SCHUMI : UN 50ème ANNIVERSAIRE EN SOURDINE ! SON ÉTAT DE SANTÉ RESTE UN MYSTÈRE…

 

 

MICHAEL-SCHUMACHER- Photo : Bernard BAKALIAN

 

Ce jeudi 3 janvier 2019, Michael SCHUMACHER fête son cinquantième Anniversaire.

 

Bien que, suite au drame survenu le 29 décembre 2013 dans la station de ski Savoyarde de Méribel-les-Allues, il ne puisse le fêter dignement et souffler ses 50 bougies, celui qui a marqué de son sceau deux décennies en F1, ne manquera pas d’être mis à l’honneur, comme il se doit, par son entourage proche mais aussi par les nombreuses marques de sympathie qui ne manqueront pas d’affluer de la part de ses très nombreux fans, à travers le monde.

Et pour couronner l’ensemble de son œuvre, la Scuderia FERRARI en collaboration avec la Fondation KEEP FIGHTING, créé à son intention,  lui rend un hommage grandiose en organisant une exposition à Maranello, retraçant la carrière exceptionnelle de l’actuel plus grand Champion de tous les temps en F1, durant ses années passées en rouge, où il a su apporter au Cheval Cabré… l’avoine dont il manquait cruellement à cette époque…

 

Michael Schumacher- Champion-d’Allemagne de F 3 en 1990-© Manfred GIET-

HISTOIRE DE L’ODYSSÉE SCHUMACHER

À 4 ANS… IL JOUAIT DÉJÀ AU ‘’KART’’ !

 

C’est à Kerpen, une ville moyenne de 65.000 habitants, située non loin de Cologne, que Michaël SCHUMACHER a grandi en la rendant célèbre, même si avant lui, la cité Rhénane, y avait déjà hébergé des citoyens aussi célèbres que Ludwig VAN BEETHOVEN ou le Comte BERGHE VON TRIPS, qui sans son accident mortel survenu le 10 septembre 1961 à Monza, aurait plus que probablement été le premier pilote Allemand, sacré Champion du Monde !

C’est donc à Kerpen, où la piste du Karting familial a été son premier bac à sable, que le jeune Michael, alors âgé de 4 ans, a effectué ses premiers tours de roues au volant d’un petit Kettcar, équipé d’un moteur de 5 cv.

Jusqu’à son adolescence, le jeune apprenti se forgera non seulement un caractère d’acier mais accumulera les victoires un peu partout où il se produira, véritables premiers signes avant-coureur d’une carrière  annoncée.

L’inévitable ascension se produisit dès 1987, lorsqu’il s’attaqua au Championnat F3 Allemand, après être passé par les Formules König et Ford.

 

F1 en 1995-Michael-SCHUMACHER et Willy-WEBER-©-Manfred-GIET

 

C’est à cette époque-là, qu’un certain Willy WEBER, s’intéressa à lui, convaincu de son talent naissant, vite confirmé par un titre de Vice-Champion de F3 et ce des sa première saison en 1989.

S’en est suivi une période où le jeune SCHUMACHER touchait un peu à tout ce qui avait un volant, à la recherche d’une discipline qui pourrait l’amener rapidement à atteindre son objectif avoué, la F1.

 

Michael Schumacher à Magny-Cours en 1991 ©-Manfred-GIET

 

Ainsi le vit-t-on piloter avec une égale aisance un Proto SAUBER-MERCEDES C11 de 900 cv aux 24 Heures du Mans, ou une MERCEDES 190 E en DTM ou bien encore une monoplace de F3000 Nippone, tout en accrochant au passage un titre de Champion d’Allemagne F3 en 1990 pour le Team WTS de son mécène et manager Willy WEBER.

 

Michael Schumacher, a disputé un-seul-GP pour le Team-Jordan en 1991-©-Manfred-GIET-

 

EN F1 GRÂCE À UN MENSONGE PIEUX…

 

Ses débuts en F1 remontent eux à  la saison 1991 et sont dignes d’un scénario Hollywoodien…

L’historique de sa prodigieuse carrière en effet débute… à la Cour de Londres !

Où le pilote franco-belge Bertrand GACHOT vient d’écoper de 18 mois de prison ferme et ce pour avoir aspergé un Taximan Britannique de gaz lacrymogène, mettant du coup, son écurie le Team JORDAN, où il était pilote titulaire, dans l’embarras à quelques jours de son Grand Prix national, le GP de BELGIQUE sur le tracé Spadois de FRANCORCHAMPS.

Informé de cette rocambolesque affaire, Willi WEBER, le manager de SCHUMACHER, sauta directement sur l’occasion en contactant immédiatement Eddie JORDAN, avec qui il était en pourparlers pour éventuellement racheter son Team de F3000, pour lui présenter Michaël comme éventuel et possible remplaçant.

Ce à quoi le patron du Team Irlandais, malin, lui répondit :

’’Michaël qui ? ’’

 

F1-GP-de-BELGIQUE-a-SPA-1er-GP-pour-Michael-SCHUMACHER-qui-débute-en-F1-au-volant-de-la-JORDAN.

 

Nonobstant, le rusé JORDAN à la recherche du moindre Penny pour essayer de sauver le radeau JORDAN GRAND PRIX complètement à la dérive, se laissa séduire par WEBER dès le lendemain de la manche Allemande du Championnat du Monde pour voitures Sport à l’époque dénommé WSC et à laquelle Michael SCHUMACHER venait de participer pour le Team SAUBER-MERCEDES.

Accompagné de Willi WEBER et de Jochen NEERPASCH, le représentant de MERCEDES, où SCHUMACHER était sous contrat, tous trois se rendirent immédiatement à Silverstone, au siège de JORDAN GRAND PRIX pour discuter des possibles modalités.

Moyennant le versement de 80.000 £ (88.000 €), somme réglé par Willy WEBER, Eddie JORDAN l’invita à effectuer une journée d’essais sur le petit circuit de Silverstone le mardi 20 août 1991, une séance au cours de laquelle, le jeune espoir qu’était encore Michael SCHUMACHER, ne se débrouilla pas trop mal, si bien qu’au terme de ce test, le patron du Team Irlandais désargenté demanda à WEBER, si son poulain avait déjà roulé à Spa-Francorchamps.

En répondant par l’affirmative, le rusé WEBER sentait l’opportunité de pouvoir placer son pilote dans le baquet de la JORDAN 191, laissé vacant par Bertrand GACHOT, entre-temps incarcéré à Londres.

 

SCHUMACHER-1er-GP-A-SPA-en-BELGIQUE-1991-son-one-shot-pour-JORDAN-en-remplacement-de-Gachot

 

Pour pouvoir disposer de ce baquet aux côtés du fougueux pilote Italien, Andrea de CESARIS, Eddie JORDAN, en tant qu’ancien banquier voulait en profiter pour comme on dit ‘remettre du beurre dans ses épinards’ et il exigea alors la coquette somme de 450.000 $ US (400.000 €), payés par le tandem MERCEDES-WEBER et quelques sponsors personnels du jeune Allemand.

Michael qui après s’être brillamment qualifié au septième rang sur la grille de départ, dut malheureusement très vite, renoncer sur bris d’embrayage 500 mètres après le feu vert, libérant la meute des bolides et sur une piste qu’il découvrait, mais il avait néanmoins épaté tous les observateurs.

Si bien qu’Eddie JORDAN souhaitait le ‘’ferrer’’ au plus tôt, en lui offrant un contrat monnayé pour la saison 1992 à 3.500.000 US $ (3.070.000 €).

Jochen NEERPASCH, son consultant et l’homme fort de la compétition chez MERCEDES, insista pour modifier la phrase ‘’Le contrat sera signé’’ par ‘’Un contrat sera signé’’, c’est-à-dire le pronom LE par l’article indéfini UN, dans l’avant-projet de contrat soumis par JORDAN, une modification qui aura toute son importance par la suite puisque à l’issue du GP de Belgique le 20 août 1991, Flavio BRIATORE, alors patron du Team BENETTON, en bon éclaireur sauta dans la brèche, en jouant sur les termes stipulés dans le pré-contrat, pour enrôler l’espoir Allemand de 22 ans au nez et à la barbe d’Eddie JORDAN et ce dès le GP suivant à Monza, où Schumacher en terminant 5ème,  démontra tout son réel potentiel…

 

M.Schumacher-et-Flavio-Briatore-chez-Benetton-©-Manfred-GIET

BENETTON : SA RAMPE DE LANCEMENT.

 

Chez BENETTON, avec les très réputés ingénieurs Ross BRAWN et Rory BYRNE, comme magiciens à la manœuvre technique, Michael SCHUMACHER  se retrouva vite dans son élément avec une première victoire à la clé en 1992, suivi d’une autre en 1993 et avant d’éclore en 1994 et 1995 avec respectivement huit et neuf victoires remportées, lesquelles lui permirent de décrocher ses deux premiers titres de Champion du Monde !

 

Michael Schumacher -première victoire en GP au volant de la BENETTON devant son public à Hockenheim en 1995-© Manfred GIET

 

Au total, Michael remportera dix-neuf victoires sous les couleurs BENETTON, à l’époque motorisé par FORD et RENAULT,
avant de répondre favorablement aux sirènes de Maranello.

 

Michael-Schumacher-surnommé-le-BARON-ROUGE-©-Manfred-GIET-

 

MICHAEL DEVIENT LE… ‘’BARON ROUGE’’

 

Passé chez FERRARI en 1996, compte tenu du contexte dans lequel se trouvait la Scuderia à ce moment-là, sa démarche dans le paddock, était considérée comme plus qu’audacieuse, carrément suicidaire pour un double Champion du Monde en titre !

D’aucun allant jusqu’à dire que sa seule motivation après deux titres mondiaux, était essentiellement d’empocher un cachet annuel de 25 Millions de $US (22 Millions d’€).

C’était toutefois mal connaître, le feu sacré qui couvait en lui avec un certain Jean TODT – débarqué de la maison PEUGEOT et ses succès aux 24 Heures du Mans avec les 905 – à la soufflerie, pour maintenir la flamme.

Dès sa première année chez les ‘’rouges’’ et une poussive F310, Michael parvint à presser le Cavalino du talon, au point de remporter trois victoires qui permirent à la Scuderia de passer du ‘’Chianti’’ au’’Spumanti’’.

Avec Ross BRAWN et Rory BYRNE, transférés de chez BENETTON, SCHUMACHER retrouvait un entourage technique auquel il était déjà rôdé, ce qui lui permit en 1997 de lutter pour le titre mondial jusqu’au dernier GP à JEREZ, où il s’élimina hélas lui-même, emporté par sa fougue, face au Canadien Jacques VILLENEUVE, lors d’une manœuvre désespérée…

 

 

MICHAEL-SCHUMACHER-et-FERRARI-photo-Bernard-BAKALIAN

 

Le passage au 21ème siècle, fut à ce point bénéfique pour le binôme FERRARI-SCHUMACHER qu’il s’érigera en forteresse infranchissable, entre 2000 et 2004, avec à la clé des victoires, en veux-tu, en voilà et autant de titres de Champion du Monde.

Mais fin 2006, quelque peu éreinté et usé par seize années de défis permanents, le ‘talent d’exception’ décidait contre toute attente, de se retirer après avoir conquis son 7ème titre mondial et d’en profiter  pour vivre et s’adonner à sa seconde passion, la moto, qu’il pratiqua même en compétition  en semi-pro allant jusqu’à remporter une épreuve à Barcelone en 2007 sur une TRIUMPH !

Toutefois en 2010, la tentation de re-piloter en F1 devint trop forte et tout comme le saumon, il décida de remonter vers ses sources, en l’occurrence MERCEDES, auquel il se lia pour trois ans.

 

MICHAEL-SCHUMACHER-au-GP-BELGIQUE-F1-2010-©-Manfred-GIET.

 

Loin d’être logé à la ‘’bonne étoile’’ durant ses trois dernières saisons en GP chez MERCEDES, où son butin se chiffre à un podium et 76 points marqués, son expérience et son bagage technique sont indéniablement à la base des succès que connaissent les ‘’Flèches d’Argent’’ depuis !

Durant son bail de vingt années dans la catégorie reine, dont il a marqué l’histoire de son sceau, le ‘Baron Rouge’, devenu une véritable légende, affiche un bilan digne du Guiness Book, avec un tableau de chasse incomparable aux grandes lignes suivantes :

 

F1-Michael-SCHUMACHER – Toujours recordman des victoires en GP

 

      307 GP disputés

      115 fois en première ligne

       77 meilleurs tours en course

       68 Pole Positions (chiffre battu entretemps par Lewis Hamilton avec 83 actuellement)

24.083 Km en tête d’un GP

  5.098 Tours en tête d’un GP

   1.596 Points inscrits au Championnat du Monde

         91 Victoires remportées

81.204 Km de course en GP entre 1991 et 2012

      155 podiums

F1 GP d’HONGRIE – BUDAPEST- Barrichello et Schumacher en lutte…

DE MICHAËL L’ANGE À MICHAEL LE DÉMON…

 

Cela, pour le côté ‘’strass et paillettes’’ du grand Champion qu’il a été mais qui avait cependant aussi son côté face cachée, avec parfois des actions dignes des séries RAMBO avec Silvester STALLONE !

De ‘’rookie’’ il est passé rapidement à ‘’étoile filante’’ avec comme seule obsession de viser le podium une fois la visière abaissée.

Ses confrontations sur et à côté de la piste avec SENNA-HILL-VILLENEUVE-COULTHARD et HAKKINEN sont mémorables et pas toujours charismatiques.

Ses détracteurs iront même jusqu’à dire qu’il avait un sac poubelle à la place du cœur en certaines circonstances, comme lors de la manche finale en Australie en 1994, où se sachant battu pour le titre après une touchette, il envoya son rival Damon HILL dans le Mur, empochant ainsi de la sorte son premier titre en conservant… 1 (un) seul et infime petit point d’avance sur son rival Britannique après leurs abandons respectifs.

Avec le grand et INOUBLIABLE Champion Brésilien Ayrton SENNA, il eut aussi au moins trois fois, maille à partie, comme à Magny-Cours en 1992 au virage d’Adelaïde, où il torpilla littéralement la monoplace de SENNA, tandis que la même année, lors d’une journée Tests à Hockenheim, ils en vinrent quasi aux mains après une manœuvre kamikaze de l’Allemand sur le Brésilien.

En 1994, il se retrouva plus d’une fois au centre des critiques pour non-respect du règlement sportif, ce qui lui valut deux GP de suspension.

 

F1-NÜRBURGRING-GP-EUROPE-28-04-1996-Michael-SCHUMACHER et la Ferrari-F310©-Manfred-GIET-

 

En 1997, lors de la manche finale du Championnat du Monde F1 à Jerez, il endossa le rôle de ‘’Valet Noir’’ après avoir torpillé son rival pour le titre, Jacques VILLENEUVE, alors que celui-ci le dépassait pour filer vers le titre, qu’il remporta alors que ‘’SCHUMI’’ se voyait sanctionné par le retrait de tous ses points marqués en cours d’année, gardant juste ses victoires de la saison au niveau palmarès.

Un an plus tard en 1998, lors d’un GP de Belgique disputé dans des conditions dantesques et alors qu’il allait doubler tous ses rivaux et que le Team FERRARI lui avait signalé par radio que David COULTHARD était au ralenti, il parvint à le percuter, passant du coup de héros à zéro mais non sans avoir voulu régler son compte avec l’Écossais !

Son dernier fait d’armes négatif se déroulera au GP de Monaco en 2006, où durant les dernières secondes des qualifications, il simulera une sortie de piste en bloquant la piste avec sa FERRARI, pour éviter que Fernando ALONSO sur la RENAULT, dans un tour parfait, ne vienne lui souffler la Pole, qu’il perdra malgré tout après avoir été rétrogradé pour conduite anti-sportive par les commissaires sportifs de l’ACM (Automobile Club Monaco) en dernière place sur la grille de départ.

Comme on le constatera une couronne est parfois lourde à porter, même pour une légende comme ‘’SCHUMI’’.

Alors après l’avoir portée à sept reprises, celle-ci est susceptible d’avoir perdu quelques pointes en cours de route !

Et comme l’écrit dans le grand quotidien sportif L’Équipe ce jeudi 3 janvier 2019, notre Confrère Stéphan L’Hermitte   » son état de santé reste un mystère. Le silence autour du pilote allemand alimente toujours autant les rumeurs. »  

Happy  Birthday Michaël
Keep Fighting!

 

Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency et Bernard BAKALIAN

SES TROIS MONOPLACES DE GRAND PRIX

Michael-Schumacher au volant de la BENETTON en 1994 – Photo : Bernard BAKALIAN

 

F1- La Ferrari de Michael Schumacher en 2006

 

F1- Schumi au volant de la Mercedes à Jerez, le 11 février 2010

 

 

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