Trollé-Gilles Gaignault et Jean-Paul Belmondo au GP de PAU en 1987

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