BUDGET 2019 : APRÈS LES CARBURANTS… LES PARKINGS ! UNE NOUVELLE TAXE SUR LES AUTOMOBILISTES…

 

 

Lors de l’examen du Projet de Loi des Finances pour 2019, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture, et sans aucune concertation avec les acteurs concernés, une extension de la taxe sur les bureaux (TSB) aux parcs de stationnement. Cette réforme est issue d’une proposition du Député Gilles Carrez et vise à apporter des recettes supplémentaires à la Société du Grand Paris !

Et facile, comme d’hab c’est l’automobiliste qui une fois de plus va être… RACKETTÉ !

 

Cette nouvelle taxe assimile ainsi les surfaces de stationnement aux locaux commerciaux, alors que le rendement économique des parkings, n’est absolument pas du même ordre de grandeur que celui des bureaux, centres commerciaux et grandes surfaces !

Simple question de BON SENS ! Mais nos députés ‘rookies‘ de la politique majoritairement ‘bizuths’ et ‘puceaux’ de la politique en ont-ils du BON SENS ? Pas Sûr !

Aussi, la Fédération Nationale des Métiers du Stationnement (FNMS) et le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) qui représentent les acteurs du stationnement dans toute leur diversité, appellent les députés à ne pas réintroduire cette nouvelle taxe.

Cette nouvelle taxe aurait en effet des conséquences lourdes pour de très nombreux acteurs et usagers de la mobilité du quotidien.

D’abord elle serait économiquement insupportable pour les opérateurs du stationnement car plusieurs d’entre eux seront en grande difficulté financière, voyant leur résultat net plonger dans le rouge dès 2019.

Ensuite cette taxe impacterait fortement les finances des collectivités locales, en particulier celles qui gèrent en régie ou en exploitation directe, voire en délégation de service public car elles devront donc trouver des recettes fiscales pour financer cette taxe.

Sur les automobilistes enfin qui payeront les tarifs horaires et d’abonnements sur lesquels la taxe sera répercutée.

Ces hausses seront fortes, de 5 à 20% dans Paris et jusqu’à 30% dans les autres communes d’Île-de-France. Pour les usagers réguliers des parkings, on estime ainsi le surcoût à environ 150 € par an…

Cette nouvelle taxe, qui renchérit considérablement le coût du stationnement pour tous, y compris pour les résidents qui stationnent leur véhicule dans les parkings commerciaux de centre-ville, est en totale contradiction avec les politiques publiques menées par les communes, qui tendent à réduire l’emprise de la voiture sur l’espace publique et encouragent le report modal.

 

La FNMS et le CNPA préconisent de réfléchir à une politique de stationnement en concertation locale avec l’ensemble des acteurs représentatifs -qui y sont prêts- celle-ci s’intégrant pleinement dans une nouvelle stratégie des mobilités en villes, zones périurbaines, etc… et de préservation de la qualité de l’air.

La concertation est un préalable indispensable à toute réforme efficace et pérenne, en particulier lorsqu’elle concerne la fiscalité, comme l’a exigé le Président de la République.

Enfin, ce n’est pas en taxant plus les opérateurs et les automobilistes qu’une réponse durable et équilibrée pourra être apportée.

La FNMS et le CNPA appellent à l’exclusion des parcs de stationnement du champ d’application du projet de loi de finances pour 2019 dont le vote définitif interviendra le 20 décembre.

 

Gilles VIRMOUX

Photos : AutoNewsInfo

 

 

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