LA ‘ROAD TO INDY’… DANS LA TOURMENTE !

 

 

On attendait des nouvelles de l’Indycar à Mid-Ohio.
Finalement, les annonces concernent la Road to Indy !
Retrait de Mazda, plan de réduction de coûts et future Indy Lights.
Autant de paramètre qui joueront sur l’avenir à court et moyen terme des séries…

 

Avec l’introduction de nouveaux châssis en Indy Lights (2015), US F2000 (2017) et Pro Mazda (2018), la Road to Indy s’est restructurée. L’objectif étant de préparer les pilotes d’Indycar de demain.

 

Le retrait de Mazda

La nouvelle est tombée ce week-end: Mazda arrêtera de soutenir la Road to Indy à la fin de cette année! Mazda s’était impliqué il y a une dizaine d’année, comme motoriste de la Formula Atlantic en succédant à Toyota, puis ensuite comme sponsor-titre du Champ Car.

A la fusion du Champ Car et de l’Indycar, Mazda s’impliqua dans les formules de promotion de l’Indycar. En 2010, Andersen Promotion relança l’US F2000, avec Mazda comme sponsor-titre. Andersen prit le contrôle de la Pro Mazda, fin 2012. Un an plus, le promoteur reprit l’Indy Lights.

Avec l’apparition des nouveaux châssis, Mazda devint également motoriste. Il payait les primes d’arrivées et les bourses données aux Champions, pour accéder à l’échelon supérieur. Néanmoins, son nom était peu mis en avant.

Toutefois, le constructeur Japonais décidait de réduire la voilure en sport auto. La première étape fut la revente du circuit de Laguna Seca. L’arrêt du sponsoring de la Road to Indy était prévisible!

Les optimistes diront que le sport auto US a été constamment marqué par des cycles. Avant Mazda, Toyota s’était beaucoup impliqué, avant de se retirer petit à petit. Et ce fut comme cela, par le passé, avec Ford, Nissan/Infiniti, Volkswagen, etc.

La Road to Indy a peut-être même déjà trouvé un autre mécène !

 

Indy Lights low-cost

Cette saison, seuls … sept pilotes disputent l’intégralité du Championnat d’Indy Lights!

Une situation qui nous ramène à l’époque pré-Andersen. Des pilotes Européens comme Jordan King, Petro Fittipaldi ou René Binder ont préféré un temps partiel en Indycar, à un temps plein en Indy Lights.

En 2017, le châssis de Pro Mazda était en extrême fin de cycle. Les pilotes d’US F2000 préférant redoubler et attendre la nouvelle voiture et les écuries confièrent leurs voitures à des gentlemen-drivers.

Ces derniers n’avaient pas tous le niveau pour piloter une monoplace rapide, quant à monter ensuite en Indy Lights… Les deux robinets de la discipline étaient donc fermés et cela explique le plateau squelettique actuel.

Pour revitaliser la série, Andersen veut réduire le budget requis, d’un million de dollars (860.000 €) à 900.000 dollars (775 000 €) De plus, les écuries d’Indycar qui feront rouler des pilotes d’Indy Lights auront droit à deux jours supplémentaires de test (contre un, actuellement.)

 

Indy Lights 2023

Le châssis actuel d’Indy Lights est homologué jusqu’en 2022. Ensuite, l’idée d’Andersen et de l’Indycar serait d’avoir une monocoque commune en Indy Lights et en Indycar !

Grâce à une aérodynamique et un moteur différent, l’Indycar serait plus rapide. L’intérêt pour les équipes d’Indy Lights, ce serait de pouvoir disputer les 500 Miles d’Indianapolis… Elles seraient même encouragées à le faire par l’Indycar.

Aujourd’hui, Pro Mazda et US F2000 partagent la même monocoque et cela a encouragé des équipes à s’engager dans les deux disciplines. Sera-t-il possible de dupliquer l’opération ?

Il y aurait pas mal de détail à régler, mais d’ici 2023, les deux promoteurs ont le temps de réfléchir…

 

Joest Jonathan OUAKNINE

Photos : INDY LIGHTS et US F2000

 

La Tatuus d’US F2000. Copyright : US F2000

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