BABYBOOMER’S ADVENTURE 2018 : LA PISTE OUBLIÉE…

 

LES FRERES MARREAU EN TÊT DE COLONNE

 

La veille, le rallye BBA est allé à la rencontre des sa légende en montant le très défoncé Col de Belkacem, un must chez les pistards, qui sera sans doute goudronné l’an prochain.

Cette fois, la passe de Marech est au programme, une formidable déchirure dans la montagne qui laisse passer le désert…,

Pour y arriver, il faut la repérer de 25 km et la rejoindre en hors piste.

 

NAVIGATION A VUE ET TRES RARES TRACES

 

Nous n’avons croisé personne sauf, sublime, dans la passe, un immense troupeau de dromadaires, marchant parfaitement en ligne, les chamelles surveillant leurs chamelons…

Aucun bruit de pas, le vaisseau du désert fait moins de bruit qu’un félin en chasse…

En fin de troupeau, il y avait Deux chameliers suivant le mouvement à dos d’âne, frisson…

 

 

J’ai emprunté mon titre du jour à Roger Frison Roche, ce bouquin est un des premiers à m’avoir donné envie de désert, cet hommage est personnel.

La passe de Marech ne se donne  pas facilement, les 25km à faire à vue sont compliqués, on est en travers des nombreux radiers qui se creusent dans le désert en cas de pluie.

Bref, secousses énormes, crevaisons en pagaille, dans un endroit où le soleil me cuisait la peau à travers une chemise de soie.

Bref, probablement plus de cinquante degrés, pas une raison pour laisser tomber un pote qui crève, mais moment très pénible…

 

LE TAGHLA,FAUX AMI DU PISTARD

 

Il ya quelques arbres qui donnent de l’ombre, mais l’espèce Taghla est bourrée d’épines dures comme le béton, gros pneus et grosses chaussures indispensable…

CP sur le BBA à la passe de Marech, c’est un apostolat, voir ci-dessous…

 

UN CP SOURIANT EN PLUS AU MILIEU DE NULLE PART

 

Cette passe de Marech est fréquentée, très peu, par les 4X4 des pistards, les traces sont peu nombreuses, et pas une pelle ou une pioche à l’horizon, elle restera encore longtemps un must de la découverte…

Il ya de la caillasse, des bancs de sable pour y arriver, les autos plates ont souffert, pas seulement elles d’ailleurs, les sangles ont beaucoup servi le soir pour ramener tout le monde à la maison…

 

JEAN CLAUSE PENICAUD ET SON SUPERBE RANGE ROVER

 

Quelques voitures ont bien entendu fait du « vapor lock », ce qui a été le cas de Jean Claude Pénicaud, qui court avec Corinne Richard sur un des 4X4 les plus élégants au monde, un Range Rover première génération, moteur V8 à carburateur boîte quatre, sans climatisation!

 

JEAN CLAUDE PENICAUD, ENTHOUSIASTE TOUT LE TEMPS

 

Jean Claude est un gentleman driver, qui possède plusieurs autos, il va régulièrement au festival de Goodwood, le nec plus extra de l’auto classique.

Il a aussi fait le Tour Auto, il a été pilote en F3, bref quelqu’un de totalement enthousiaste, il était arrête en plein milieu de nulle part, nous luis avons proposé de l’aide, il nous juste fait signe de passer en ajoutant qu’il était en vapor lock, il fallait attendre que le moteur refroidisse pour repartir.

JEAN CLAUDE ADORE LE SABLE COMME TOUT PISTARD QUI SE RESPECTE

 

Dans gentleman driver il ya gentleman, cet équipage est un moment d’élégance…

Longue journée, 270 km au total dont 150 de piste difficile, ceux qui pensent que c’est peu doivent imaginer le faire en 4L  ou en deuche !

Jean Louis BERNARDELLI

Photos:  Arnaud DELMAS MARSALET

 

 

Rallye-Raid Sport

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