LE TEAM BRESSAN BY RAPPORT VAINQUEUR CHEZ LUI DU MONDIAL DE QUAD MAXXIS

 

PARADE EN VILLE

 

Tout le monde (pilotes, mécaniciens, accompagnateurs, spectateurs, annonceurs) vous le dira, le Mondial Maxxis, 12 heures de Pont de Vaux, cette épreuve a une âme et pour une tous c’est un immense plaisir d’y participer.

Une fois de plus nous avons pu constater au cours de ce week-end combien, il aurait été dommage que cette immense manifestation n’ait pas lieu.

Dès le jeudi soir, la traditionnelle parade a connu un succès d’enfer avec une foule immense et le vendredi après midi les allées du grand stade temporaire grouillaient de visiteurs du quad Expo, alors que démarraient les diverses épreuves de quad (Kids, Contest et Mondial).

 

QUATRE MANCHES INTENSES

 

Pour cette course d’endurance hors norme, 4 manches figuraient au programme du week-end. Les spécialistes pensaient que cela allait changer la stratégie des équipes, avec une course de deux heures vendredi, avant les manches de 3 heures (jour) 5 heures (nuit) du samedi et le final en apothéose de 2 heures du dimanche.

Vendredi soir, les équipes de pointe trouvaient que le hors d’œuvre, dégusté un peu trop rapidement, ne permettait pas de jouer avec la complémentarité des 3 pilotes et, restaient un peu sur leur faim. Toute la suite des opérations semblait pourtant devoir résider dans le fait que les teams avaient ou non effectué un premier ravitaillement.

Pour autant, une première esquisse des forces en présence pour la victoire se dessinait avec des pointures bien connues comme Jérémie Warnia N°2 chez By Rapport, ou Antoine Cheurlin de chez Drag’On, tous les deux sur Yamaha. Le Hollandais Van Grivsen N° 16 sur un CRQF construit à partir des éléments mécaniques d’une moto de cross Honda, créait la surprise en, se plaçant à la seconde place.

En fait, les écarts en tête n’étaient pas très significatifs, puisque 11 machines terminaient dans le même tour.

 

JEREMY WARNIA

 

Il est évident que la manche de jour courue le samedi allait servir de trieuse effectuant une sorte de décantation, pour ne laisser en lice -en vue de la rude manche de 5 heures disputée de nuit- que potentiellement  8 à 10 équipes susceptibles de se battre pour le podium. En fait, samedi à 17h30 dans la seconde course disputée sur une piste parfaite -comme d’habitude vous diront les pilotes- on enregistrait le classement cumulé des deux premières manches, suivant:

1- Jérémie Warnia- Paul Holmes – Sylvain Petit – team By Rapport Yamaha N°2 (France) 75 tours

2- Antoine Cheurlin- Andrea Cesari – Randy Naveaux – team Drag’on Yamaha N°1 (France) 75 tours

3- Beau Baron-Brycen Neal -Paul Winrow –  Team 4 Liberty Honda N°3 (USA) 75 tours

4- Harry Walker- Dean Dillon – Davino Bruneel – Team Zip Racing Yamaha N°77 (GB) 75 tours

5- Sheldon Sean -David Cowan – Michael McAneney – Team SIS Services Yamaha N°4  (GB-Irl) 74 tours

 

L’EQUIPAGE CHEURLIN-CESARI-NAVEAUX

 

Le classement final prendra en compte le nombre de tours couverts, avec l’intervention du temps plus rapide en cas d’égalité.

Il convient de rappeler qu’après chaque course toutes les machines sont mises en parc fermé, afin d’éviter toute intervention mécanique, ce qui caractérise vraiment cette course d’endurance, où tout se passe durant les 12 heures de piste.

Pour la victoire tous les teams managers avisés vous le diront, avec la rapidité des quads engagés, il est impossible d’envisager la victoire si vous devez consacrer plus de 2 à 3 minutes à une intervention mécanique.

Ravitaillements en essence, voire en huile, une bricole à resserrer ou une petite alerte à lever, sont les seules opérations qui n’hypothéqueront pas la victoire. Rien d’étonnant à ce que les changements de pilote soient aussi très modélisés et maintes fois répétés.

 

RAVITO CHEZ LES VAINQUEURS

 

Tout le beau monde qui se fait une joie de courir à Pont de Vaux n’a pas forcément l’ambition ni la faculté de viser le haut du classement mais cela n’empêche pas de rouler pour améliorer ses temps , pour progresser d’une année sur l’autre, pour se lancer des défis.

En bord de piste on constate bien des différences de pilotage, mais  aussi de niveau de performance. Ainsi entre le meilleur temps au tour attribué en seconde manche à Antoine Cheurlin en 3’51 »186 et le plus lent en 5’01 »915  on voit bien que sûr les 4,100 kilomètres de la piste, les écarts sont importants et les cadors sont amenés à effectuer pas mal de doublages.

 

LE PADDOCK DU MONDIAL

 

Alors que le public venu en masse profitait des nombreuses animations, expositions, démonstrations on notait la présence de nombreux enfants et jeunes tout émerveillés et  heureux enthousiastes face aux figures du freestyle ou de backflip en SSV.

Même si le Quad Contest véritable antichambre du Mondial et la course des Kids intéressaient les spectateurs, on se pressait samedi à 20 heures tout autour de la piste pour assister au départ de la très longue manche de nuit du Mondial Maxxis.

Il faut dire que c’est bien là que la course prend sa tournure définitive. Effectivement, cette année encore l’écrémage des potentiels vainqueurs a bien eu lieu.

De la liste des 5 premiers établie à la fin de la seconde manche  on assista aux déboires mécaniques de deux top teams. Ecoutez plutôt.

Sur le Honda N°3 du team américain, un premier pilote casse une fusée avant, rentre au stand. L’anglais Paul Winrow repart et casse l’autre fusée…Au bilan l’équipage se retrouve 11ème  au classement cumulé mais jure de montrer tout son potentiel dans la dernière manche du dimanche.

Le team Zip Racing qui a perdu une roue sur la piste dégringole avec son Yamaha à la 27ème place du classement général provisoire.

Durant cette longue nuit, les deux équipages français rivaux ont joué fin et ajusté au mieux leur course en fonction du rythme des rivaux  et des petits aléas rencontrés, comme un pot d’échappement  enfoncé par un  autre concurrent  sur le Yam N°1 de Drag’on, ou la vis de pré charge de la suspension arrière du quad N°2 du team By Rapport.

On peut penser que les deux dernières heures de la manche finale donneront à une explication franco-française de haut vol, arbitré qui sait par les anglais du team SJS Services.

 

UN DERNIER ROUND D’ENFER

 

Avant cet ultime round nous sommes allés poser une question identique aux deux responsables des équipes françaises encore une fois  en lice pour se disputer la victoire finale, à savoir,

‘Dans quel état d’esprit êtes vous et quelle est la stratégie envisagée pour décrocher la victoire? »

Sans surprise, Axel Dutrie manager du team Drag’On Yamaha N°1, nous répond:

 »L’état d’esprit est bon. Nous partons avec une avance de 2’30 » au classement général. Le but sera de gérer, gérer au maximum, même si on doit rouler moins vite et terminer devant avec 1 minute ou 30 secondes d’avance, Il faut assurer ne pas faire d’erreur. On espère vraiment franchir la ligne d’arrivée en tête. »

Alexis Monnin manager du team By rapport Yamaha N°2 se situe dans un tout autre registre:

 » Ecoute nous sommes très déçus à cause de cette petite vis d’amortisseur qui s’est desserrée, mais aussi déçus par la direction de course qui a laissé partir le quad N° 1 avec un échappement qui ne tenait plus du tout. Apparemment, quand la chance est d’un côté elle n’est pas de l’autre. Mais problème, elle est toujours du côté de Drag’On…  On a perdu une course du fait de la direction de course à cause d’un transpondeur, une autre défaite à cause d’un concurrent qui a sauté sur un autre. On nous a embêté pour un décibel en trop….Je suis très déçu et dégoûté par plein de choses. »

Alors vous n’avez qu’à subir, si je vous entends bien ?

 » Oh, à part attendre un fait de course ! Ils sont intelligents. Leur quad est très bien préparé, le notre aussi….Deuxième, ça ne nous intéresse pas beaucoup. »

Cette dernière manche de 2 heures fut lancée à 15 heures sous un beau soleil revenu et chaque équipe avait en tête de terminer de la meilleure façon, afin d’inscrire son nom au prestigieux palmarès de cette 32 ème édition.

La lutte pour la victoire finale fut âpre et superbe entre les deux équipes françaises.

D’entrée de jeu, le team Drag’On effectua le ravitaillement nécessaire et c’est A Cheurlin N°1, qui relayant A Cesari se lançait dans un mano à mano avec Jérémie Warnia N°2, parti sur l’autre Yamaha de By Rapport.

 

WARNIA ET MONIN

 

Les 2’39 » d’avance de la N°1 fondaient rapidement comme neige au soleil et Warnia ravitaillant à la volée repartait le couteau entre les dents…

Les vainqueurs de l’an dernier –Naveaux en tête– ne doutaient plus que la victoire leur échapperait quand au passage, Cheurlin indiquait connaître des problèmes de freins. Warnia sortait alors le grand jeu et franchissait la ligne d’arrivée avec… 38 secondes d’avance sur le quad N°2 et les hollandais du team CRQF N°16.

Chez Drag’on nous entendions cette déclaration: de toute manière après un tel suspense, une telle tension le programme final sera forcément ‘champagne’ soit pour oublier, soit pour fêter la victoire.

 

JUSTINE LESSELINGUE

 

Le public suivait cette fin de course palpitante, tout en bénéficiant du spectacle grandiose de Maurizio Pera Perin sur son quad de CF Moto et ne se doutait pas de l’héroïsme, dont faisait preuve Justine Lesselingue qui terminait la 32 ème édition, seule au guidon du quad N°10.

En effet, sa coéquipière victime d’un bris d’amortisseur dans la 3ème manche fut éjectée de sa machine et blessée au dos dut être transférée à l’hôpital pour contrôle.

Justine dut rouler seule et termina à la 16 ème place du général, remportant une quatrième fois le classement féminin, en ayant roulé tenez-vous bien… 8h15 sur ces 12 heures de course.

Chapeau à elle et RESPECT!

 

BY RAPPORT

 

Evidemment, la joie était grande chez By Rapport, où le boss Alexis Monnin considérait entre deux larmes que la chance avait enfin tourné en faveur de son équipe. Il nous assurait être particulièrement ému et satisfait de la prestation collective et  exemplaire de toutes les composantes de son team, installé à quelques encablures seulement de cette piste de Pont de Vaux.

Jérémie Warnia nous lâchait:

 »Gagner ici c’est super génial. Tout le monde dans l’équipe a fait du super boulot. Tout le monde était à fond. »

A la question:  Pour vous, ce ne fut pas trop dur ?

 »Non, j’avais une super motivation et sentir toute cette formidable équipe derrière moi, ça aide, croyez-moi. »

Jérémie Warnia partageait ce grand bonheur avec Sylvain Petit et Paul Holmes, ses valeureux coéquipiers.

Une fois encore cette véritable magie des 12 heures de Pont de Vaux a opéré pour apporter un spectacle exceptionnel et varié à  un public très nombreux.

 

LES ORGANISATEURS

 

Les concurrents ont apprécié l’accueil des organisateurs, la qualité de la piste et le niveau de cette épreuve à la fois particulière et attachante.

Comme nous l’évoquions dans notre sujet de présentation il y a quelques jours, nous avons pu rencontrer tous les élus locaux engagés pour la pérennisation de ce circuit, poumon local d’animation une fois par an, qui pourrait se structurer et offrir des services variés durant plusieurs mois par an.

Comme tous les participants de cette grande kermesse des sports mécaniques nous disons à nouveau et comme chaque année- nous aussi– à l’année prochaine.

Alain MONNOT

Photos: Anthony BREBANT, Jean Jacques PAUGET et Alain MONNOT

 

 

Classement dernière manche

http://www.afcmicro.com/2018/QUAD/PDV/Epr_8_CltCourse_04.pdf

 

Classement général final

   http://www.afcmicro.com/2018/QUAD/PDV/Epr_8_CltFinal_01020304.pdf

 

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