LES CONCLUSIONS SUR L’ACCIDENT MORTEL DU GRAND ESPOIR FRANÇAIS ANTHOINE HUBERT.

 

« Une chaîne d’événements », qui a malheureusement conduit au pire résultat.

 

C’est la réponse de l’enquête menée par la FIA sur le tragique accident qui a tué le 31 août dernier, le grand espoir Français Anthoine Hubert, dans la course 1 de Formule 2 à Spa-Francorchamps.

Cependant, il est essentiel de souligner qu’aucun des pilotes impliqués n’est tenu directement responsable et que toutes les figures opérationnelles ont agi de manière appropriée.

Le malheureux pilote Français a subi un impact d’une force sans précédent, avec un pic entre 65,1 et 81,8 G, lorsque la voiture de Juan Manuel Correa qui roulait à 281 kilomètres à l’heure, s’est écrasée sur lui.

« La dynamique de l’impact de voiture à voiture, en termes de vitesse et de trajectoire (l’angle était de 86 degrés), avait un niveau d’énergie si élevé qu’il en résulta un traumatisme mortel pour Anthoine Hubert et des blessures très graves pour Juan Manuel Correa « , nous dit le rapport rendu public par la Fédération Internationale.

Les résultats sont les conclusions d’analyses sur les éléments physiques, sur le matériel vidéo et sur les témoignages recueillis !

Tout a commencé lorsque, au deuxième tour, Giuliano Alesi a heurté une barrière sortant de l’Eau Rouge, un épisode dû « avec une probabilité raisonnable » à une crevaison dans le pneu arrière droit. Ralph Boschung et Hubert ont eux-mêmes bougé pour éviter de heurter la monoplace de l’écurie Italienne Trident, mais à leur tour sont entrés en contact à plus de 260 km/h!

Le Suisse avait ralenti plus brusquement qu’Hubert, qui avait perdu l’aile avant et flirté au Raidillon à 216 km / h rebondissant en pleine trajectoire avec une décélération de 33,7 G. À seulement 1« 8 du contact d’Alesi avec les barrières, les drapeaux jaunes ont été agités.

Après une seconde et demie, la voiture de Correa a heurté les débris d’Alesi, et incontrôlée, elle a submergé celle du pauvre Hubert. La séquence entière a duré 14,6 secondes.

« Il n’y a aucune preuve que l’un des pilotes n’a pas réagi de manière appropriée, en réponse au signal du drapeau jaune ou aux circonstances sur la piste », lit-on.

Et il en va de même pour la direction de course et les commissaires sportifs, dont la réponse a été définie comme « rapide et correcte ».

Le personnel médical est arrivé sur les lieux 54 secondes après l’affichage du drapeau rouge, la première équipe d’extraction dans les 2 minutes suivant l’accident. 

Malheureusement Anthoine Hubert n’a pas survécu à ses lourdes blessures…

 

Gilles GAIGNAULT

Photo : F2

 

 

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