POUR LES DÉBUTS EN CHINE, SAM SUNDERLAND A EU… CHAUD ! AL ATTIYAH ENCORE VICTORIEUX.

 

 

 

 S.8 – BAYIN BAOLIGE – ALASHAN

Kilométrage total: 786,11 KM – Secteur sélectif: 326,60 KM

BAYIN BAOLIGE – ALASHAN: la panoplie complète

 

Au lendemain d’une journée de transition et d’un peu de repos sans chrono, cette 8e étape était non seulement la plus longue mais également la plus redoutable du rallye. Les concurrents y retrouvèrent la panoplie complète des difficultés que comporte le rallye tout-terrain. Les premières grandes dunes offraient un défi important au concurrents les moins expérimentés. En respectant le bon cap on abordait ensuite une succession de nouveaux obstacles. Du sable à gogo, mais aussi des oueds, des saignées, des canyons et de larges étendues de steppes. En vue de l’arrivée, il s’agissait surtout de hausser le rythme…

À RETENIR

Motos : Sunderland chute, les Benavides à l’affût

Autos : Al-Attiyah passe à sept sur sept !

Camions : Viazovich craque, Shibalov croque

Demain : Quand passe le marchand de sable

 

LE DÉROULÉ DE LA HUITIÈME SPÉCIALE

Motos : Sunderland chute, les Benavides à l’affût

SILK WAY 2019 – SAM SUNDERLAND KTM

 

Qu’attendre des dunes du Désert de Gobi ?

 

Les pilotes qui n’y avaient jamais posé les roues se posaient la question. Ce soir à Alashan, Kevin Benavides de l’Équipe Monster Energy Honda Team, nous a glissé sa réponse avec le sourire aux lèvres :

« Elles sont pareilles aux fameuses Dunes de Fiambala, en Argentine… »

Pas étonnant, dès lors, que le pilote de Salta, se soit senti comme dans son jardin aujourd’hui sur cette première étape Chinoise. Vainqueur pour… quarante-deux secondes seulement devant Adrien Van Beveren de l’Équipe Yamaha Racing, un autre ‘marchand de sable’, mais du Touquet celui-là, le pilote Argentin réussit un bond spectaculaire au Classement général pour se replacer dans le top 3, à vingt cinq minutes d’un Sam Sunderland, le leader de l’équipe Red Bull KTM Factory, surpris par une chute et concédant du coup… plus de sept minutes aujourd’hui.

L’autre grand perdant du jour se nomme Oriol Mena (Hero Motorsport). Deuxième du Général ce matin, l’Espagnol a concédé plus de dix-huit minutes sur l’étape du jour, laissant le premier accessit à Luciano Benavides du Red Bull KTM Factory, auteur du cinquième chrono du jour.

 

SILK WAY 2019 – Kevin BENAVIDES leader de l’Équipe HONDA

 

À deux jours de l’arrivée à Dunhuang et avec 550 kilomètres encore à disputer au cœur du Désert de Gobi, les frères Benavides remettent donc la pression sur le leader. Faites vos jeux !

Kevin Benavides (Monster Energy Honda Team) 1er : « J’étais vraiment bien aujourd’hui. J’ai adoré cette étape. C’était totalement différent de ce que nous avons eu jusque-là. Plus de navigation, plus de désert, des dunes. La Chine est vraiment un endroit extraordinaire. Il reste deux jours et mon intention est de reprendre du temps… »

 

Autos : Al-Attiyah passe à Sept sur Sept

SILK WAY 2019 14 juillet – NASSER AL ATTIYAH

 

C’est l’actualité de la semaine dans la catégorie Auto… Jamais encore dans l’histoire du SILK WAY RALLY, ni même dans celle d’autres grandes épreuves internationales de ce gabarit, un équipage n’a aligné autant de victoires d’étapes successives…

Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel avec leur Toyota Gazoo Racing Overdrive, survolent et écrasent littéralement cette neuvième édition.

Et pourtant, cette première étape en Chine, la plus longue du rallye, n’avait rien d’une sinécure. Sable à gogo, dunes géantes et herbes à chameaux, franchement il y avait largement de quoi fatiguer les mécaniques et les organismes, déjà usées par près de 4.000 kilomètre de rallye.

 


SILK-WAY-2019-Nasser-AL-ATTIYAH-dans-les-1ères-dunes-en CHINE le 14 juillet.

 

À l’arrivée, face à la statue géante de Gengis Khan, Nasser Al-Attiyah prend subitement des allures de conquérant inégalé. Victorieux, mais humble !

« Il reste deux étapes à disputer jusqu’à l’arrivée à Dunhuang et tout peut encore se passer », avoue le triple vainqueur du Dakar.

Avant d’indiquer :

«Nous ne cherchons pas spécialement à gagner toutes les étapes, mais nous roulons à notre rythme. Pour avoir vu un échantillon du désert chinois aujourd’hui, je vous le répète, rien n’est joué. »

 

SILK WAY 2019 Le TOYOTA HILUX d’ÉRIC VAN LOON

 

Encore deuxièmes aujourd’hui, le Néerlandais Éric Van Loon qui conduit l’autre Toyota Hilux Overdrive, a pu se reposer sur des traces de choix, mais également sur le calme et l’efficacité de son co-pilote, le Français Sébastien De Launay pour repousser les assauts de Mathieu Serradori et Fabian Lurquin avec leur Buggy CR6 SRT, victimes d’une crevaison en milieu de spéciale.

Si le Chinois Han Wei avec le Buggy Geely SMG et les Français Pélichet et Larroque et leur Buggy Optimus Raid Lynx, complètent le top 5 du jour, les ennuis de bras de roue de Liu Kun et de son Buggy Hanwei SMG, placent ces deux équipages en lutte étroite pour la deuxième place, mais à une heure d’Al-Attiyah.

 

SILK WAY 2019 Éric VAN LOON

 

Éric Van Loon (Pays-Bas/Toyota Hilux Overdrive) Second : « Je me souvenais que le désert de Gobi était beau, mais pas à ce point ! Nous avons roulé une superbe spéciale. Les dunes étaient incroyablement hautes. A certains endroits, nous étions incapables de suivre les traces des motos jusqu’au sommet et nous avons dû faire notre propre trace. L’herbe à chameaux était exigeante pour la voiture et… pour mon cou. Je tiens encore à remercier mon équipier pour son excellent boulot aujourd’hui. C’est le meilleur navigateur que j’ai eu à mes côtés depuis 12 ans ! »

Camions : Viazovich craque, Shibalov croque

SILK WAY 2019 Le KAMAZ de SHIBALOV

 

Son cran et sa détermination forçaient le respect. Malheureusement sa belle aventure a pris fin ce dimanche en Chine… En tête depuis le départ d’Irkoutsk, lundi dernier, le Biélorusse Siarhey Viazovich au volant de son très performant MAZ était entré en résistance face à l’armada Kamaz-Master, rarement mis à telle épreuve par un adversaire sur ce SILK WAY RALLY qu’elle a l’habitude de dominer de la tête et des épaules.

Le pilote de Minsk abordait ces trois dernières étapes avec la ferme intention de vendre très cher la peau de son nouveau MAZ.

Malheureusement, les premiers cordons ont brisé ses espoirs et étouffé sa belle rébellion. Parti en tonneau à l’abordage d’une crête de dune haut perchée, le mastodonte rouge s’immobilisa net !

Retombé sur les roues, on croyait le voir repartir. Mais à l’analyse, l’arceau de sécurité de la cabine avait cédé. Impossible à réparer. Contraint à l’abandon, le valeureux Biélorusse, fut contraint de déposer les armes.

Tout profit bien évidemment pour les ‘Kamaz boys’, voyant le tapis rouge se dérouler sous leurs roues au cœur de cette étendue de sable infinie. Et s’il fallait en désigner un des quatre, ce serait naturellement le plus jeune : Anton Shibalov, encore impeccable d’efficacité aujourd’hui et bien parti pour signer sa toute première victoire sur ce rallye, suite aux ennuis de direction assistée d’Andrei Karginov, son équipier le plus menaçant au Général.

Anton Shibalov (Russie/Kamaz-Master) 1er: « En franchissant une dune, j’ai aperçu Viazovich arrêté sur la gauche. L’équipage avait l’air ok et je n’ai pas vu qu’il y avait des dommages au camion. Nous avons poursuivi notre route sans prendre de risques. Les dunes étaient nettement plus abruptes que les autres années. Le nez du camion heurtait chaque crête avant de sauter au-dessus de l’obstacle. Heureusement nous n’avons pas eu à nous arrêter. »

LE CHIFFRE DU JOUR : 981,37

Lorsqu’une épreuve en ligne comme ce SILK WAY RALLYE traverse trois pays différents, il est inévitable que les concurrents aient à effectuer des liaisons pour retrouver les terrains de jeux propres à cette discipline. Pour les équipages auto ou camion, ce ne sont certainement pas les moments les plus agréables. Mais au moins, ils ont le loisir de profiter du paysage ou de se faire la conversation.

Pour les Motos, il s’agit d’une toute autre histoire. Conçues pour les terrains exigeants, les machines de Rallye se transforment en véritables engins de torture sur la route. C’est pourquoi, en accord avec les Organisateurs, la FIM (Fédération International de Motocyclisme) a autorisé les motards à faire transporter leurs montures par leurs assistances sur les deux longues liaisons reliant la Mongolie au Désert de Gobi. Un total de 981,37 kilomètres qui auraient été un véritable chemin de croix pour les pilotes…m

ROAD BOOK

SILK-WAY-2018- Le Road-Book 2019

 

Demain: Étape 9 ALASHAN – JIAJUGUAN: Quand passe le marchand de sable – Kilométrage total: 501,20KM – Secteur sélectif : 290,30KM

Cette avant dernier secteur sélectif prend son envol depuis le point d’arrivée de la veille. Un piste sablonneuse à la fois rapide et belle. De quoi admirer les dunes géantes du Désert de Gobi. Au fil des kilomètres, la piste se fait plus technique avec des bosses, des dunettes et des oueds à suivre, à longer ou à franchir. En vue de l’arrivée la piste se fait plus rapide.

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : SILK WAY  DPPI – Judith TOMASELLI  FIM

 

Rallye-Raid Silk Way Rallye

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