UNE RÉUSSITE, LE SUV URBAIN HYUNDAI KONA…

 

 

 

Jeu de mots tentant, gratte-papier tenté !

L’Hyundai Kona essayé que nous avons eu la chance de tester pendant un long parcours est un des nouveaux venus sur ce segment de plus en plus à la mode, celui des SUV urbains, sortes de citadines à grosses roues et multiples ajouts de plastiques noirs pour faire baroudeur…

Bref de l’esbroufe mais qui, finalement, s’avère utile dans nos paysages urbains aux routes de plus en plus défoncées, aux places de stationnement rares et petites et à la circulation à tendance « pousse-toi de là que je m’y mette! ».

Donc, ces SUVU (pour SUV Urbains) sont plutôt bien VUS pour cet usage.

 

 

Le Kona by Hyundai se retrouve face aux stars de la catégorie, que sont les Renault Captur, Peugeot 2008 et autres Citroën C3 AirCross, qui, à elles trois, occupent la quasi-totalité du segment B-SUV sur le marché Français.

Mais la concurrence arrive, VW avec le T-Roc pointe son nez, et l’Hyundai Kona entend bien prendre sa part.

Rappelons qu’Hyundai est sur une dynamique impressionnante depuis le début 2018 avec une hausse de ses immatriculations globales de près de 29% (28,8% pour être précis) et donc, que ses ambitions pour le Kona sont réelles.

Le Kona c’est d’abord un look. On aime ou on n’aime pas, mais il faut reconnaitre qu’il en jette avec sa face avant toute en angle, ses feux diurnes étirés (empruntés à la C3 ?) et sa calandre immense, avec son profil dynamique munis de passages de roues géants, et de grandes roues de 18’’ sur notre voiture d’essai et avec un arrière qui n’est pas sans rappeler celui du dernier Tucson, son frère aîné.

 

 

Un style très Hyundai, qui au demeurant devient de plus en plus européen.

Sur le plan du style, il rivalise aisément avec ses rivaux. Dans ce segment, les designers se lâchent…

À l’intérieur, c’est plus sérieux même si quelques inserts et coutures rouges parsèment et égaient un

habitacle où le noir domine. Hyundai nous avait habitués à plus de fantaisie, mais, pour ma part, je préfère cette sobriété où l’essentiel est sous la main, sans fioriture.

La qualité des matériaux est au niveau des meilleurs de la catégorie et l’équipement est quant à lui pléthorique mais tout est là, la connectivité Apple CarPlay et Androïd Auto est un jeu d’enfant, la navigation est également très facile à utiliser et l’affichage tête haute, une première chez Hyundai, très convaincant car on y retrouve les informations essentielles comme la vitesse et les indications de direction du GPS, de quoi rester concentré sur la route.

 

 

Monsieur Hyundai, ne changez rien, c’est très bien. Quand on pense à Peugeot et son fameux Hight Cockpit, le mieux est souvent l’ennemi du bien !

Côté motorisation, nous avions entre les mains le Kona 1.0 T-GDI 120 BVM6, autrement dit le moteur 1 litre de cylindrée, turbocompressé à 3 cylindres développant 120 ch accouplé à une boite de vitesses mécanique à 6 rapports. Pour un poids de 1.233 kg, cela peut paraitre un peu juste notamment avec une valeur de couple maxi de 172 Nm de 1.500 à 4.000 tr/mn.

À l’usage, ce moteur va se montrer tout à fait à la hauteur, très à l’aise en ville, sur autoroute urbaine et sur route de campagne, même si dans ce cas, la longueur de la transmission oblige à souvent rétrograder pour rester dans la plage d’utilisation optimale. Rien de bien dérangeant, le maniement de la boîte de vitesses étant très « doux » à défaut d’être très rapide, mais le Kona n’est pas non plus une voiture de sport.

 

 

En ce qui concerne le comportement routier, nous sommes au volant d’une traction à moteur transversal avant comme la quasi-totalité des voitures du segment, il n’y a donc pas de surprise à attendre. Cette architecture est maintenant largement éprouvée et maitrisée par les constructeurs.

Ce Kona ne surprend jamais son conducteur, et sait se montrer très agile et réactif dans les enchainements de virages serrés. Mais, encore une fois, ce n’est pas une sportive façon Clio RS ou 208 GTI.

Sur le plan du confort, Hyundai a privilégié une certaine fermeté qui n’empêche pas un excellent amortissement des inégalités de la route. Cela reste confortable, même sur de longs trajets, la fatigue ne se faisant pas sentir. Le compromis est différent de celui de la C3 AirCross qui, elle, a choisi une suspension beaucoup plus souple, au détriment du plaisir de conduire et du ressenti de la route pour le conducteur, mais pour le plus grand bonheur des passagers, à l’arrière en particulier.

 

 

Ce Kona a de nombreux atouts. Il permettra de rouler différemment dans une voiture parfaitement en ligne avec son segment. Le design et l’agrément du Kona, le dynamisme de la marque, nul doute que Hyundai va continuer à tailler des croupières à ses concurrents. Le constructeur Coréen ambitionne de devenir le premier constructeur asiatique du marché européen d’ici 2021.

Si les prochains modèles continuent sur cette lancée, le pari risque d’être gagné.

L’Hyundai Kona… et qu’on est content d’avoir !

 

Gilles VIRMOUX

Photos : HYUNDAI et AutoNewsInfo

 

 

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