AFRICA RACE 2019. 1ère ÉTAPE AU MAROC POUR BOTTURI (YAMAHA) ET LAURE (BUGGY MD)

 

 

BOTTURI (Photo d’ouverture) et LAURE, les vainqueurs de la 1ère étape

 

Bon, on va commencer par l’album de la traversée, un moment très fort chez les concurrents, d’abord parce que c’est le moment où ils savent que  l’aventure a enfin débuté, ensuite parce que c’est quelque part … le premier bivouac du rallye!

Ci-dessous, l’album photo de nos amis photographes, Rossignol et Cunha…

 

L’EMBARQUEMENT POUR L’AVENTURE

 

BRIEFING CÔTÉ PILE

 

BRIEFING CÔTÉ FACE

 

RÉVISION DU ROAD BOOK

 

POW OW AUTOUR DU ROAD BOOK

 

RÉVEILLON SUR MER…

 

AFRICA, J’AI ENVIE DE T’AIMER…

 

La voilà l’Afrique, ce sera superbe mais ce ne sera pas de la tarte !

 

DAKAR EST ENCORE TRÈS LOIN !

 

Bien entendu, la sortie du port a fait perdre un temps considérable, c’est comme ça chaque fois que l’on débarque en Afrique du Nord, il faut juste l’admettre…

L’étape du jour : Une petite liaison de 50 km, après la «libération» des autorités, une spéciale de 90 km pour se remettre à sentir cette formidable odeur de poussière qui est le signe que l’on y est.

 

 

Un peu de caillasse au début, puis c’est de la piste, on est entre plaine et massifs montagneux, donc possibilités de se perdre parce que lors des premières ‘navs’ faut se mettre dans le rythme, mais rien de vraiment méchant.

La fin est en revanche ch… comme la pluie (il ne pleut pas, ciel totalement bleu mais i ne fait pas chaud en début de journée, dans les 10 degrés)  et l’on a plus de 500 bornes de liaison à se farcir pour être tout de suite dans le sud Marocain.

 

LA SPÉCIALE DU JOUR VUE EN COUPE

 

L’endroit de l’arrivée de l’étape s’appelle la Momie, parce que c’est là, qu’a été tourné le célèbre film.

Trente km au sud d’Erfoud et de ses célèbres dunes de Merzouga !

 

LA SORTIE DU BATEAU A ÉTÉ FACILE, CELLE DU PORT BEAUCOUP MOINS…

 

Mais revenons à Nador (Melila)

11 h 15, le premier fauve est lâché.

On roule moyen, entre 60 et 80 km/h, et c’est intelligent car au bout, si ceux qui sont là pour gagner ne veulent surtout pas que les écarts soient importants, pour les autres, en revanche en première spéciale après deux nuits de mer, il faut déjà faire gaffe…

Au km 15, il y a déjà des écarts de l’ordre de 45 secondes entre les furieux et les autres.

 

ULLEVALSETTER

 

Le mouchard du Norvégien Ullevalseter est probablement en carafe, on voit juste Botturi (hyper rapide, pas étonnant, il est en ouverture de ce reportage) qui mène loin devant la meute, il faudra donc attendre l’arrivée pour savoir, où en est réellement le toujours aussi rapide Norvégien.

Dans les derniers kilomètres, jolie piste qui permet d’envoyer, on roule souvent au-delà de 100 km/h… mais les passages d’oued, le truc horriblement défoncé, c’est du 20 km/h, faut juste l’anticiper, le road book le montre bien sûr mais par définition, le lit d’oued est en contrebas de la piste donc invisible, et là, si tu arrives vite, tu casses tout !

Une heure et quart après le départ, on passe la banderole d’arrivée de la spéciale, pour les plus rapides, reste les 500 km de route goudronnée de la liaison pour rejoindre La Momie, il va faire sombre à l’arrivée au bivouac, mais dès l’étape de demain mercredi 2 janvier, on sera dans le grand bain.

Les classements tombent, c’est bien l’Italien Botturi qui est en tête, six minutes devant Ullevalsetter dont, en effet, le mouchard ne fonctionnait pas. Un autre Norvégien, Jenssen, pointe à dix minutes de l’Italien. Bien sûr, ces classements peuvent évoluer jusqu’au passage de la dernière moto, elles sont parties de deux minutes en deux minutes, il y en a cinquante, le dernier parti peut faire un temps canon et bouleverser le classement.

12 h 40, on lâche la première auto, le buggy MD de Housieaux dont mon pote Arnaud Debron est le coéquipier.

 

 

Le Buggy du tandem HOUSIEAUX et DEBRON

 

On l’a dit, le début est pierreux, on roule à 60 km/h…

Les responsables du chronométrage remettent tout à zéro, on est parti avec quatre heures de retard, du coup pas moyen de connaître les écarts au CP1.

Tout se met en place, c’est long mais pas grave, encore une fois c’est une courte étape de mise en jambes.

En tous cas la, comme pour les motos, il y a de beaux endroits pour envoyer du lourd, le buggy parti le premier passe un peu plus vite que les motos, logique.

Ces MD sont de véritables monstres, ils sont parmi les favoris de cette épreuve qu’est l’Africa Race.

Et Housieaux met beaucoup de gaz, la concurrence immédiate disparaît au loin.

À la suite des autos, ce seront les SSV qui seront lâchés, ils sont nombreux, onze au total, on notera au passage que Paolo Ceci, vainqueur de l’épreuve à moto, roule cette année dans cette catégorie auto.

 

TOMECEK, L’ARTISTE TCHÈQUE !

 

Les camions, à leurs tours, sont lâchés dans la foulée, ils étaient neuf inscrits au départ, c’est l’Ironman (pilote seul, dans un camion !)  le Tchèque Tomecek qui a le privilège de s’élancer le premier, il y a de nombreuses traces devant laissées par les autos, la navigation est à priori plus facile…

Et par moments, l’Ironman, il prend 110 km/h dans une spéciale où les bouts roulants sont rares, ce doit être un pied !

À la fin du convoi, c’est le camion balai, il y a en a deux, ils fonctionnent en tiroir, ils roulent très tard, encore plus quand il ya des concurrents à récupérer sur la piste, ils se couchent tard et ne peuvent pas faire la grasse mat’ parce que le bivouac est très vite démonté pour prendre la route de l’étape suivante !

Merci à ces pilotes de camions balais, les anges gardiens du Rallye Raid.

Ils se sont d’ailleurs très vite arrêtés pour aider le SSV de Fretin-Charbonnier, à repartir.

Pendant ce temps, le classement a bougé en moto, l’Anglais Richard Kaye est venu piquer la troisième place du classement, Botturi et Ullevalsetter restent devant, normal, ils sont les deux favoris de la course.

 

RICHARD KAYE ! La SURPRISE DU JOUR…

 

En autos, Housieaux passe le premier la ligne d’arrivée, il a mis une heure pour avaler les 90 km de piste, c’était donc amusant mais pas vraiment roulant !

Il est battu (mais tout le monde n’est pas encore arrivé) par un autre buggy MD, une merveille construite dans le département de la Manche par Antoine et Maryse Morel…

Une indication, le moteur de ce buggy est un… Chevrolet V8 qui doit envoyer plus de 400 bourrins !

MD prépare ses buggies Optimus pour des clients, qui peuvent soit l’acheter ou le louer, et assure l’assistance durant les courses. On comprend le succès de la formule !

C’est le camion Tatra de Tomecek qui passe le premier la ligne d’arrivée, même s’il sait qu’il a peu de chances de gagner le rallye,  ce moment là doit être extrêmement jouissif.

Les camions sont classés avec les autos et les SSV, à son arrivée, Tomecek pointe au quinzième rang du Général.

Juste derrière le premier SSV Canam du duo Moneyron et Berraz.

 

LE SSV DE MONEYRON

 

 

SUPERBE PERFORMANCE DE BOUWENS

 

Et puis il y a le coup de théâtre, essentiel dans un Rallye-Raid qui se respecte, un camion, l’Iveco de Bouwens, s’empare de la deuxième place au Scratch et au Général, onze  secondes derrière le MD victorieux de Laure !

 

LE MAN DE JACINTO

 

Et le Man de la petite Portugaise Elisabete Jacinto occupe la quatrième place, notre petit chérie d’AutoNewsInfo a la rage, elle a abandonné l’an dernier en tout début de rallye, alors elle envoie du titanesque…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Alain ROSSIGNOL et Jorge CUNHA

 

Résultats sur :
https://2019.africarace-live.com/fichiers/classement.php

 

 

 

Africa Race Rallye-Raid

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