INDYCAR : RETOUR AU BRÉSIL ?

 

 

 

C’est la nouvelle rumeur au Brésil :
l’Indycar retournerait à São Paulo.
Riotur, le promoteur, serait prêt pour 2020.

 

 

Le Brésil et l’Indycar, c’est une vieille histoire. En 1996, grâce à Riotur, les monoplaces découvrent l’Emerson Fittipaldi Speedway. C’est un ovale bâti sur le vieux Circuit de Jacarepagua, près de Rio de Janeiro. C’était un symbole du rêve d’expansion internationale du CART. En 2000, suite à des problèmes financiers (côté Brésil et côté CART), l’épreuve disparaît, après une cinquième édition.

En 2010, alors que l’Indycar n’avait plus vocation à être international, Band convainc la série de rouler dans les rues de São Paulo. L’épreuve avait lieu en mai, en plein automne australe, d’où des pluies fréquentes. Will Power remporta 3 des 4 « São Paulo Indy ».

En 2013, Band jette l’éponge lors d’une énième crise financière Brésilienne… Mais il présenta un nouveau projet, à Brasilia. Grâce à Nelson Piquet, le petit circuit de Brasilia devait être mis aux standards de l’Indycar, pour une épreuve en 2015.

Les travaux n’ont jamais eu lieu et à quelques mois du jour J, Band renonça de nouveau.

Riotur, le promoteur de l’épreuve de Jacarepagua, serait à la barre pour faire revenir l’Indycar à São Paulo. L’objectif est d’organiser une épreuve en 2020. Les voitures emprunteraient le tracé de 2010-2013. D’après Riotour, l’épreuve d’Indycar avait boosté le tourisme et le promoteur espère de telles retombées économiques.

Il y a pas mal d’inconnues dans l’équation. Avec Matheus Leist et Pietro Fittipaldi, il y a deux jeunes Brésiliens en Indycar (auxquels il faut ajouter l’inoxydable Kanaan, qui a connu l’épreuve de Rio !)

Mais ils n’ont pas démontré grand chose à ce jour et leur avenir est très incertain. De plus, l’Indycar a eu une attitude ambiguë vis-à-vis des épreuves extra-américaines.

Actuellement, Toronto est la seule course hors des Etats-Unis. La saison s’étale de mars à septembre, pour ne pas être gêné par les diffusions TV du basket et du foot US. Sonoma -et bientôt, Laguna Seca– clôture la saison, l’Indycar s’y est engagé contractuellement.

Ce calendrier très dense n’offre que peu de places pour un déplacement à l’étranger. L’Indycar a proposé à des promoteurs en Chine, à Dubaï et en Italie des épreuves à l’automne ou en hiver, hors championnat.

Or, personne (ni les promoteurs, ni les spectateurs) n’a envie d’une course sans enjeu.

L’Indycar restera-t-il campé sur ses positions ?

Reverra-t-on une épreuve en pleine saison des pluies ?

 

Joest Jonathan OUAKNINE

Photos:HONDA

 

Copyright : HONDA

About Author

JOEST JONATHAN OUAKNINE