MORT IL Y A 30 ANS, ENZO FERRARI RESTE INOUBLIABLE…

 

 

Anecdote concernant celui qui n’aimait pas l’appellation de ‘Commendatore’, lui préférant comme il nous l’avait révélé un jour de 1986, alors que j’étais à Maranello accompagnant Jean Marie Balestre, le Président de la FISA (Fédération Internationale du Sport Automobile) devenu depuis FIA (Fédération Internationale Automobile), celle …. d’Ingeniere!

Enzo Anselmo Giuseppe Maria Ferrari, nous a donc quittés ce 14 août, il y a trente ans, étant né le 18 février 1898 à Modène en Italie, où il est mort le 14 août 1988.

Autre anecdote, si sa naissance n’a été annoncée que deux jours plus tard (20 février), à cause des mauvaises conditions météorologiques qui avaient empêché son père de se rendre à la Mairie, sa mort, elle aussi, n’a été officiellement rendu publique que… deux jours plus tard, soit le 16 août 1988 !

Ancien pilote automobile, Enzo Ferrari est assez rapidement devenu un industriel Italien, dont l’entreprise, trois décennies après sa disparition reste d’une part, le fleuron des voitures de luxe et d’autre part, l’une des plus réputées en sport automobile.

 

FERRARI-L’emblématique-Cheval-Cabré-©-Manfred-GIET

 

C’est en 1929 qu’il créé la Scuderia Ferrari, une écurie de course qui fait rouler en compétition des Fiat puis des Alfa Romeo, avant qu’il ne donne naissance en 1947 à Ferrari Automobili, qui conçoit, fabrique et commercialise des voitures de sport de très haut-de-gamme.

Ferrari devenant une firme majeure du sport automobile International, Enzo Ferrari ayant toujours privilégié la compétition automobile avant la construction de se voitures de route, les victoires offrant à la maison Ferrari, l’une des marques les plus prestigieuses au monde

Ferrari devenant l’une des marques les plus emblématiques sur tous les circuits du monde.

D’abord en Endurance et évidemment bien sûr aux 24 Heures du Mans où ses voitures remportèrent neuf victoires, avant d’aller briller dans les Grands Prix du  Championnat du Monde de Formule 1.

 

La maison natale d’Enzo-Ferrari-Photo-Olivier-THIBAUD

UN PEU D’HISTOIRE…

 

Son père Alfredo Ferrari, était originaire de Carpi aux alentours de Modène dans la région de l’Emilie-Romagne, et tenait un atelier de fabrication de poutrelles métalliques, activité à laquelle il ajouta dans les années 1990 un petit atelier d’entretien de voitures. C’est là que le jeune Enzo, allait  faire ses premiers pas dans la mécanique automobile, apprenant les rudiments du métier en parallèle à ses études à l’école technique de Modène.

Le 6 septembre 1908, alors qu’il a dix ans Enzo Ferrari accompagne son père sur le Circuit de Bologne où le pilote Felice Nazzaro remporte l’épreuve de la Coppa Florio au volant d’une Fiat.

À partir de ce jour-là, il n’aura qu’une seule envie, une seule ambition, un seul désir : courir lui aussi !

La suite, un siècle plus tard  reste une formidable aventure et Ferrari, un nom magique et mythique à travers le monde.

 

La dernière FERRARI-GTO vendue en juin 2018

 

L’une de ses créations, la fabuleuse GTO, restant à chacune des ventes, lors des ventes aux enchères, LA voiture la plus chère du monde.

En juin dernier, l’homme d’affaires Américain, David MacNeil, le patron de la société WeatherTech a acquis, auprès d’un collectionneur Allemand, une 250 GTO contre la modique somme de… 80 millions de dollars, soit 68 millions d’€ !

Il s’agit du châssis 4153 GT, datant de 1963, qui a remporté le Tour de France Automobile en 1964, pilotée par le tandem formé de Lucien Bianchi et de Georges Berger et qui portait les couleurs de la très réputée Écurie Belge, Francorchamps.

Ferrari 250 GTO qui s’est classée quatrième, le 16 juin des 24 Heures du Mans 1963, avec l’équipage composé du Belge ‘Eldé’, alias Léon Dernier et du Français Pierre Dumay, le premier propriétaire de cette 250 GTO, grise à bande longitudinale bleu, blanc rouge.

GTO ensuite acquise par l’Écurie Francorchamps, après les 24 Heures du Mans qui lui donne une nouvelle livrée, grise avec une bande transversale jaune, couleur de la Belgique en sport automobile.

À titre personnel, je conserve l’image d’un homme dirigiste, autoritaire mais réellement amoureux de la course…

Et de lui je me souviens de notre toute 1ère rencontre dans son bureau à Maranello et ce, en compagnie de Jean-Marie Balestre, le Président de la FIA et de la FISA  et que j’accompagnais étant son Attaché de Presse et du grand patron du Groupe FIAT, Giovanni Agnelli.

M’adressant à lui alors qu’il me tendait la main, je lui avais lancé

« Bonjour Commendatore »

Et de me répondre :

« Non Monsieur. Pas Commendatore. INGEGNIERE ! »

Tout en m’appliquant une petite tape amicale sur la joue…

On n’oublie pas ce génie dont les sublimes bolides continuent de faire rêver les jeunes générations…

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : FERRARI OLivIer THIBAUD – Bernard BAKALIAN et DR

NOTRE ARTICLE SUR LA FERRARI GTO

http://www.autonewsinfo.com/2015/05/01/la-ferrari-gto-la-plus-belle-italienne-un-diamant-a-en-faire-rougir-la-joconde-155120.html

 

 

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