DIVINA GALICA : UNE JUBILAIRE QUI VIENT DE SOUFFLER 75 BOUGIES.

 

 

 

 

Qui se souvient encore de Davina GALICA ce petit bout de femme qui en 1976, tenta de se qualifier pour le GP d’Angleterre de F1 sur une SURTEES TS16 et deux ans plus tard aux GP du Brésil et d’Afrique du Sud sur une HESKETH 308 E  et qui en Formule-2 portait le chiffre 13 ?

Ce véritable garçon manqué aux talents multiples, née le 13 août 1944, en plein conflit mondial, vient donc de fêter son 75ème anniversaire après une carrière sportive bien remplie.

 

 DIVINA GALICA : UNE JUBILAIRE QUI VIENT DE SOUFFLER 75 BOUGIES

 

Fille d’un pilote de chasse Polonais durant la Seconde Guerre Mondiale et exilé par la suite en Angleterre, depuis toute petite, Davina a de ce fait naturellement été attirée par tout ce qui touchait à la vitesse.

C’est sur les planches ou plutôt les skis que la jeune anglaise fit ses premières armes alors que les Îles Britanniques sont tout… sauf une nation de ski alpestre !

Son talent dans cette discipline était cependant tellement grand qu’en 1964, âgée de 19 ans, elle représenta son pays aux Jeux Olympiques d’hiver 1964 à Innsbruck en Autriche.

Quatre ans plus tard, elle réussit une véritable percée au niveau mondial de la discipline participant à toutes les disciplines se déroulant sur la poudreuse.

Elle prit le départ à quinze manches de la Coupe Mondiale de descente ou de slalom géant parvenant à se classer à chaque fois dans le Top 10.

En 1968, lors des JO d’hiver à Grenoble, elle hérita même d’une 8ème place finale en slalom géant, avant de clôturer sa carrière aux JO de Sapporo au Japon par un 7ème rang final dans la même discipline, devenant du coup l’athlète la plus performante dans la hiérarchie du ski Britannique.

C’est lors d’une réception en son honneur qu’elle fut invitée à participer à une course automobile pour  personnalités du monde sportif, un événement qui la marqua au point de prendre goût à cette autre discipline ayant comme finalité adresse et vitesse.

Fascinée par cet autre sport de vitesse qu’est le sport automobile, Davina décida comme d’autres précurseurs avant elle passés de la poudreuse à la rugueuse tels les Français Henri OREILLER, Jean-Claude KILLY, Bob WOLLECK ou Patrick TAMBAY, la Britannique à la coupe de cheveux au bol, se lança donc sur quatre roues en croisant le chemin d’une autre femme-pilote, l’italienne Lella LOMBARDI, surnommée la Tigresse de Turin et de trois ans, son aînée.

 

Divina GALICA -March -HART 792 1979-© Manfred GIET

 

Divina GALICA  fêta ses débuts sur quatre roues dans diverses disciplines avant de tenter de monter d’un échelon via la F2 Européenne ou encore les séries britanniques de F1 SHELLSPORT INTERNATIONAL, BRITISH FORMULA ONE CHAMPIONSHIP ou AURORA, des Championnats de monoplaces très prisés à l’époque et où elle réussit à terminer à cinq reprises sur le podium dont trois fois deuxième.

Prise sous les ailes protectrices de John WEBB, le patron du circuit de Brands Hatch durant les années dorées et de Nick WHITING, le frère de Charlie WHITING qui par la suite deviendra Directeur de Course, Starter et Délégué à la Sécurité en F1, décédé le 14 mars dernier, Divina GALICA sentait son rêve se réaliser de participer un jour à des GP de F1.

Mais elle fut vite confrontée au fait qu’entre rêve et réalité il y a une sacrée marge…

 

Divina GALICA -F2 March 792 Hart 1979-© Manfred GIET

 

Tantôt sur une SURTEES TS 16 peu compétitive, elle tenta de se qualifier pour le GP d’Angleterre en 1976 ou encore aux GP d’Argentine et du Brésil deux ans plus tard sur une HESKETH 308 E mais hélas pour la jeune femme, sans parvenir à atteindre ses objectifs.

Elle poursuivit toutefois sa carrière en F2 la aussi sans scorer et marquer de points avant de passer aux voitures de Sport et de se classer au 7ème rang lors des 1000 Km de BRANDS HATCH en 1985 et de récidiver avec un même classement aux 1000 Km de SUZUKA en 1992.

En 2000, elle disputa les AMERICAN LE MANS ERIES (ALMS) aux États Unis, avant de mettre un terme à sa carrière sans pour autant quitter le sport automobile puisque ‘’retraitée’’ elle travaille d’abord comme ‘PR à Indianapolis, avant de devenir vice-présidente de la SKIP BARBER Cie RACING SCHOOL une école de pilotage réputée aux States.

En Angleterre elle fut élevée au rang de l’Ordre du British Empire (OBE) suite à sa longue et belle carrière sportive.

 

Happy Birthday Divina!

 

 Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

Divina GALICA -© Manfred GIET-

 

Glorieux Anciens

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