RÉTROMOBILE – À VOS AGENDAS (8 FÉVRIER DE 11 H 30 À 12 H 30)… RENCONTRE AVEC THIERRY BOUTSEN ET SA F1 JORDAN DE 1993

RÉTROMOBILE – RENCONTRE AVEC THIERRY BOUTSEN ET SA F1 JORDAN DE 1993

Thierry BOUTSEN – GP Monaco Historique 2018 – © Jacques SamAlens

En prévision de l’exposition « Monaco et l’Automobile » (été 2020) le Grimaldi Forum expose à RÉTROMOBILE et organise une Rencontre-événement le vendredi 8 février, de 11h30 à 12h30, sur le stand du GRIMALDI FORUM MONACO (Hall 1, E023) avec Thierry BOUTSEN, ancien pilote de Formule 1 et d’Endurance, et sa dernière F1 de 1993, la Jordan 193.

 

F1 JORDAN DE 1993

Thierry Boursen est un ancien pilote automobile belge francophone, ayant notamment remporté plusieurs victoires en Formule 1 et en endurance.

RAPPEL DE LA CARRIÈRE DE THIERRY BOUTSEN

Thierry-BOUTSEN-©-Manfred-GIET.

Thierry Boutsen a débuté en Formule 1 avec l’équipe britannique Arrows en 1983. Il suit une progression limpide : premiers Grands Prix en 1983, premiers points en 1984 et premier podium en 1985. Chez Benetton en 1987, il a été l’année suivante le principal outsider derrière Ayrton Senna et Alain Prost qui, eux, disposaient d’un moteur turbo. Boutsen a remporté le trophée Colin Chapman qui sacre le meilleur pilote courant avec un moteur aspiré.

En 1989, le baquet de la Williams-Renault FW 12 lui est confié. Boutsen remporte deux victoires et une de plus en 1990.
En confiance avec Renault, Boutsen poursuit sa carrière chez Ligier en 1991 néanmoins avec des résultats décevants. En 1993, Boutsen tente encore une saison chez Jordan Grand Prix, mais il jettera les gants en cours de saison.

En Endurance, il a remporté en 1983 une belle victoire aux 1000 km de Monza en compagnie de Bob Wollek au volant d’une Porsche 956. En 1985, il remporte les 24 Heures de Daytona en début de saison sur une Porsche 962. Après sa carrière Formule 1, Boutsen exerça encore ses talents de pilote en endurance pour Peugeot (second aux 24 Heures du Mans 1993), Porsche (trois aux 24 Heures du Mans 1994 et deux en 1996) et Toyota. Il met un terme à sa carrière à la suite d’un terrible accident, survenu à près de 300 km/h lors des 24 Heures du Mans 1999, au volant d’une Toyota GT-One.

Aujourd’hui installé à Monaco, Thierry Boutsen gère la société Boutsen Aviation, créée en 1997. Son activité est le courtage, l’achat et la vente d’avions d’affaires.

La Jordan 193 est la monoplace de Formule 1 engagée par Jordan Grand Prix lors du championnat du monde de F1 1993. Elle est pilotée par le Brésilien Rubens Barrichello, qui effectue sa première saison en Formule 1, et l’Italien Ivan Capelli. Ce dernier est successivement remplacé par le Belge Thierry Boutsen, les Italiens Marco Apicella et Emanuele Naspetti, et l’Anglais Eddie Irvine.

La Jordan 193 – Championnat du Monde de F1 1993

LA FICHE TECHNIQUE DE LA JORDAN 193

Châssis Monocoque en fibre de carbone et nid d’abeille composite kevlar
Suspension avant                 Double triangle et poussoir
Suspension arrière               Double triangle et poussoir
Nom du moteur                    Hart 1035 3.5L
Cylindrée                               3500 cm³, 700 ch à 13000 tr/min
Configuration                       V10
Position du moteur             Longitudinal arrière
Boîte de vitesses                  Jordan/X-Trac semi-automatique transversale
Nombre de rapports           6 + marche arrière
Poids                                      510 kg
Empattement :                    2 805 mm
Voie avant :                          1 690 mm
Voie arrière :                        1 610 mm
Carburant                             Sasol
Pneumatiques                     Goodyear

Thierry Boutsen – GP Monaco Historique 2018 – © Jacques SamAlens

Exposition « Monaco et l’Automobile » au Grimaldi Forum Monaco, du 9 juillet au 13 septembre 2020

Quand le mythe de la Principauté célèbre l’automobile

 

Pour la première fois sur le Rocher, une exposition-événement va retracer l’histoire de l’épopée automobile de 1897 à nos jours liée à l’une de ses terres de prédilection, la Principauté de Monaco. Seront évoqués les événements sportifs de légende que sont le Grand Prix et le Rallye de Monte-Carlo, mais aussi les concours d’élégance et les véritables coups de cœur princiers pour l’objet automobile…

Conçue sous le commissariat de Rodolphe Rapetti, Conservateur général du patrimoine, Directeur des musées nationaux et domaine de Compiègne et Blérancourt, elle se déroulera au Grimaldi Forum, donc pour ainsi dire aux portes du plus célèbre tracé de Formule 1 que tant de grands champions ont marqué de leur empreinte.

A travers cet événement d’anthologie, le public pourra découvrir une sélection d’une cinquantaine de voitures historiques et de compétition, des documents photographiques et archives inédites, des objets d’automobiliaissus de collections publiques et privées rarement confrontées.

L’exposition, qui bénéficie conjointement du soutien de l’Automobile Club de Monaco et de l’Automobile Club de France, s’annonce sur près de 4 000 m² comme le projet le plus ambitieux consacré à ce sujet qui concourt à la grande histoire de l’ère automobile.

Fait absolument unique, le Rallye et le Grand-Prix ont été dès leur origine et demeurent aujourd’hui deux événements majeurs de la compétition automobile internationale. Monaco se développe, son urbanisme se modifie jour après jour autour d’un circuit qui, lui, ne change quasiment pas. À chaque pas, le piéton monégasque ou le touriste peut évoquer un souvenir, faire revivre une image.

 

MUSÉE AUTOMOBILE DU PRINCE DE MONACO – La FLORIDE RENAULT de la PRINCESSE GRACE – Photo AutoNewsInfo

 

Cette immersion dans le passé alternera avec l’exploration de moments plus particuliers comme la découverte d’automobiles marquantes utilisées par les membres de la Famille Princière (la Renault Floride de la Princesse Grace, les voitures d’enfant du Prince Albert et de la Princesse Caroline) et la célébration de compétitions historiques.

On commencera, au début du siècle dernier, par l’émergence des très courus concours d’élégance illustrés notamment par une Delahaye double berline « obus » Type 58 qui décrocha le 1erPrix au concours d’élégance 1912, concours qui allaient alors de pair avec les premiers Rallyes. Depuis l’entre-deux-guerres – avec l’exemple d’une remarquable Bugatti 46 –, c’est surtout à partir de 1949 que l’épreuve du Monte-Carlo atteint une popularité jamais démentie avec des modèles ancrés désormais dans son histoire, de la Delahaye 175 S de l’édition 1951 à la Mini Cooper de 1964, en passant par la Lancia Stratos du Monte-Carlo 1975, l’Alpine Renault Berlinette de 1969 et la Porsche Carrera de 1978.

La section consacrée au mythique Grand Prix s’ouvrira par une évocation du lieu et mettra en évidence la problématique du circuit « en ville ».

Interrompu en 1938, le Grand Prix ne reprit que dix années plus tard. S’ouvre alors l’ère des pilotes d’exception : Fangio, Trintignant, Moss, Graham Hill, Stewart, rejoints plus récemment par les Lauda, Scheckter, Prost, Senna, Schumacher et Rosberg.

L’exposition proposera des arrêts sur image à l’occasion de moments de bravoure et de grande émotion vécus sur la piste monégasque comme le « carambolage » de 1950 et la victoire de Fangio, le « plongeon » d’Ascari dans le port en 1955, la victoire de Jean-Pierre Beltoise, sous le déluge de 1972, la victoire périlleuse de Villeneuve en 1981, etc.

L’épilogue de cette exposition se jouera néanmoins bien au-delà de toutes les compétitions. Le lien entre la Principauté et l’automobile est finalement sublimé quand l’image et le nom de Monaco/Monte-Carlo permettent d’asseoir la notoriété de firmes industrielles ou bien de promouvoir toutes sortes de véhicules dans des spots publicitaires par exemple, jusqu’à servir de décors naturels dans des films ou séries TV où tous ces héros de fiction ont bien du mal à exister… sans leur complice automobile.

 

Jacques SamAlens (StrategiesAutoMotive Communications)

Photos: Thierry Boutsen, Musée de Monaco,  Grimaldi Forum Monaco

 

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