LES MODÈLES DE L’EXPOSITION ‘INCOMPARABLES BUGATTI’ AU MUSÉE DE L’AUTO-COLLECTION SCHLUMPF.

 

INCOMPARABLES-BUGATTI-Citation-Ettore-BUGATTI.

 

Si c’est comparable ce n’est plus Bugatti !

Ainsi s’exprimait Ettore Bugatti!

D’où l’appellation, pour cette merveilleuse Exposition qu’organise depuis ce mardi 19 juin et jusqu’au 3 novembre prochain,
INCOMPARABLES BUGATTI’ ,
le Musée de l’Automobile -Collection Schlumpf de Mulhouse.

 

Les véhicules présentés  et que nous avons admiré lors de notre nouvelle visite à Mulhouse en ce mardi 19 juin 2019 et ce à l’occasion de l’inauguration de cette expo, comme les œuvres d’art et les objets provenant de la famille Bugatti exposés aussi, dessinent des correspondances à travers les âges, des liens intrinsèques entre toutes les Bugatti, des lignes de forces et arguments de cohérence.

L’exposition visitée en compagnie du conservateur Richard Keller, confronte cinq Bugatti légendaires au passé glorieux, face aux cinq modèles du présent fougueux.

Superlative, la nouvelle Bugatti DIVO (2019) établit par ses audaces esthétiques et mécaniques une correspondance avec la Bugatti Type 32, dite « Tank de Tours » (1923), l’une des premières voitures conceptuelles en compétition.

 

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-Type 51 de 1931-Photo-AutoNewsInfo

 

La Bugatti CHIRON (2016), la super voiture de sport la plus puissante, la plus rapide, et la plus exclusive de de Bugatti, porte haut le patronyme du pilote Monégasque Louis Chiron, l’une des grandes figures qui ont établi la réputation de Bugatti, la marque aux 1000 victoires.

Surnommé « Le vieux Renard », il était aussi réputé pour son élégance raffinée que pour ses stratégies en course, notamment au volant de sa fabuleuse Bugatti Type 51, apogée du célèbre type 35, avec laquelle il remporta, notamment, le Grand Prix de l’ACF et le Grand Prix de Monaco en 1931.

 

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-VEYRON-Photo-NIELS.

 

 

Aboutissement d’un rêve, la Bugatti VEYRON concrétisait en 2005, la volonté du Dr. Ferdinand Piëch de faire renaître la marque Française au standard de qualité et de performance qu’elle mérite. Avec ses moteurs de plus de 1000 cv, la Veyron devient la routière la plus rapide, homologuée à 407 km/h!

Des exemplaires très exclusifs seront signés par l’artiste plasticien Bernard Venet ou le pianiste Lang Lang. Si cette voiture de grand sport, met à l’honneur le nom de Pierre Veyron, le pilote Français qui offrit à Bugatti, la victoire aux 24 Heures du Mans en 1939, entre bien d’autres lauriers, elle offre de nombreuses correspondances avec l’une des plus belles créations de Jean Bugatti : l’Atalante.

En 1932, en pleine période Art Déco, la Bugatti Type 57 SC Atalante est aussi un défi.

Surbaissée et profilée avec aérodynamique, ce coupé de grand sport est animé par un moteur suralimentée de 210 cv affichant une vitesse de pointe de 210 km/h. Le voyage ne manque pas d’allure.

La Bugatti EB110 est une preuve que le Phénix renaît toujours de ses cendres. Qui pouvait croire Bugatti oublié ? Grâce à l’enthousiasme de l’homme d’affaire italien Romano Artioli, Bugatti revient dans la lumière, le 15 septembre 1991 sous la Grande Arche de la Défense, avec un modèle dont le nom de baptême fait directement référence au 110éme anniversaire de la naissance d’Ettore Bugatti.

Une voiture qui sera même engagée aux 24 Heures du Mans 1994, par l’éditeur de magazines automobiles et lui-même grand passionné de compétition, le Lorrain Michel Hommell, faisant ainsi renouer Bugatti avec la compétition.

La marque fondée par Ettore Bugatti, ne s’était pourtant pas arrêtée avec lui. À sa disparition, en 1947, son fils Roland Bugatti reprend le flambeau et tente de remettre la marque de Molsheim, sur le devant de la scène. La Bugatti 251 portait cette ambition.

Pilotée par Maurice Trintignant, cette monoplace de Formule 1, engagée au Grand Prix de France sur le Circuit de Gueux à Reims en 1956, marquera le dernier engagement de la Famille Bugatti en compétition; une histoire qui sera reprise par la EB 110.

 

« Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher », proclamait Ettore Bugatti.

 

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-ROYALE – Photo : AutoNewsInfo

 

Consécration de son ambition, la Bugatti type 41 « Royale » ne fut produite qu’à… SIX exemplaires entre 1926 et 1933.
C’était la voiture la plus extraordinaire de son temps, la plus rapide et la plus chère des voitures de prestige de cette époque.

Le Coupé Napoléon, voiture personnelle du Patron, et véhicule emblématique des collections de la Cité de l’Automobile, en témoigne. Symbolique des inspirations de Bugatti, sa carrosserie réalisée par son fils Jean, évoque les élégances hippomobiles et les lignes modernistes des créations de Carlo Bugatti.

Elle est couronnée d’un bouchon de radiateur inspiré par Rembrandt Bugatti. Son moteur 8 cylindres de 12 763 cm3, délivrant 300cv permettait à cette auto de près de 6 mètres et 3 tonnes d’atteindre les 200 km/h.

L’une des premières limousines sportives de luxe de l’histoire de l’automobile.

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-GALIBIER- Photo : AutoNewsInfo

 

Un rêve d’exclusivité mis au service du confort incarné également par la Bugatti GALIBIER 16C, en 2009. Cette berline ne devrait pas craindre les routes difficiles, comme celles conduisant au Col du Galibier, nom que Jean Bugatti avait déjà attribué à ses berlines Bugatti 57 dans les années 30.

Avec ses quatre portes et son intérieur raffiné, ce concept-car proposait un moteur dérivé de la Veyron développant 800 cv pour dépasser les 370 km/h. Comme la Royale, elle est une synthèse de l’art automobile incomparable développé par Bugatti.

Bugatti Type 32 «Tank de Tours», 1923.
Moteur 8 cylindres en ligne (Bugatti Type 30) de 1991 cc. 90 cv. 650 kg.

MUSÉE AUTOMOBILE-COLLECTION SCHLUMPF -La BUGATTI Type TANK -Photo : AutoNewsInfo

 

Profilée et aérodynamique, la Bugatti Type 32, conçue pour le Grand Prix de l’Automobile Club de France 1923, est une révolution technique et stylistique. Minimaliste et fonctionnaliste, sa forme inédite, profilée et surbaissée emprunte au modernisme à une forme de beauté mathématique. Pour les journalistes présents, elle évoque les véhicules blindés qui se sont imposés durant la Première Guerre Mondiale, et ils la surnomment «Tank».

Son moteur Deux Litres (1991 cm3) avec 3 soupapes par cylindre et arbres cames en tête sur 9 paliers en fait une machine de course efficace.

Au volant de la voiture N°6, le pilote Ernst Friedrich remporte la 3ème place de l’épreuve courue sur le circuit de Tours, et la voiture gardera le surnom de «Tank de Tours».

Bugatti Type 51, 1931. Moteur 8 cylindres en ligne de 2.261 cc.190 CV. 230/h. 780 kg

MUSÉE Automobile -COLLECTION SCHLUMPF -La BUGATTI Type 51-Photo : AutoNewsInfo

 

Encouragé par son fils Jean, Ettore Bugatti conçoit en 1931 la voiture de course devant succéder à la Type 35, maintes fois victorieuse. Plus puissante, elle va continuer d’offrir un palmarès étoffé de victoires à l’usine de Molsheim. Achile Varzi remporte le Grand Prix de Monaco en 1933, René Dreyfus le Grand Prix de Belgique l’année suivante, Maurice Trintignant entame à son volant sa brillante carrière, en 1938. Il n’a alors que 21 ans. Mais l’un des noms les plus célèbres  attachés à cette voiture de course reste celui du pilote Monégasque Louis Chiron.

Connu pour son élégance vestimentaire, avec notamment un foulard à poids, son art de la tactique en course le fera surnommer « Le vieux Renard ». Aux commandes de la Bugatti Type 51, il remporte, notamment, les Grands Prix de France et de Monaco en 1931 et le Grand Prix de Tchécoslovaquie en 1932 et 1933.

 

Bugatti Type 41 «Royale», Coupé Napoléon, 1933. Moteur 8 cylindres en ligne.
12.763 cc. 300 CV. 200 km/h. 3125 kg.

 

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-ROYALE -Photo : AutoNewsInfo

 

Plus qu’une automobile, la Bugatti Royale, est la concrétisation d’une volonté, l’aboutissement d’un rêve. Considérée et à juste titre de nos jours comme une véritable oeuvre d’art!

Ettore Bugatti l’a conçue à sa mesure : immense et ambitieuse. Dévolue aux têtes couronnées et aux puissants de ce monde, la Type 41 prend la dénomination de Royale. Construite entre 1926 et 1933, elle ne sera produite qu’en 6 exemplaires ! Réputée comme la voiture la plus exclusive, la plus grande, la plus puissante, la plus fiable et aussi la plus chère de son temps. Vendue 660.000 francs de l’époque, elle était trois fois plus chère que les modèles de la concurrence.

Mais pour le Patron «rien n’est trop beau, rien n’est trop cher». Le Coupé Napoléon, dit aussi «Coupé du Patron», sera sa voiture personnelle. Certaines des carrosseries 1932, sont dessinées par Jean Bugatti, d’autres par de grands carrossiers, comme Park Ward ou Charles Weymann ou Henri Binder.

Le bouchon de radiateur, « l’éléphant dansant », symbolisant la vélocité de cette limousine de grand luxe de 6 mètres de long, est une sculpture de l’artiste Rembrandt Bugatti.

 

Bugatti Type 57 SC «Atalante», 1937. Moteur 8 cylindres en ligne. 3.257 cc. 210 CV. 215 km/h

MUSÉE-AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-La-BUGATTI-Type-ATALANTE.

 

Avec l’Atalante, Jean Bugatti a apporté, en pleine période Art Déco, sa contribution à la définition moderne du coupé de Grand Tourisme. Capable de propulser confortablement ses occupants à des vitesses élevées durant de longs trajets, elle est la concrétisation d’un art de voyager avec élégance. Sa philosophie est très proche des Bugatti Aérolithe et Atlantic, deux modèles également conçus par le fils d’Ettore Bugatti.

Dans sa version «SC», c’est-à-dire surbaissée et compétitive, le coupé aérodynamique Atalante offre des performances sportives inédites pour ce type de voiture à l’époque sans employer la radicalité austère d’une voiture de course. Un mariage de passion entre raffinement et puissance.

Bugatti Type 251 monoplace, 1956. Moteur 8 cylindres en ligne. 2.421 cc. 230 CV. 260 km/h

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-Type 251-de-1956.

 

Conçue en collaboration avec l’Ingénieur motoriste italien Giocchino Colombo, la Bugatti 251 est l’unique voiture de Formule 1 de l’usine de Molsheim. Elle a été le porte-drapeau de la marque après la disparition d’Ettore Bugatti, en 1947, grâce à la volonté de son fils Roland Bugatti de poursuivre l’aventure sportive et industrielle, avec les Bugatti Type 101 et 102.

Elle a été engagée en course par le pilote français Maurice Trintignant, lors du Grand Prix de France, sur le Circuit de Gueux à Reims, le 18 juin 1956. C’est la dernière course dans laquelle l’usine Bugatti se soit engagée à ce jour. Fait unique dans l’histoire du sport automobile, la marque Française compte plus de 1.000 victoires à son palmarès.

Bugatti Galibier 16 C, 2010. Moteur W16 longitudinal avant. 7.993 cc. 800 CV. 378 km/h

MUSÉE-DE-LAUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-GALIBIER -Photo : AutoNewsInfo

 

Lors du Salon de l’Automobile de Francfort, en 2010, apparaît cette berline hors du commun, dotée du moteur W16 de la Bugatti Veyron, placé à l’avant, et portant fièrement une gonade calandre en fer à cheval. Pour son tableau de bord, la manufacture horlogère suisse Parmigiani-Fleurier conçoit une montre amovible, comme autrefois la Bugatti Royale pouvait recevoir au centre de son volant un chronomètre de bord conçu par Breguet.

Son compresseur à deux faces peut fonctionner à l’essence ou à l’éthanol. Elle devait aussi recevoir un moteur d’appoint électrique doté de 40 km d’autonomie. Si, par son mariage raffiné de confort et de puissance, cette voiture unique, jamais entrée en production, évoque immédiatement la Bugatti Royale, voulue par Ettore Bugatti, elle trouve aussi des correspondances dans la Bugatti Type 57 Galibier, une création à 4 portes de Jean Bugatti.

Bugatti EB110 SS «Sport Competizione-Le Mans», 1995.
Moteur V12 turbocompressé (4 turbos).4.499cc. 611 cv. 355 km/h

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-EB-110 -Photo : AutoNewsInfo

 

Pour fêter les 110 ans de la naissance d’Ettore Bugatti, la marque dévoile la EB110 à Paris. Le modèle était capable, avec son V12 de 3,5 litres à quatre turbos, d’atteindre 355 km/h. C’était, dans les années 1990, une performance hors norme. Entre les mains principalement de Patrick Tambay, l’ancien Pilote de Formule 1 et de Gildo Pallanca Pastor. Et, cette voiture a participé à plusieurs épreuves de l’International Motor Sports Association. Appelée « Le Rêve Américain », elle est tellement performante que très vite les 24 Heures du Mans furent en ligne de mire.

Et cette Bugatti EB110 fut inscrite au Mans, les 18 et 19 juin 1994 avec le trio des pilotes Français, Alain Cudini, Eric Hélary et Jean-Christophe Bouillon. Ce dernier étant victime d’u ne sortie de piste au freinage de la 1ère chicane dans la ligne droite des Hunaudiéres !

L’aventure tourne court un an plus tard, en 1995 lorsque l’usine fait faillite. 126 exemplaires seulement de ce modèle seront produits.

 

Bugatti Veyron 16.4, 2005 Moteur W16 longitudinal central arrière. 7.993 cc. 1.001 CV. 415 km/h

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-VEYRON. Photo : AutoNewsInfo

 

Durant une décennie, entre 2005 et 2015, la Bugatti Veyron a marqué le renouveau de la marque française, appartenant au groupe VAG. Grâce à l’emploi de technologies de pointe, elle incarne les rêves modernes des amateurs de Supercar avec plus de 1.000 CV, délivrés par un moteur exclusif de 8 litres de cylindrée, avec 16 cylindres placés en W, elle est capable d’offrir une vitesse de pointe de plus de 400 km/h sans renoncer au confort raffiné d’un luxueux intérieur.

Sa conception est fidèle à la philosophie générale de toutes les voitures signées Bugatti. En 2010, l’usine de Molsheim dévoilait la version « Grand Sport », puis en 2011 le modèle «Super Sport», deux évolutions encore plus performantes. La Bugatti Veyron 16.4 Super Sport a battu en 2010 le Record du Monde de Vitesse avec… 431, 072 km/h

Bugatti Chiron 2016. Moteur W16 longitudinal central arrière. 7.993 cc. 1.500CV. 420 km/h

INCOMPARABLES-BUGATTI-  La-CHIRON. Photo : AutoNewxsInfo

 

Supercar voué au Grand Tourisme, la Bugatti Chiron, lancée en 2016, rend hommage au pilote monégasque Louis Chiron (1899-1979), grande figure de la marque. En août 2017, elle a battu le record du monde du 0-400-0 km, pilotée par l’ancien pilote de F1, le Colombien Juan Pablo Montoya, et a été chronométrée à plus de 420 km/h.

La Chiron a été déclinée en une version Sport, allégée et encore plus efficace. Une série spéciale « 110 ans Bugatti », limitée à 20 exemplaires, sur la base de la Chiron Sport, marquée d’un drapeau tricolore commémore l’anniversaire de la fondation de la marque par Ettore Bugatti en 1909.

Bugatti Divo, 2018. Moteur W16 longitudinal central arrière. 7.993 cc. 1.500 CV. 380 km/h

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF-BUGATTI-DIVO. Photo : AutoNewsInfo

 

Cette nouvelle hyper-car de la marque Française a été « conçue pour les virages », selon Stephan Winkelmann, l’actuel Président de Bugatti. Taillée pour la route et les hautes performances, avec son moteur W16 à quatre turbos de 1500 CV  et de 8 litres de cylindrée, servi par une boîte 7 vitesses, elle est un outil au service de la maîtrise de la puissance.

En plus de ses freins réalisés dans un alliage de carbone, céramique et silicium, elle dispose d’un aileron arrière dynamique pouvant servir d’aérofrein. Elle porte, en hommage à l’histoire de la marque, le nom du pilote français Albert Divo (1895-1966), deux fois vainqueur de la prestigieuse Targa Florio, en 1928 et 1929, au volant d’une Bugatti 35B.

Elle ne sera produite qu’à 40 exemplaires. Et, son prix est .. exceptionnel : 5 millions d’€ ! Tout comme sa vitesse de pointe… 380Km/h ! 

Comme on le constate ce mardi 19 juin 2019 à Mulhouse et en comité restreint, nous avons été des privilégiés à admirer cette panoplie d’oeuvre d’art, toutes ces sublissimes et bellissimes automobiles que sont et demeurent les incroyables BUGATTI!

Au delà de l’imaginable. Au delà du… RÊVE!

Mais quel ressenti. quelle charge émotionnelle. Quel bonheur pour le plaisir de yeux…

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Niels de GEYER – AutoNewsInfo

 

MUSÉE de l’AUTOMOBILE-COLLECTION-SCHLUMPF- La BUGATTI-ROYALE-Coupé-ESDERS. Un autre des joyaux  – Photo : AutoNewsInfo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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