ALAIN COUDERC EST MORT…

 

 

 

Alain Couderc n’est plus…

 

Le Bordelais qui était né le 22 mai 1947, vivait au milieu des vignes, non loin du prestigieux Château de Margaux, et il s’était révélé autrefois au GP de Monaco en devançant successivement Patrick Tambay et Didier Pironi en  Formule Renault.

Dans un interview qu’il avait accordé à notre ami et confrère d’Échappement-Classic, François Hurel, il avait confié :

 « Mon père tenait un petit garage de carrosserie et j’ai commencé à m’intéresser à la course vers 14-15 ans. En faisant un peu de Kart de location, je me suis aperçu que je n’étais pas trop mauvais et, au retour de l’armée, j’ai participé aux stages de l’école de Nogaro, sur une MEP. »

Alain découvre la course en 1969, au volant d’une NSU 1000 TTS :

« J’ai disputé quelques courses en circuit et j’ai souvent gagné ma catégorie, mais j’estimais qu’il valait mieux courir dans une formule monotype. J’ai opté pour le championnat de Formule Bleue, que j’ai remporté en 1970. J’ai également disputé des Courses de Côte pour marquer des points, mais je n’aimais pas du tout ça. Rouler entre des arbres et des poteaux, ce n’était pas mon truc. »

 

ALAIN COUDERC en F3 avec le BP Racing

 

Se lance lors en Formule Renault :

« Total supportait la Formule Bleue et était lié à Henri Julien qui avait à Gonfaron créé AGS (Automobile Gonfaronaises Sportives). On m’a donc prêté une AGS, mais je devais me débrouiller par moi-même et c’était difficile. J’ai également disputé quelques courses avec une Hampe, mais AGS comme Hampe n’en étaient qu’à leurs débuts de constructeur. La Tecno que je pilotais en 1972 était bien meilleure et j’étais davantage aidé par des copains de Bordeaux. Quand je n’avais pas de problèmes mécaniques, ça allait et j’ai réalisé quelques performances qui m’ont fait remarquer. »

Dont l’une à Hockenheim.

Il poursuit :

« Jacques Laffite et Jean-Pierre Paoli, m’offrent d’intégrer le BP Racing en 1973. Je me suis retrouvé dans l’équipe officielle BP, avec Claude Michy et Jacques Coche. On vivait tous en famille à Magny-Cours et c’était super ! J’avais une Martini, un bon préparateur Bozian, des mécaniciens compétents et je pouvais enfin gagner des courses. C’était une bouffée d’oxygène. »

Bref sa carrière était lancée. On le verra avec des résultats plus qu’honorables en F3 puis en Championnat d’Europe de F2

 

ALAIN COUDERC – aux 24 HEURES du MANS

 

Il participera ensuite à 5 reprises aux 24 Heures du Mans, dont la première fois en 1973  avec Jean Pierre Paoli au volant d’une Ligier S2, soldé par un abandon.

Un an plus tard toujours avec Paoli, il pilote la Ferrari 365 GTB Daytona du célèbre NART (North American Racing Team) de Luigi Chinetti et nouvel abandon !

De 1982 à 1984, il revient en Sarthe avec l’équipe WM Peugeot de Gérard Welter. Il terminera 16e de l’édition 83 avec Pascal Fabre et Roger Dorchy.

Depuis sa retraite sportive, il s’adonnait à la musique sa seconde passion.

 

RIP Alain …

Gilles GAIGNAULT

Photos : ÉCHAPPEMENT CLASSIC – Gilles VITRY

 

Glorieux Anciens Nécrologie

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