BABYBOOMER’S ADVENTURE 2018 : L’INITIATION AU DÉSERT

 

 

LE TOYOTA DE NOS HEROS DU JOUR DEVANT LA DUNE DE MERZOUGA

 

Ce troisième jour du BBA 2018, qui fête son dixième anniversaire  en repassant sur ses dix circuits mythiques, a donc fait le tour de l’erg de Merzouga.

Pour imaginer un instant la taille de cette sublime dune rose connue dans le monde entier, faire le tour par la piste c’est 230km !

22 km de large, 60 km de long, 150 mètres de hauteur, pour comparaison la dune du Pyla c’est trois km de long, 600 mètres de large et 100 mètres de hauteur.

Bref, Merzouga c’est vingt fois le Pyla…

Cette dune se voit de très loin, elle d’un rose ahurissant sur fond de ciel bleu très dense, et elle est entourée d’un erg, un désert de sable, puis d’un reg, un désert de pierre, voilà pour le décor.

 

VINCENT MARIS ET MICHEL GAUTRON

 

Bien sûr les 4X4 qui participent au rallye ou qui font partie de l’organisation, ont fait les Saint Bernard toute la journée, le sable est très peu porteur à cause de la chaleur, sans doute pas loin de 50 degrés au soleil, les plantages ont été nombreux, même  dans les 4X4 d’ailleurs, et les sangles ont beaucoup travaillé…

Entre deux remorquages, j’ai décidé de suivre un équipage en particulier, celui du Toyota 78, formé de deux absolus débutants au pilotage TT.

Ce 4X4 a une belle histoire, il a été Tango, voiture de médecin donc, sur le Dakar.

Et il appartient aujourd’hui à la Compagnie Saharienne à Périgueux.

Vincent Maris est avocat au barreau de Périgueux, Michel Gautron est chef de service du Samu 24, ils avaient envie de désert.

 

ON A MÊME FAIT DU JARDINAGE ENSEMBLE!

 

Une journée comme celle-là, où la navigation était parfois compliquée (j’y ai eu droit aussi…) aura été d’une intensité incroyable, avec plusieurs types de terrain et l’apprentissage de l’utilisation de la sangle.

Parce que pour sortir une auto plantée, il ne faut surtout pas tirer sur l’embrayage !

Il faut y aller un coup franc pour décoller l’auto ensablée, si la sangle pète, on refait un nœud…

Il faut le faire en vitesses courtes pour ne pas se planter soi-même, penser que dans l’auto derrière il ya du monde, essayer d’augmenter la vitesse pour passer toute la longueur du bac de sable, et trouver une zone un peu plus dure pour arrêter l’opération.

On leur a expliqué tout ça, sur le tas, en pleine action, ils connaissent le truc, un médecin urgentiste et un avocat en pleine audience savent réagir vite et bien…

 

 

Bons élèves les garçons, passionnés, dans les zones un peu costauds, on les a vus s’arrêter pour changer de pilote, l’expérience est unique et partagée.

Ils se sont frottés aussi à la lecture parfois ardue d’un road book, quand il ya eu « jardinage », on les a vus réfléchir calmement, sereinement et utilement !

Pas évident quand on se retrouve là où en doit pas être au milieu de nulle art, mais ils ont vite appris la lecture du terrain, des élèves très doués en fait…

 

MAÎTRE VINCENT MARIS

 

Mais surtout d’un enthousiasme permanent, même dans ces secteurs horripilants que sont les traversées de  déserts de pierres, j’avoue avoir un pensé à l’apprentissage de Lawrence d’Arabie arrivant dans le monde des bédouins, ces rois du désert.

 

 

DR MICHEL GAUTRON

 

Et puis il ya eu le tracé magnifique de Yann Duffillot, l’organisateur, faisant passer en une journée quasiment dans tous les types de terrains que l’on rencontre ici, y compris l’oasis tellement épaisse que l’on se croirait dans la forêt vierge !

 

TOUT LE MONDE S’AMUSE AU BBA

 

Et puis les garçons se sont mis au pilotage un peu sportif, à commencer par le dégonflage des pneus pour ne pas s’enliser mais qui donne aune auto très volage en courbes…

 

DES ROOKIES PARTOUT!

 

Bon, dans ce BBA 2018, parmi les cinquante concurrents, il ya des tas de rookies du désert, même des gens pas fanas de4X4  qui sont venus avec un vieux véhicule pour voir comment ça fait et qui découvrent les joies de « La glisse des quatre ».

Et qui me demandent que viennent faire ces Deux CV et autres 4L, ce sont des malades ?

 

DAVID PEREZ SUBLIMEMENT HEUREUX

 

Non,  ils sont incroyablement heureux de réussir un truc infaisable, un pari avec eux-mêmes.

David Perez, sur sa deuche, s’est fait effectivement sortir du piège de sable quelques fois  mais ensuite, il repart à l’assaut de l’océan de dunes en hurlant « jamais plus je ne lèverai le pied… »

Et lui aussi va au bout…

Je l’ai dit lecteur, le rêve des premiers dakariens était devoir l’océan atlantique au bout, on est complètement dans ce trip là,  genre je ou on s’épate…

Quel pied ce rallye…

Tiens d’autres exemples…

 

LES FRERES MARREAU

 

Les frères Marreau, vainqueurs du Paris-Dakar en 1982 et qui remettent ça juste pour le plaisir, c’est au BBA et pas ailleurs !

Michel Maindru, photographe très important dans le rallye raid, vient depuis trois ans au BBA, juste pour le plaisir, regardez sa façon de travailler, c’est juste génial.

 

MICHEL MAINDRU EN PLEIN CAGNARD!

Moralité ?

De belles histoires partout…

LA 405 DE VATANEN RETROUVEE!

 

Tiens, au passage, dans un douar, on a retrouvé trente ans plus tard, c’était en 1988, la Peugeot 405 volée de Vatanen, vieille histoire mais tellement fraîche quand on l’évoque avec ce pilote… mort de rire les mecs, et même sous l’auto pour mécaniquer, énorme panard !

Bravo à Jean Jacques Edart et Claude Fouet!

Jean Louis BERNARDELLI

Photos: Arnaud DELMAS MARSALET

 

Rallye-Raid Sport

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