LE YAMAHA TRICITY 300 PRÉSENTÉ A TOKYO… LOOK RAVAGEUR!

 

On a presque envie de dire « enfin ! »…

Ce trois roues de Yamaha, le Tricity, a été une vraie révolution, car contrairement aux baleines que l’on voit passer dans la rue et qui font la fortune de Piaggio, on pouvait bénéficier de la sécurité de conduite et d’une discrétion digne d’un scooter.

Mais si cet engin est idéal pour les trajets urbains, il fallait en sortir une version plus puissante, pour ceux qui font tous les jours un trajet important pour aller bosser et prennent donc des axes routiers où la vitesse maximale peut grimper à 130 km/h.

J’avoue que pour avoir testé l’engin lors de sa première apparition, en 125, je m’étais fait un peu peur en voyant arriver dans mes rétros des véhicules divers, de plus ou moins gros tonnage et tous susceptibles de m’envoyer dans le rail.

Mais en ville ou en zone périurbaine, un régal, amusant, sécurisant en diable… essai de freinage-réflexe violent, en descente, sur les pavés des Champs Elysées…  avec même quelques feuilles mortes pour garantir qu’on va s’en prendre une, et j’étais tellement étonné, je suis même resté un moment avant de repartir au vert, d’être toujours  debout…

 

 

Un bonheur de motard absolu.

Yamaha présente en ce moment au salon de Tokyo, jusqu’au 4 novembre, la version 300 de son Tricity.

Là on vise le haut de gamme de la mobilité car une fois en agglomération, sans risque de se faire monter dessus par l’arrière sur les voies d’accès à la ville, le gros Tricity garde ses avantages de la version petite cylindrée.

On garde évidemment la technologie à multi-essieux directeurs chère à Yamaha.

Une remarque potentiellement désobligeante, Yamaha annonce un prix compétitif…

Sachant les fortunes qu’il faut claquer pour rouler sur un trois roues puissant aujourd’hui, si je ne doute pas qu’en effet Yamaha fera tout pour être moins cher que la concurrence italienne, sur l’adéquation aux petits revenus, j’ai des doutes, comme disait Raymond Devos.

 

PAS FORCÉMENT DONNÉ MAIS ON VA POUVOIR SE LA PÉTER UN MAX!

 

Mais bon, le marché est comme ça, ce n’est pas moi et mes petits bras qui allons y faire grand chose.

Cela dit, le prix de vente n’est pas annoncé, ça permet de mettre des sous de côté…

Ce Tricity 300 a évidemment un énorme avantage, on peut le conduire avec le permis B.

Autrement dit un permis auto, et sept  heures de formation si vous n’avez jamais possédé de deux roues auparavant.

Bien sûr, c’est énorme, Yamaha n’est pas la première marque à proposer ce genre de produit, mais éviter à un propriétaire de devoir passer un permis moto long et coûteux est une bonne chose, la formation si l’on n’a jamais été motard est aussi une bonne idée.

Ceci en application de diverses règles qui permettent une arrivée dans les grosses cylindrées sans permis spécifique parce que l’entraxe avant ne dépasse pas une certaine dimension, parce que la boîte est automatique etc…

 

UN LOOK COMPLÈTEMENT RAVAGEUR

 

Le moteur est évidemment le Blue Core de la marque, que l’on sait économique, puissant et bourré de couple sur d’autres modèles…

Le système de roues avant inclinables mis au point sur la Nikken est juste génial en termes de sécurité, en conduite urbaine et au-delà.

C’est la roue qui prend l’angle, pas le pilote, le tout est très stable même sur sol glissant.

Le Tricity est équipé d’un système de blocage d’inclinaison extrêmement pratique quand on pousse l’engin en marche arrière ou avant, à la main, dans les mini parkings proposés aux motos par les municipalités des grandes villes.

Que celui qui ne s’est jamais retrouvé avec la moto ou le scooter sur les genoux dans cette situation lève la main !

Il y en parmi vous bien sûr mais vous ne garez pas forcément votre engin quatre fois par jour…

Il sera disponible en trois coloris dont deux nuances de gris.

C’est donc une vraie alternative à l’auto, cette auto maudite que la ville de Paris essaie de chasser de ses rues, en tous cas de bloquer dans la circulation.

Plus maniable, moins large, plus facile à garer, délicate en circulation dense, puissante, what else ?

Justement pas grand-chose, Yamaha est d’une discrétion quasi totale sur ce modèle, dont la vraie arrivée sur le marché européen sera marquée par le Salon de Milan, qui commence le 4 novembre, le jour où Tokyo prend fin.

En tous cas, c’est une vraie nouveauté, dont la cylindrée reste raisonnable, et qui bénéficie d’une accessibilité via le permis « B », cette seule nouveauté mérite déjà de s’intéresser au bijou…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos constructeur

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