BABYBOOMER’ADVENTURE 2018 : L’ASCENSION !

Ce dimanche, le BBA, comme chaque jour, revient sur un de ses parcours historiques.

On est au nord d’Erfoud, dans une région peu fréquentée parce que les pistes sont parfois redoutables, et c’était le cas lors du grand moment de la journée.

En l’occurrence le Col de Belkacem, un endroit toujours réservé aux 4X4, même si, on le verra sur les photos, les «voitures plates»  sont passées aussi.

DUR D’ÊTRE COPI QUAND IL FAIT PLUS DE CINQUANTE DEGRÉS

La montée finale et la descente sont pavées de très gros cailloux bien coupants, un vrai trial déjà pour les 4X4, une nouvelle initiation pour les autres.

Il fallait y aller cette année, en bas dans la vallée,  un chantier monstrueux de réfection de la piste prépare évidemment l’arrivée du goudron !

LA 4 L DES CALANDRES D’ANTAN EST PASSÉE COMME UNE REINE

Encore une fois pour nous une piste est un endroit de plaisir, pour les Marocains, c’est une voie de passage et aussi à terme une nouvelle destination touristique.

Donc évolution normale.

Qui plus est les vallées en plein désert doivent avoir une nappe phréatique bénie, on a longé des km de plantations agricoles, étonnant en plein milieu de nulle part.

Bref si l’endroit est magique, il est aussi en plein développement.

Mais pour l’instant, la vieille piste était encore intacte.

Et ça a été coton.

D’abord parce qu’il fait une température de folie, on a encore probablement dépassé cinquante degrés, et que les cent derniers mètres de la montée au col ont été un enfer, mais un enfer de bonheur.

ENCOMBREMENT AU COL DE BELKACEM

Dans certaines autos qui n’arrivaient pas à monter dans ces cailloux énormes, les pilotes ont d’abord viré le copi pour gagner du poids, puis le copi a du ensuite pousser, les Marreau ont trouvé une trajo en double S qui a bien marché pour ceux qui les ont regardés…

Car il y avait un monde fou au col, d’abord l’endroit est sublime, avec double vue de chaque côté sur les vallées et surtout les encouragements de tous les équipages arrivés en haut et criant aux autres, plus bas, ce qu’il fallait faire.

Bien sûr j’ai pensé à Hannibal passant les Alpes avec ses éléphants pour foncer sur Rome, mais ça manquait de neige… et d’éléphants !

Pour le reste c’était «on monte, pas question de renoncer», impossible de toute façon, la piste est à voie unique et les autres attendaient sagement plus bas.

Bref, un peu d’encombrement mais un enthousiasme d’équipe de rugby qui gagne la mêlée…

Au col, un vent délicieux, en dérapant sur la montée l’air se comprime et refroidit, puis il est devenu brûlant mais on commence à s’y faire.

Justement en haut, j’ai discuté avec les gars du club «Les calandres d’Antan», ils sont une cinquantaine inscrits au siège de Gradignan, près de Bordeaux, et trois autos du club sont venues au BBA, deux 4L et une 504 magnifique, bonheur partout !

On a regardé passer les 4L, moments énormes,  quand je vois la taille des pneus, même très gonflés, il est surprenant que tapant dans des cailloux gros comme une pastèque mais aiguisés comme des rasoirs personne n’ait crevé, des artistes les mecs…

LA R5 MOTRICE COMME UN TANK

Championnes de la motricité, la R5 et la Citroën XM, le propriétaire va bosser tous les jours, depuis longtemps,  avec et a décidé de faire le rallye avec, quitte à la ramener chiffon.

LA XM EN ÉTAT DE GRÂCE

Puis il ya eu la descente et là, on se serait cru sur le périph parisien à 18 heures, sauf que le cadre est magnifique et que personne ne râle…

Mais bon faire autant de milliers de km pour faire la queue, j’ai souri.

C’est que là il y avait carrément des marches à passer, or les voitures plates ne sont pas très hautes sur pattes et il a fallu y aller tout doux…

On est rentrés à Erfoud après 270 km de roulage, une moitié sur piste, pas toujours facile, l’organisation magnifiquement rodée a placé des étendards là où le doute était franchement permis.

On les enlève le soir, pas comme certaines épreuves, pas forcément mécaniques d’ailleurs, qui constellent le désert de cailloux rouges ou vert fluo…

On a roulé plus de dix km au fond d’un oued très sablonneux, étonnant, en général les lits de ces rivières non  permanentes sont un enfer à traverser, là c’était à donf et on ne lève pas le pied.

Rentrée à Erfoud assez tôt, car à partir de 21 heures, on a prévu une spéciale de nuit.

Et rouler la nuit dans le désert, c’est très effrayant mais très excitant, les anciens dakariens s’en souviennent avec une grosse émotion.

Spéciale de nuit finalement annulée pour cause de tempête de sable, ce qui est différent de cette horreur absolue qu’est le vent de sable, mais il y a beaucoup de « rookies » cette année, impossible de les jeter là-dedans, même avec une surveillance très présente partout. 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Arnaud DELMAS MARSALET

Rallye-Raid Sport

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