LE BRÉSILIEN ALEX RIBEIRO FÊTE SON 70ÈME ANNIVERSAIRE CE 7 NOVEMBRE !

 

Alex-RIBEIRO à ses débuts ©-Manfred-GIET.j

 

Né le 7 novembre 1948 à Belo Horizonte, troisième ville Brésilienne la plus peuplée, après les deux grandes métropoles que sont Sao Paulo et Rio de Janeiro, Alex Dias RIBEIRO, a choppé le virus du sport automobile dès son plus jeune âge, comme beaucoup de jeunes Brésiliens, à l’époque désireux de marcher dans les traces d’Emerson FITTIPALDI, tout premier Champion du Monde de F1 en 1972, au pays où le football a toujours été roi .

Ses premiers pas, il les fit en Karting  avant de passer rapidement en Formule Ford puis en Formule 3 en 1973 à 25 ans.

Ce titre l’inspira à s’expatrier et de débarquer en Europe en Angleterre l’année suivante, soutenu par le Cigarettier Brésilien HOLLYWOOD, de manière à pouvoir s’étalonner face aux cadors Européens et Mondiaux de la discipline.

 


Alex RIBEIRO-March 782 de F2 à la limite au Nürburgring en 1978, la course de sa vie-©Manfred GIET

 

Une victoire en 1974 et une 5ème au Général à l’issue du Championnat Britannique de cette discipline F3 derrière le Champion Brian HENTON, au volant d’une GRD 374-Ford, le petit Alex à l’allure débonnaire, fit encore mieux un an plus tard, cette année-là, sur une MARCH, en remportant trois victoires et en terminant dauphin du Champion, le Suédois Gunnar NILSSON, futur vainqueur en F1 du GP de Belgique 1977, à ZOLDER et qui décèdera trois ans plus tard des suites d’un cancer, le 20 octobre 1978.

Après ces résultats encourageants, le Brésilien commença à croire en lui, mais pas seulement qu’en lui, car après avoir franchi l’échelon supérieur en passant à la F2, où il s’afficha au volant d’une MARCH 782 arborée d’écussons «Jesus Saves (Jésus sauve)» pour démontrer sa foi comme plus tard, le regretté et inoubliable, son compatriote Ayrton SENNA da SILVA.

 


Alex RIBEIRO-March F2 en 1978-© Manfred GIET

 

Après quelques résultats prometteurs dans cette discipline, et un ‘’one shot’’ en F1 au GP des USA à Watkins Glen, avec une HESKETH inefficace, le constructeur de BICESTER et allié depuis quasi ses débuts, la firme MARCH, l’engagea pour la saison de F1 1977.

Une saison ‘galère’ au volant d’une MARCH 761 B poussive et peu compétitive qui lui asséna un coup au moral au point de le voir retourner et descendre en F2 mais avec sa propre structure l’année suivante avec  une MARCH 782-HART, à défaut d’un moteur BMW supérieur en puissance et performance et qui lui aurait permis de lutter pour les podiums…

 

Alex RIBEIRO-March782- Victoire au Nürburgring le 30 avril 1978 © Manfred GIET

 

Son heure de gloire viendra cependant le 30 avril 1978 sur la fameuse ‘’Nordschleife’’ du Nürburgring, baptisé ‘’Enfer Vert’’ par Sir Jackie STEWART, où le mystique petit Brésilien, passa de l’enfer… au paradis, en reléguant des calibres, tels Keke ROSBERG, Eddie CHEEVER, Brian HENTON, Marc SURER, Jochen MASS, Elio de ANGELIS, Bruno GIACOMELLI, Riccardo PATRESE ou encore Manfred WINKELHOCK… au purgatoire !

 

 

Alex-RIBEIRO- VICTOIRE et Podium en F2 au Nürburgring le 30 avril 1978-©-Manfred-GIET.

 

Cette victoire restera son principal fait d’armes au cours de sa courte carrière longue d’une petite décennie et au cours de laquelle, il participa à vingt GP seulement dans la catégorie reine, ne parvenant toutefois à se qualifier que dix fois, et ce sans marquer de points et avec  comme meilleurs résultats deux huitièmes rangs aux GP d’Allemagne et du Canada en 1977, avec sa MARCH 761B.

Alex-Ribeiro-son-dernier-ouvrage©-Alex-Ribeiro

IL ÉCHANGE LE VOLANT CONTRE LA BIBLE !

 

Se sentant barré en F1, il décida alors de quitter le Monde des Grands Prix pour retrouver des compétitions nationales dans son Brésil natal, tout en retrouvant l’univers … de la F1, entre 1999 et 2002, période où il devint le pilote attitré de la voiture médicale présente sur tous les GP.

En 2002, lors de son GP national sur le tracé d’Interlagos à Sao Paulo, il se paya la frayeur de sa vie, en intervenant sur la piste pour aider son compatriote Enrique BERNOLDI, accidenté sur le circuit, lorsqu’en ouvrant sa portière intempestivement, la Mercedes ‘’Medical Car’’ fut heurtée par la Sauber de l’Allemand Nick HEIDFELD, arrachant la portière mais heureusement sans le blesser !

Ce fut son dernier acte en matière de sport-auto, avant de changer définitivement le volant, contre… la Bible !

Profondément croyant depuis toujours, il avait accepté en 1985, le poste de Directeur exécutif d’une association religieuse du nom de ‘’Athlètes du Christ’’ fondée dans les années ‘70 et regroupant quelques 5.000 sportifs Brésiliens et qui sous son impulsion connu une croissance régulière.

 

Alex-Dias-RIBEIRO-en-tant-que-Pasteur-©-Association-Athlètes-du-Christ-.

 

Après sa retraite sportive, il devint le Pasteur attitré de la Seleçâo, l’équipe nationale de Football du Brésil, qu’il accompagne à toutes les Coupes du Monde depuis 1990.

En 1981, il édita son autobiographie intitulée ‘’Mais que vencedor’’ (Plus qu’un vainqueur en français) et dans laquelle en parlant du Team March, pour lequel il a roulé la majeure partie de sa carrière, il surnomme Max MOSLEY et Robin HERD, co-fondateurs du Team respectivement ‘’Mack Mouse’’ et ‘’Robin Hood’’ avant de publier un autre ouvrage à succès au titre évocateur ‘’Força Vencer », ‘’Forcer la victoire’’ en français, où il donne des conseils quant au bien-être physique et spirituel à tous les adeptes de son association religieuse.

Même si ses résultats sportifs sont tout autres que mirobolants, décidément Alex Dias RIBEIRO ne finira pas d’étonner.

 

‘Happy Birthday’- Bom Aniversàrio Alex!

 

Manfred GIET

Photos : Publiracing Agency

 


Alex RIBEIRO-March 761B en 1977-© Manfred GIET.

 

Glorieux Anciens

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