LE PREMIER BAROMÈTRE ÉCONOMIQUE DES SPORTS MÉCANIQUES EN FRANCE

 

LA MINISTRE DES SPORTS ET LES PRÉSIDENTS DES FÉDÉRATIONS

 

 

C’est un rapport commandé par les deux fédérations des sports mécaniques en France, la FFM (moto) et la FFSA (auto).

On va simplifier, pour ne pas tomber dans l’ultra langage corporate que l’on pourra lire sur le communiqué officiel au bas de cet article…

Il s’agit de savoir quel est l’impact des sports économiques dans ce pays, qui est énorme, ce qui est important c’est que les deux mondes de la moto et de l’auto, se sont mobilisés sur ce projet fort intéressant.

Et ce mardi 26 novembre 2019, place de la concorde à Paris au siège de l’ACF (Automobile Club de France) tout le grand monde était là, naturellement les Présidents des fédérations, la Ministre des sports Roxana Maracinéanu, les organisateurs des Grands Prix Français, ceux de la F1 et de la moto, les constructeurs, etc… Bref que du beau monde avec tous les médias !

Avant de vous laisser apprécier comme il se doit les termes du communiqué officiel, quelques remarques notées au fil de cette conférence.

Par exemple, Eric de Seynes, responsable de Yamaha Europe et membre du board au Japon, a rappelé qu’il ya trois axes principaux dans les projets et les ventes de la société, les gens qui se déplacent par obligation, ceux qui le font par plaisir et la compétition.

 

CHRISTIAN ESTROSI, l’homme qui a relancé le Grand Prix de FRANCE de Formule 1

 

Et ce secteur est très important dans les chiffres de la boîte, 20% des ventes et 30% du chiffre d’affaires !

On comprend donc vite que la compète est aussi génératrice d’emplois !

Christian Estrosi, l’organisateur qui a eu le culot et l’ambition de relancer le GP de France de F1, a rappelé que ces sports sont politiquement incorrects et que les organisations y sont mal vues, malgré les retombées économiques phénoménales pour les régions où ces compétitions se déroulent!

 

JACQUES BOLLE, PRÉSIDENT DE LA FFM, au micro

 

Et pourtant sur ce fameux bilan carbone qui est le mot d’ordre des bien pensants (et qui ne savent d’ailleurs en général pas du tout ce dont il s’agit), Christian Estrosi insiste sur le fait que quelques tours de circuit à moto ou en auto ne représentent rien, l’idée serait d’ailleurs de fabriquer une essence propre.

J’avoue que c’est une idée nouvelle, on nous  gave avec cette électricité dont j’ai déjà expliqué à quelle point elle est polluante, en production, en utilisation et en déchets, mais l‘essence propre en fait, ce devrait être un objet de recherches très poussées…

Claude Michy l’homme du Grand Prix de France Moto, a de son côté indiqué que le GP de France Moto, qui génère au moins dix millions de retombées sur la région du Mans, ne touche pas d’argent public!

 

Pendant la réunion FFSA / FFM à l’ACF, Paris le 26 novembre, 2019 – Photo Jean Michel Le Meur / DPPI

 

Le représentant du Groupe Automobile PSA, n’avait pas grand-chose à dire sauf à nous vendre ses véhicules électriques, celui de Renault en revanche adoube la compétition en regrettant que les constructeurs doivent assurer une trop grosse partie de la note, environ 40% des budgets et aimerait voir d’autres sources de financement abonder, et oui, nous ne sommes pas en Italie où c’est un honneur d’être sponsor quand on fabrique des pâtes…

Bon, tout le monde est d’accord pour reconnaître que dans le bilan des sports mécaniques, il y a évidemment la sécurité, qui a fait un bond en avant incroyable en quelques années, chose constatée par les deux Présidents des fédérations…

Alors maintenant, quelques chiffres…

Ils sont colossaux, on le savait mais à ce point là!

L’impact économique des sports mécaniques en France est estimé à tenez-vous bien… 2,3 milliards d’€, en ce qui concerne le chiffre d’affaires, débouchant sur 511 millions de valeur ajoutée.

De plus, la contribution des sports mécaniques au niveau fiscal et social est évaluée à 233 millions d’€.

Ces chiffres concernent les constructeurs à 39%, les circuits à 26%, les fédérations et clubs à 15%…

Il ya 47 disciplines organisées en France, sur 2300 épreuves au total chaque année. Mille lieux de pratique sont répertoriés, 600 circuits de terre, 350 circuits de kart, 38 circuits asphaltés, le nombre de ces lieux a augmenté de 15% en 10 ans.

Les sports mécaniques emploient 13 500 personnes en France. 160 000 licences sont achetées chaque année.

Voilà, bilan, les bien-pensants feraient mieux de nous élever des statues…

Et maintenant le communiqué officiel…

 

« La Ministre des sports, Roxana MARACINEANU, le Président de la Fédération Française de Motocyclisme, Jacques BOLLE, le Président de la Fédération Française du Sport Automobile, Nicolas DESCHAUX et le Président du Groupement National des Circuits Automobiles et des Centres d’Essais Industriels, Jean-Pierre MOUGIN ont organisé mardi 26 novembre 2019, dans les locaux de l’Automobile Club de France (Paris), la présentation du 1er Baromètre économique des sports mécaniques réalisé par EY.

Cette étude, exécutée dans le cadre de l’Observatoire de l’économie du sport du Ministère chargé des sports, s’inscrit dans la démarche de structuration de la filière de l’économie du sport impulsée par l’Etat depuis 2015 pour mieux valoriser les acteurs économiques du sport dans leurs actions et renforcer leur compétitivité sur le plan international.

 

Une filière économique et sportive majeure en France

Avec un volume de chiffre d’affaires de 2,3 Milliards d’euros, les sports mécaniques constituent une filière sportive et de loisirs majeure en France, à mi-chemin entre les 7,5 Milliards réalisés par le football professionnel et les 1,5 Milliard de CA portés par la filière du golf.
Les sports mécaniques génèrent également de nombreux emplois sur le territoire français, estimés à
13 500 personnes en 2018, nombre comparable à celui de la filière du golf.
Grâce à son activité, l’écosystème des sports mécaniques affiche une valeur ajoutée estimée à 510 Millions d’euros.
Les industriels représentent 39% du CA global des sports mécaniques et plus de la moitié des emplois du secteur (7 200).
Enfin, la filière contribue aux finances publiques. Le montant des contributions fiscales et sociales versées par ses acteurs est évalué à 233 Millions d’euros, similaire à celui des festivals et spectacles musicaux (266 M€).

 

Une filière ancrée dans la vie des français et des territoires

Chaque année, 1 600 clubs et associations repartis à travers toute la France organisent environ 2 300 épreuves dans chacune des 47 disciplines des sports mécaniques qui réunissent un total de 160 000 licenciés. Environ 130 000 personnes participent chaque année à l’organisation de ces épreuves partout sur le territoire.
Les circuits et lieux de pratique représentent 28% du chiffre d’affaires de la filière. Le territoire compte plus d’un millier de lieux de pratique pour un nombre total de 2 800 emplois. Ils contribuent au rayonnement international de la France grâce notamment aux compétitions majeures et de réputations mondiales qui s’y déroulent (24 Heures du Mans, Grand Prix de France F1 et Moto, Enduropale du Touquet Pas-de-Calais, Rallye de France WRC, WRX Lohéac…). Au total, 1,4 Million de personnes assistent chaque année à ces évènements majeurs.

 

Une filière tournée vers l’excellence et vers l’avenir

L’innovation reste un des grands marqueurs de la filière, les sports mécaniques s’étant toujours inscrits dans les grandes transitions. Laboratoire grandeur nature pour les constructeurs pour expérimenter et faire évoluer les réponses de l’industrie aux enjeux écologiques, numériques et de mobilité. Symboles de cette transformation : le Championnat du Monde de Formula E, l’hybridation de la F1 ou du WRC, le nouveau règlement du WEC (24 Heures du Mans) avec l’électrification ainsi que le lancement en 2019 de la Coupe du monde FIM MotoE et de la Coupe FIM de Trial-E.
Le tourisme lié aux sports mécaniques recèle un fort potentiel de croissance. A titre d’exemple, les retombées touristiques du Grand Prix de France 2018 de F1 ont été évaluées à 46 M€.

 

La structuration du « collectif sports mécaniques »

Cette étude témoigne que les acteurs des sports mécaniques occupent une place particulière dans le secteur économique du sport. Ils sont historiquement et naturellement étroitement liés au secteur industriel dont ils sont issus. Dans le prolongement de cette étude et selon la feuille de route de la Ministre, les têtes de réseaux de ce secteur ont pour objectif de poursuivre la structuration de leur filière par la création d’un « collectif sports mécaniques » qui viendra s’intégrer dans la Filière Sport.

 

Madame Roxana MARACINEANU, Ministre des Sports :

Je me félicite que le Ministère des Sports accompagne la filière des sports mécaniques à définir l’impact économique d’un secteur au dynamisme et au maillage territorial exceptionnels. Je fais confiance à cette filière d’excellence dont l’innovation est l’ADN pour relever un double défi : celui de l’urgence environnementale et celui de la sécurité des pratiquants comme des spectateurs. »

Monsieur Jacques BOLLE, Président de la Fédération Française de Motocyclisme :

 « Ce baromètre économique des sports mécaniques est une première et constitue un élément fondamental et déterminant permettant de valoriser et de promouvoir nos activités ; riches de leur diversité et armées pour affronter de nouveaux défis. »

Monsieur Nicolas DESCHAUX, Président de la Fédération Française du Sport Automobile : 

« En tant que Président de la FFSA, je souhaite continuer d’agir pour les acteurs qui composent notre filière en soutenant leur dynamisme tout en répondant pleinement aux enjeux économiques, sociétaux et environnementaux qui sont les nôtres. »

Monsieur Jean-Pierre MOUGIN, Président du Groupement National des Circuits Automobiles et des Centres d’Essais Industriels :

« Le GN CACEIPA qui regroupe la quasi-totalité des circuits français auto et moto ainsi que des centres d’essais industriels s’est fortement impliqué dans cette étude qui met en lumière l’importance de la filière des sports mécaniques en France, tant au travers des emplois qu’elle génère, que par ses retombées économiques et fiscales et par le nombre d’associations et de bénévoles qui l’animent sur l’ensemble du territoire. »  


Monsieur Marc LHERMITTE, Associé chez EY : 

« Ce 1er baromètre raconte une économie surprenante, au-delà des grands événements sportifs qui la symbolisent, par l’incroyable variété des pratiques et leur réalité industrielle et technologique. Puissamment relayés par les médias et les réseaux sociaux, les sports mécaniques ont aussi un ancrage très local, autour des 2 300 épreuves qui maillent le territoire, avec leurs multiples retombées économiques, touristiques et fiscales. »

Voilà ce fut vraiment interessant de connaitre les chiffres de ce que génèrent les sports mécaniques en France et ce de façon officielle, avec la présence de Madame la Ministre des Sports!

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : FFM/DPPI – Jean Michel LE MEUR

 

 

 

      

 

FFM FFSA Sport

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