PILOTE NASCAR, TONY STEWART DE RETOUR À INDIANAPOLIS EN INDYCAR EN 2019 ?

 

 

 

La nouvelle fait grand bruit en Indycar :
Tony Stewart voudrait disputer les 500 Miles d’Indianapolis 2019 !
Et il y vient pour gagner !

 

Tony Stewart était présent au lancement de la Ford Mustang de Nascar. L’ancien Champion était chargé de piloter la voiture devant l’auditoire. A sa sortie du baquet, l’ancien pilote se laissa aller à une confidence, indiquant qu’ il voudrait retourner aux 500 miles d’Indianapolis et pourquoi pas dès 2019!

Pourquoi Indianapolis ?

Pour les plus jeunes, Tony Stewart est un triple Champion de Nascar Cup (2002, 2005 et 2011) et le copropriétaire de Stewart-Haas (avec Gene Haas, le patron de Haas F1) depuis 2009.

Mais il faut rappeler que de 1996 à 1998, il fut auparavant pilote en monoplace en Indycar. C’était à la naissance de l’Indy Racing League. Pilote Américain, élevé aux midgets, jamais passé par l’Indy Lights ou la CART,  Stewart était un casting idéal pour la série.

Il s’imposa trois fois et il fut sacré Champion 1996-1997 ( la seconde saison était à cheval sur deux années.) Mais à Indianapolis, s’il signa la pole en 1996, il n’avait pas pu faire mieux que cinquième de l’Indy 500 en 1997, après avoir mené 64 tours.

 

NASCAR – TONY STEWART

 

Happé par la Nascar, il revint en 1999. Son sponsor, Home Depot, lui avait prévu une journée folle… disputer les 500 miles d’Indianapolis, puis s’envoler vers Charlotte, où il enchaînait les Charlotte 600! Il termina neuvième à « Indy ». Rebelote en 2001. Cette fois, c’était Chip Ganassi qui cherchait un pigiste de luxe. Il termina sixième, avant de courir les Charlotte 600 le même jour!

En 2004, Stewart s’offrit l’Eldora Speedway, un anneau en terre battue et il y organisa le « Prelude to the dream ». Cette course de midgets se courrait en ouverture d’une course de Dirt late model, The dream. La particularité de ce « prélude » est qu’il était ouvert aux pilotes de Nascar et d’Indycar. La recette était versée à des associations.

Stewart a toujours adoré les midgets et malgré un agenda très chargé de pilote-patron d’écurie, il trouvait le temps de disputer des courses de Midget.

En 2014, à Canandaigua, Stewart envoya Kevin Ward dans le décor. Stewart continua, alors que Ward du renoncer. Le pilote, mécontent, se jeta quasiment sous les roues de Stewart, qui ne put l’éviter en pleine piste, le renversa et le tua sur le coup!

Très choqué, Stewart annonça sa retraite sportive. L’enquête le blanchi et on découvrit que Ward avait fumé beaucoup de shit!

Stewart revint sur sa décision et il reprit le volant. Néanmoins, la polémique était là. Pilote viril, Stewart n’avait pas que des fans et désormais, certains le traitaient d’assassin. Il raccrocha fin 2016.

Contrairement à Jeff Gordon, Stewart ne s’est pas laissé tenté par des piges en Nascar (y compris dans des divisions inférieures) ou même une venue aux 24 heures de Daytona. Par contre, il court toujours de temps en temps en midgets.

Et donc désormais , il souhaiterait disputer les 500 miles d’Indianapolis 2019. Comme Danica Patrick (pilote Stewart-Haas jusqu’à fin 2017) ?

 « Non, je ne veux pas faire de la figuration. Si je viens, je viens pour gagner. Si j’y vais, ce n’est pas que pour cette course. C’est une insulte pour ces pilotes qui font cela toutes les semaines de penser que vous pouvez être aussi bon qu’eux. C’est insensé de penser que vous pouvez simplement vous montrer, être compétitif et avoir une chance de gagner. »

Faisant ainsi assurément référence à Danica Patrick, qui pour sa dernière course en carrière en Indycar à seulement disputé l’Indy 500 en mai dernier, sans avoir préalablement participé une course d’IndyCar.

Aussi, pour préparer au mieux Indianapolis, il disputerait au moins une manche avant (le Grand Prix d’Indianapolis ?)

Rappelons que cette année il a déjà participé à 62 courses de sprint car, contre seulement 45 au cours de l’année 2017.

Expliquant :

« Plus je cours, mieux je me sens. »

Stewart fêtera ses 48 ans juste avant les 500 miles d’Indianapolis 2019, mais nul doute que l’Indycar se chargera de lui trouver un baquet.

Après tout, ça serait une affiche de rêve… pour les promoteurs comme pour un patron d’écurie!

Ne parlons pas pour un sponsor, assuré de colossales retombées, vu l’impact immense de l’Indy 500 aux USA.

Un mot encore pour ajouter qu’il pense aussi à une participation aux 24 Heures du Mans, confiant en réponse à une question:

« Tout est possible. Je ne suis pas du genre à dire, je ne le ferai jamais. Tout est une question d’opportunité. »

 

Joest Jonathan OUAKNINE

Photo : INDYCAR – GM

 

 

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