EN WRC, CITROËN BIEN DÉCIDÉ À POURSUIVRE LA CHARGE EN GRANDE-BRETAGNE.

 

 

 

 

Dans la foulée de son doublé Turc, l’équipe Citroën alignera, avec ses deux paires, le tandem Sébastien Ogier – Julien Ingrassia et le duo Esapekka Lappi – Janne Ferm, les vainqueurs et troisièmes respectifs de l’édition passée du Rallye de Grande-Bretagne 2018.

D’où son ambition revendiquée de briguer encore les avants postes et poursuivre ainsi du coup, sa remontée au classement provisoire du Championnat, alor qu’il ne demeure plus que trois manches (GB-Catalogne-Australie).

 

Recordmen du nombre de victoires en Grande-Bretagne depuis l’an passé, avec cinq succès (2013, 2014, 2015, 2016 et 2018), contre quatre à Hannu Mikkola et Petter Solberg, l’équipage Sébastien Ogier et Julien Ingrassia entretient décidément une relation particulière avec ce rallye.

Une épreuve qui en fin 2008, les vit débuter au volant d’une WRC, une C4 en l’occurrence, après qu’ils aient été sacrés Champions du monde Junior sur la C2 Super 1600.

À l’époque déjà, ils avaient posé leur empreinte sur la course en s’emparant du premier scratch et en menant jusqu’à l’ES 5, et c’est de ce même brio dont ils comptent faire la démonstration à bord de C3 WRC, pour cette édition 2019.

Une fois n’est pas coutume, sur ces pistes boueuses qui se pommadent et perdent généralement en adhérence au fil des passages, leur deuxième position en piste ne devrait pas se révéler pénalisante et ils ont bien l’intention d’en tirer le meilleur parti pour continuer à combler l’écart qui les sépare du leader provisoire du Championnat , le véloce Estonien Ott Tanak.

Sur ce terrain qui vit nombre de leurs compatriotes Nordiques s’illustrer, Esapekka Lappi et Janne Ferm ont très tôt démontré leur goût pour les chemins rapides des forêts Galloises, avec une victoire en WRC2 dès leur première participation en 2016.

Les Finlandais firent encore mieux la saison passée, avec une troisième place ponctuée de deux meilleurs temps, témoignant ainsi de leurs prédispositions pour cet exercice.

D’où les légitimes espoirs qu’ils nourrissent cette année, d’autant qu’ils ont à présent atteint un haut niveau de confiance à bord de C3 WRC sur la terre, confirmé par leurs excellentes prestations Finlandaises et Turques.

Si leur huitième place dans l’ordre de départs pourrait ne pas être idéale en cas de pluie, Esapekka et Janne n’en restent pas moins déterminés à poursuivre sur leur bonne lancée actuelle.

Trois jours durant, en Grande-Bretagne, l’écurie Citroën, a mis à profit ses essais préparatoires pour optimiser encore l’adaptation de la C3 WRC aux spécificités locales, et le traditionnel shakedown du jeudi permettra comme à l’accoutumée de peaufiner les ultimes détails.

 

WRC-Portrait de Pierre BUDAR-  Photo : Jeff THIRY

RÉACTION  DE PIERRE BUDAR, LE DIRECTEUR DE CITROËN RACING

 

« Avec Sébastien qui s’élancera en seconde position et Esapekka du huitième, lui, nous n’aurons pas si je puis dire, tous nos œufs dans le même panier, en fonction des conditions météorologiques, mais l’objectif est bien qu’ils tirent l’un comme l’autre leur épingle du jeu, pour poursuivre notre remontée au championnat. Sébastien a beaucoup d’expérience de ce terrain où le métier peut aider à la faire la différence, tandis qu’Esapekka a montré sa faculté d’adaptation, avec un podium dès sa troisième apparition l’an passé. Je pense donc que nous sommes bien armés pour bien figurer, d’autant que nous avons encore bien travaillé en essais sur C3 WRC. « 

PAROLES DE PILOTES

WRC 2019 TURQUIE -Equipe CITROEN – SEB OGIER

 

Sébastien Ogier

« L’objectif en Grande-Bretagne sera de poursuivre sur notre dynamique turque et continuer à mettre un maximum de pression sur Ott. C’est un rallye qui m’a toujours bien réussi, où je compte bien jouer ma carte à fond et avoir mon mot à dire, d’autant que l’ordre de départs n’est pas problématique pour ceux qui s’élancent devant. La clef consiste à bien lire les changements d’adhérence, négocier au mieux les conditions souvent difficiles, ainsi que les portions à très faible grip, et si j’ai mis du temps à mes débuts à bien gérer cette manche atypique, c’est désormais un rendez-vous que j’apprécie vraiment.»

Nombre de participations à l’épreuve : 11

Nombre de victoires : 5 (2013, 2014, 2015, 2016 et 2018)

 

 

WRC-2019-ESAPEKKA-LAPPI.

 

Esapekka Lappi

« Ce rallye constitue une épreuve de légende, en raison de la nuit, du brouillard, des intempéries, qui en font toujours un sacré challenge. Il y faut du cœur car c’est plutôt rapide et roulant. L’une des clefs sera sans doute d’avoir une voiture pas trop sensible aux changements de grip, car ils sont incessants. Nous avons bien travaillé en tests, même si c’était sec. Avec notre ordre de départs, la pluie ne serait pas à notre avantage. En tout cas, en Turquie j’avais un bon feeling avec ma C3 WRC lorsqu’il s’est mis à pleuvoir dans la longue spéciale du vendredi. »

Nombre de participations à l’épreuve : 3

Meilleur résultat : 3ème (2018)

 

CHIFFRES-CLÉS

 

22 spéciales totalisant 309,76 km chronométrés

151,24 km à parcourir le samedi sans assistance

32 pneumatiques Michelin à disposition, à choisir parmi 32 médiums et 16 tendres

3 succès remportés par Citroën au rallye de Grande-Bretagne avec la C4 WRC (2008 à 2010)

WRC 2019  – La CITROËN C 3 de ESAPPEKA LAPPI

PROGRAMME DU RALLYE DE GRANDE-BRETAGNE

 

Avec ses conditions météorologiques souvent dantesques, à base de pluie et brouillard, qui rendent le niveau d’adhérence des pistes locales particulièrement changeant et imprévisible, ce rallye constitue chaque année un défi de taille. D’autant plus qu’il est l’un des rares à proposer encore des spéciales disputées à la lueur de la rampe de phares. Et même lorsque la météo se montre clémente, ses chronos, tracés dans d’épaisses forêts qui retiennent l’humidité, restent extrêmement piégeux.

Après une nouvelle spéciale mixte (terre et asphalte) à Oulton Park, en guise de mise en bouche le jeudi soir, les équipages s’attaqueront dès le vendredi à une grosse journée, longue de 116,52 kilomètres chronométrés.

Mais l’étape de samedi s’annonce à nouveau comme décisive, avec pas moins de 151,24 kilomètres au menu, le tout avec une seule zone de changements de pneus à la mi-journée, et donc pas la moindre assistance mécanique.

Gare donc au moindre excès d’optimisme ou souci de fiabilité, qui pourraient s’avérer rédhibitoires ce jour-là.

À l’inverse, la journée du dimanche aura tout du sprint, avec 38,42 kilomètres à négocier en cinq spèciales très courtes.

Outre l’apparition de la super spéciale d’Oulton Park (3,58 km), on note également l’introduction de celle de Colwyn Bay (2,40 km), 100 % asphalte, mais le reste, malgré quelques changements de sens et autres nouvelles sections, est globalement connu.

 

Christian COLINET

Photos : TEAM  et Jeff THIRY

 

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Rallye WRC

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