LE CARNET DE NOTES DU RALLYE D’AUSTRALIE PAR… ESAPEKKA LAPPI

 

WRC 2019 – Equipe CITROËN –  ESAPEKKA LAPPI

 

Venu pour la première fois en Australie dès 2013, alors qu’il courait dans le très formateur Championnat Asie Pacifique, Esapekka apprécie la beauté des spéciales locales, beaucoup moins la faune qui peuple ses forêts…

 

On dit de cette épreuve qu’elle est particulièrement dépaysante pour nous européens. Concrètement, comment cela se caractérise-t-il ?

« Par l’éloignement, le décalage horaire évidemment, mais aussi par exemple la faune locale ! Il n’y a évidemment aucun rallye où tu as envie d’abandonner. Mais encore moins en Australie. Il y a certaines portions de spéciales littéralement tracées dans la jungle où tu n’as aucune envie de t’arrêter, tant il y a a priori beaucoup d’animaux dont nous n’avons pas trop l’habitude. »

 

Quelle est la clef de la vitesse sur cette manche ?

« Il faut du cœur ! Les arbres sont tellement proches de la piste que cela se joue parfois à un fil. Il faut trouver le bon dosage pour ne pas glisser exagérément, alors que la nature même du sol fait qu’il est extrêmement glissant. »

 

Que retiens-tu de ta première venue en Australie en 2013 et de ta participation au championnat Asie Pacifique ?

« J’ai effectivement découvert le pays cette année-là, à l’occasion du rallye international du Queensland, sur la côte est également, et depuis j’y retourne avec plaisir, même pour visiter un peu, comme j’ai pu faire ces trois dernières années à Sydney. Le rallye en revanche n’avait pas le même profil. Mais c’était une belle expérience, très enrichissante, pour moi que de découvrir les destinations exotiques de ce championnat. Car si tous les rallyes étaient sur terre, chacun avait ses spécificités, en termes de revêtement, et donc de niveau d’adhérence. Je suis par exemple très heureux d’avoir également pu découvrir des spéciales de Nouvelle-Zélande à cette époque, car le WRC s’y rend l’an prochain. »

SECRETS DE ROUGES

 

Victorieux à deux reprises (2004 et 2005) du temps où le rallye était basé à Perth, l’équipe Citroën collectionne les podiums depuis son déménagement en 2009 dans la région du New South Wales (Kingscliff en 2009, Coffs Harbour depuis 2011), bien qu’il soit passé près en 2011 d’accrocher un troisième succès avec un certain Sébastien Ogier …

La saison 2011 marquait la première venue de l’épreuve à Coffs Harbour et Sébastien Ogier et Julien Ingrassia profitaient alors du fait que tout le monde partait à égalité en termes de connaissance du terrain pour se porter d’emblée en tête à bord de leur DS3 WRC de l’époque.

Les Français figuraient toujours aux commandes à l’issue de l’ES 5, avant qu’ils ne se fassent hélas surprendre comme beaucoup par les pluies diluviennes de cette édition.

Il n’empêche que les Rouges se sont toujours montrés particulièrement compétitifs dans le New South Wales, avec pas moins de cinq podiums (2éme et 3éme en 2009, 3éme en 2013, 3éme en 2015, 3éme en 2018) en huit éditions.

 

Christian COLINET

Photos : TEAM

 

Rallye WRC

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