FFSA. : SOUS LE RÉGIME DE LA… DICTATURE !

 

 

FFSA le Président Nicolas DESCHAUX

 

Nicolas Deschaux, le chevalier du déclin, au galop vers la dictature à la FFSA.

Impuissants à maintenir le rayonnement du sport automobile qu’ils dirigent depuis 1996 à la tête de la Fédération Française, Jacques Régis et son successeur coopté Nicolas Deschaux (voir notre précédent article) ont été bien plus efficaces pour museler les critiques, éliminer les contradicteurs et réformer à leurs mains les statuts de la FFSA., avec un comité directeur à leur botte, afin de rester au pouvoir malgré un bilan peu glorieux et une gestion financière opaque !

Propulsé à la présidence en 2007, à la suite de l’inattendu et donc soudain départ de Jacques Régis le président qui avait lui succédé à Jean-Marie Balestre en 1996, filant vers les cieux cléments de l’Océan Indien dans la nébuleuse Île Maurice, Nicolas Deschaux donna d’abord l’impression de flotter un peu dans son nouvel habit de président.

Portant costumes sombres et grosses lunettes fumées, on l’eût dit dans les oripeaux de feu l’ancien président Jean-Marie Balestre, dont il ne montrait hélas ni le charisme ni les talents de tribun…

Il allait pourtant se montrer son digne successeur par son goût du pouvoir sans partage ! Remarquablement conseillé par son mentor… le sieur Jacques Régis d’où les surnoms entendus en permanence de ‘Chef’ pour le Praize ‘Junior’ et de ‘Chef-Chef’ pour son aîné !

 

UN VENT DE FRONDE

 

Après sa réélection sans réelle opposition en 2012 pour un second mandat, certaines mesures sportives et la gestion de la FFSA commencèrent à être critiquées.

Venu de l’ouest, un esprit de fronde gagna bientôt d’autres régions, les élus de terrain réclamant à la présidence plus de concertation et de transparence.

En 2015, un an avant les nouvelles élections fédérales, la coalition menée par Jacques Ollivier, président de la région Maine-Bretagne, cumulait près de la moitié des droits de vote des licenciés, menaçant de mettre en minorité le pouvoir fédéral.

Les contestataires exigeaient les justificatifs de certains transferts de fonds de la FFSA au profit de prestataires d’outre-mer…

Une demande légitime qui fit sur le président et son prédécesseur, l’effet d’une déclaration de guerre et déclencha une répression impitoyable…

LA CAROTTE OU LE BÂTON

 

La première réponse du président fut de dissoudre à la hâte le comité directeur avant que l’opposition n’y devienne majoritaire !

En attendant les nouvelles élections, Nicolas Deschaux confia les affaires courantes à son plus fidèle lieutenant pour se concentrer sur la cuisine électorale…

La première urgence était d’empêcher d’autres régions, surtout les influentes Provence Alpes Côte d’Azur et Rhône-Alpes, de basculer dans l’opposition.

Comme avec les ânes, on a recouru à la tactique de la carotte ou du bâton !

Au président de PACA, Rémi Tosello un homme pourtant au demeurant intègre, l’homme de l’ASA Grasse, on promit en échange de son allégeance le titre plutôt honorifique mais non dépourvu d’avantages de vice-président de la FFSA auquel il aspirait légitimement !

La carotte n’était pas utilisable en Rhône-Alpes avec Jean-Pierre Mauveaux, viré sans ménagement un an plus tôt par Jacques Régis d’un emploi salarié dans l’organisation du Rallye de France WRC.

Le bâton consista à le déboulonner de sa présidence de région qu’ambitionnait justement Gilles Mondésir, le nouveau président de l’ASA Rhône, successeur du regretté Michel Perrin.

LES SOUS-MARINS DU PRÉSIDENT

 

C’est à Lyon que, au mépris des bons usages, fut conviée la plupart des présidents d’ASA de la région à une réunion où, en l’absence de Jean-Pierre Mauveaux et de ses soutiens, Nicolas Deschaux fit miroiter les avantages pour la région de voter pour un président « dans la ligne du parti» Chacun a comprit, a contrario, que reconduire l’ancien, tombé en disgrâce, leur vaudrait des rapports d’observateurs plutôt sévères que bienveillants pour leurs rallyes et courses de côte, très peu d’épreuves de championnat et encore moins de finales et de coupes de France.

Quant aux absents de la réunion, ils étaient déstabilisés dans leur ASA aux yeux de leurs licenciés craignant des représailles venues d’en haut.

 

LE MANAGEMENT TOTALITAIRE

 

Après le ralliement à 100 % de PACA et à 50 % de Rhône-Alpes apportés par le délégué de la région Hervé Besson, qui s’était déjà rallié à Nicolas Deschaux, l’assurant dès lors de rester majoritaire.

Avec seulement 42 % de droits de vote, les protestataires purent certes demander la convocation d’une assemblée générale mais sans pouvoir contraindre le président à «se soumettre ou se démettre» !

Au contraire, plusieurs présidents protestataires comme celui de Rhône Alpes et de Maine-Bretagne, quittèrent leurs fonctions par dégoût de ces mœurs de bas-empire.

D’autres comme André Diviès dans le Sud-Ouest ou Jean-Pierre Deschamps en Île-de-France finirent par se rallier à la loi du plus fort par souci de leurs intérêts régionaux. Perdant leurs honneurs après avoir fait partie des… aboyeurs !

Après l’élimination ou la reddition des rebelles, l’élection de 2016 pour un troisième mandat ne fut pour Nicolas Deschaux qu’une formalité expédiée en plein mois d’août dès le premier jour du semestre après les J.O. prescrit par la loi pour y procéder.

La pyramide étant renouvelée en commençant par le sommet, la base n’avait plus qu’à se conformer à la volonté du prince et de son roi confortablement installé Dans son Île au fin fond de l’Océan Indien… y recevant des subsides conséquents en provenance de la métropole… de la FFSA !

Qu’ AutoNewsInfo publiera prochainement…

OPPOSITION RÉDUITE AU SILENCE

 

Les opposants furent d’autant moins audibles pendant le troisième mandat de Nicolas Deschaux qu’il avait pris soin en juin 2016 de remodeler les statuts et de renforcer ses moyens de gouverner tranquille : obligation de rassembler non plus 33 % mais 51 % des votants pour demander la tenue d’une Assemblée Générale, diminution de 22 à 17 du nombre des régions dont plusieurs découpées à l’avantage de ses fidèles, réduction des droits de vote des ASA et régions les plus importantes au profit des petites, plus faciles à manipuler, transfert de compétences de l’Assemblée vers le Comité Directeur ou le Bureau Exécutif ont fait de la FFSA une république en marche… vers la dictature !

Une grande question reste cependant sans réponse à ce jour :

Quel brûlant secret peuvent bien receler les comptes de la FFSA pour que deux présidents successifs aient préféré aller jusqu’au coup de force dans leur obstination à les soustraire à tout regard, même celui de Dominique Lunel, président de la région Normandie, ancien trésorier représentant les licenciés ?

Vous le saurez bientôt lors d’un prochain volet de notre série qu’on peut appeler… «MAKE FFSA. GREAT AGAIN»

 

Suite de de notre feuilleton hebdomadaire… lundi prochain !

 

Jean Paul CALMUS et Gilles GAIGNAULT

Photos :  Thierry COULIBALY. Bernard BAKALIAN et DR

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NICOLAS DESCHAUX… LE CHEVALIER DU DÉCLIN DE LA FFSA. !

 

 

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