RALLYE NEIGE ET GLACE 2020 : LE PREMIER JOUR… EST UNE NUIT !

 

 

L’image d’ouverture, prise au dessus de la ville de Pontarlier, me flanque carrément la chair de poule… Ah ! Ces vieux souvenirs sont obsédants et nostalgiques…

Quand le Monte Carlo et son double le Neige et Glace  traçaient des spéciales de plusieurs centaines de km, quand Ove Andersson descendait, soulagé, de son Alpine A110,  vainqueur à Monaco sans avoir lâché  le cerceau depuis 48 heures !

Forcément sur un Rallye Classic, ça donne des idées à l’organisateur du Neige et Glace en régularité Patrick Zaniroli !

 

DÉPART EN FANFARE DU MUSÉE PEUGEOT

 

Après les vérifs. dans cet endroit magique qu’est le Musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux, le rallye a dîné dans les locaux du musée, un peu à l’heure allemande, 18 heures, le premier départ étant prévu à 19 heures…

Le journal régional, l’Est Républicain, a consacré deux pages au rallye, il y avait donc une jolie foule au départ, malgré une pluie glaciale…

J’ai pu discuter avec des gens dans le public, quatre d’entre eux n’étaient pas au courant, sortaient du théâtre (Spectacle «Edmond»  en tournée dans toute la France, cinq Molière au compteur !) ils ont vu passer la première des autos et ont couru au Musée, assez proche.

En restant durant tout le temps du podium de départ, une heure et demie tout de même, dans les conditions météo indiquées ci-dessus, comme quoi la régul’ Classic et ses belles autos, ça fait salle comble !

 

 

Nuit éprouvante, pas de lune bien sûr, les phares longue portée essayant de trouer la nuit dans les forêts très sombre (mais magiques !) de cette partie du Doubs.

 

MAGIQUE, EN ARRIÈRE PLAN LA VILLE DE PONTARLIER

 

Avec des autos dont le système de désembuage est soit inexistant soit peu efficace, c’est l’équipier qui en plus de la nav doit essuyer sans arrêt le pare brise, un éclairage intérieur parfois très astucieux pour le navigateur, quatre spéciales, mais à l’arrivée tout le monde était heureux, ce qui devient rare aujourd’hui…

Le lendemain matin, il a gelé assez fort pendant la nuit, il a fallu râper le givre sur les pare-brise et affronter non le verglas, le sol n’est pas encore gelé, mais des zones très glissantes sur l’humidité des sous bois.

 

FAMILLE SANSEIGNE DE NUIT

 

Et on se bagarre fort, la famille Sanseigne, Monsieur (Joël) et Madame (Corinne) qui est venue très souvent courir ce rallye a sorti l’Autobianchi  Abarth A 112 et parvient à battre… le neveu de la même famille (Romuald) qui lui pilote une Fiat Cinquecento Sporting !

 

FAMILLE SANSEIGNE DE JOUR

 

On aime bien les petits modèles nerveux et incroyablement joueurs dans la famille !

En tous cas, le Belge Yves Deflandre, qui roule dans sa Porsche 911 orange, fléau des courses de régularité, grand favori de cette épreuve qu’il a gagnée quatre fois, est donc battu.

Pas beaucoup, de 20 points, mais troisième !

Bref, ceci augure d’une nouvelle journée phénoménale le lendemain car la neige tant attendue est annoncée, qui plus est le rallye part sur les hauteurs des massifs et donc la couche peut être épaisse…

On a profité de cette journée sur du goudron noir pour visiter un peu les délices de la région.

 

LA DISTILLERIE PONTARLIER-ANIS

 

Arrêt à la Distillerie Pontarlier-Anis, ce qui tombe bien, les organisateurs y ont prévu un CP…

On en a profité pour visiter l’intérieur, les cuves en cuivre qui datent de 1880 sont juste sublimes.

Anis ?

Ce n’est pas dans le sud ça ?

Le fameux Ricard remonte à 1930…

Le Pernod reste le doyen, avec ses deux cents ans d’âge.

Mais l’anis et l’absinthe de Pontarlier c’est une vraie découverte. A consommer très modérément bien sûr, de toutes façons  c’est tellement bon qu’il n’est pas nécessaire d’en faire une cure, merci au propriétaire François Guy, quatrième génération de la famille dans ce métier, de nous avoir ses portes.

Evidemment, arrêt à Morteau, la spécialité de l’endroit est connue dans le monde entier, un vrai délice.

 

BEAU COIN LE DOUBS…

 

Et enfin un peu plus loin sur le parcours, la fromagerie (on dit ici une fruitière) Le Narbief-Le Bizot nous a expliqué comment on fabrique le Comté.

 

LES CUVES DE 4000 LITRES (PHOTO TOURISME FRANCHE-COMTÉ)

 

Les cuves en cuivre font 4.000 litres, on commence à y fabriquer le fromage vers cinq heures du matin, après la traite des vaches, il faut 400 litres de lait pour faire un meule de 40 kg, ensuite on affine dans les caves du château St Antoine entre quatre et trente six mois, le goût évolue énormément mais déjà tout jeune c’est déjà du nanan.

Patrick Zaniroli, organisateur, est aussi enthousiaste que ses troupes…

 

PATRICK ZANIROLI

 

 «  Je tiens à féliciter la famille Sanseigne pour cet impressionnant début de Rallye. Dans les deux catégories, la lutte reste très acharnée et particulièrement serrée. Les chutes de neiges attendues pour demain risquent de jouer un rôle essentiel. D’autant plus que cette troisième étape nous mène sur les hauteurs du Jura où la neige accroche nettement mieux ! »

Voilà, pour la neige de ce mardi, on est parés…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Richard Bord et Producteurs

Classement général

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