IL Y A 38 ANS CE 8 MAI… DISPARAISSAIT L’INOUBLIABLE GILLES VILLENEUVE !

F1 Mémorial Gilles Villeneuve sur le circuit de Zolder © Manfred GIET

 

Les années ont passées mais on ne l’oublie pas… !

Cela fait 38 ans, jour pour jour ce vendredi 8 mai 2020, que disparaissait tragiquement l’icône Québecquoise de la F1, Gilles VILLENEUVE, surnommé ‘’Le Petit Prince’’.

Ce jour-là, le samedi 8 mai 1982, lors de cette 5ème manche du Championnat du Monde de F1 qui se déroulait dans les pinèdes Limbourgeoises du Circuit Belge de Zolder, pour un GP. de Belgique dans la foulée de celui de San Marino deux semaines avant et qui s’était terminé au sein de la Scuderia FERRARI en ‘eau de boudin’ parce que  son ami et équipier chez FERRARI avait-selon lui-transgressé les consignes d’équipe en lui chipant la victoire à lui VILLENEUVE, au prix d’une manœuvre très risquée et qui avait provoqué le courroux du petit Canadien sur le podium et par la suite.

Ce GP. de Belgique était donc attendu avec impatience afin de pouvoir évaluer le stade exact du différend entre les deux équipiers amis, devenus tout à coup protagonistes et tous deux visant un titre au volant d’ une FERRARI 126 C2 enfin compétitive.

Mais dès le jeudi, où les pilotes défilent traditionnellement dans le paddock avant que les choses sérieuses ne commencent dès le lendemain pour les premiers essais libres, on sentait déjà la tension qui régnait dans le Box FERRARI, où visiblement la relation amicale entretenue jusqu’à ce GP de San Marino à Imola entre Gilles VILLENEUVE et Didier PIRONI, en avait pris un sérieux coup dans l’aile…

Le Québequois s’était manifestement déplacé dans le Limbourg Belge avec amertume affichant une pensée visiblement vengeresse !

F1 Gilles avec un style spectaculaire qui plaisait au fans-© Manfred GIET

 

Lors de l’une de ses dernières interviews qu’il donna le vendredi soir 7 mai, on le sentait ailleurs, d’ailleurs remonté à bloc suite aux événements d’Imola, en n’hésitant d’ailleurs pas de critiquer ouvertement le Directeur Sportif de FERRARI, Mauro FORGHIERI qui après les incidents survenus au GP. de San Marino avait pris la défense de Didier PIRONI.

Et après avoir expliqué qu’il était motivé comme jamais pour prendre sa revanche au GP. de Belgique sur le Circuit de 4,262 Km, un tracé ‘’Stop et Go’’ sans trop de difficultés, il eut cependant  une réflexion qui avec le recul s’est avérée tout à fait prémonitoire lorsqu’il déclara :

« Si le tracé de Zolder ne me pose pas de problèmes, il y a cependant un endroit plus délicat dans la partie arrière dans le bois. »

Expliquant :

« Là, il faut en effet négocier la courbe de Terlaemen avec justesse car l’endroit est très rapide surtout avec les F1 à effet de sol et moteur turbocompressé.

Avant d’ajouter précisant :

« La moindre erreur en effet se paie ‘cash’ et je sais que si je me loupe à cet endroit, je peux dire Au Revoir à ma mère !»

Prémonition…

 Car, c’est ce qui lui arrivera le lendemain samedi 8 mai 1982.

Dès le début de la session des qualifications, en ce samedi après-midi 8 mai 1982, Didier PIRONI se montra toujours un peu plus rapide que le Canadien qui cependant roulait avec le couteau entre les dents.

Après avoir chaussé son deuxième train de pneus ‘qualifs’ GOODYEAR, il était toujours à 0,115 secondes de Didier PIRONI, lorsqu’à 13 Heures 52’ et à huit minutes de la fin de cette séance qualificative déterminante pour la grille de départ, Mauro FORGHIERI lui brandit le panneau ‘’PIT’’ afin d’effectuer un dernier réglage sur sa FERRARI, la N°27, afin ensuite de pouvoir s’attaquer dans les derniers à la Pole que VILLENEUVE visait depuis le début du week-end.

Alors que suite au paneautage du Team FERRARI, Gilles il aurait dû se mettre en mode décélération avant de rentrer au Box, il ne ralentit pas le train, tomba alors sur Jochen MASS avec sa MARCH, après le sommet de la Butte, et suite à l’incompréhension de l’un et de l’autre, VILLENEUVE avec sa FERRARI, s’envola en percutant une des roues arrière de la MARCH pour finalement littéralement exploser, avant d’être éjecté de son baquet et atterrir près d’un poste de commissaires, dont l’un que nous avons bien connu ne s’est jamais remis de cette scène d’horreur au point de se suicider quelques années plus tard…

Pour le malheureux Gilles, tous les secours furent vains car il fut transporté ‘cliniquement mort’ au Centre Hospitalier de Louvain, où comme le rappelle Gilles GAIGNAULT, en accord avec son épouse Joanne qui n’était pas présente à Zolder, étant restée à MONACO, pour la communion de leur fille Mélanie, mais arrivée en début de soirée par un vol privé avec les dirigeants de l’ACM. (Automobile Club de MONACO) Joanne VILLENVEUVE, et en  commun accord avec l’équipe médicale, décida de débrancher les appareils de réanimation dans la soirée de ce foutu samedi décidément pas comme les autres.

Sa disparition a ému le monde du Sport Automobile au même titre que tous les  drames précédents ou subséquents mais 38 ans plus tard, nous nous souvenons du charismatique ‘’Petit Prince’’ considéré par ses nombreux fans comme l’un des plus grands de la guilde des Pilotes de F1 même sans avoir décroché de titre au moment où il nous a quitté.

 

 RIP Gilles

 

 Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

 

F1 Memorial Gilles Villeneuve-Inauguration Zolder 1984-© Manfred GIET

About Author

gilles