ÉRIC GEBOERS : DISPARITION DE L’AMI FLAMAND

 

 

La photo d’ouverture est magnifique, on est en pleine grande époque Honda avec Jeff Leisk, JM Bayle, Dave Thorpe et Éric Geboers.

En dessous je publie bien entendu Éric en majesté…

Éric a été tout de suite, malgré sa petite taille, un géant du Motocross.

J’ai assisté à sa première victoire en GP Mondial en 125 à Verdun, avec mon ami Patrick Boulland, sous un déluge de flotte et on sait que la boue à Verdun, c’est une vraie saloperie.

Ce jour là, un héros est né…

Il a été l’ami flamand parce que dans un pays divisé par les idéologues, il avait de super contacts avec les pilotes wallons, il leur proposait souvent de venir s’entraîner avec lui dans les sables de sa région.

Nous avec Pat, nous sommes devenus fans de la Flandre grâce à lui, qui nous toujours ouvert toutes les portes, y compris la sienne.

Bref mec adorable, tueur sur les circuits.

Deux titres en 125 avec Suzuki (la marque de son frère Sylvain Geboers) en 1982 et 1983, un titre 250 avec Honda en 1987,  deux titres en 500 avec Honda en 1988 et 1990, et ce à la très grande époque où sur une ligne de départ il y avait dix vainqueurs possibles !

Il a aussi gagné le Touquet, qui se court sur le sable, son terrain favori comme tous les flamands, à plusieurs reprises, en 1988, 1989, 1990.

La façon dont il est mort ne m’étonne pas finalement.
Il faisait du bateau sur un lac en Belgique, son chien est tombé à l’eau, il a plongé pour aller le chercher, et il s’est noyé.

À cet endroit, l’eau est très froide et il semble qu’il y ait eu du courant, peut-être une rivière qui traverse le lac, comme le Rhône à Genève, et il n’a pas été possible de le sauver.

Il est mort en voulant sauver son chien, il a vécu en héros et en ami avec tout le plateau, il est l’un des rares pilotes à avoir gagné dans les trois cylindrées, en y ajoutant le Touquet.

Mais surtout, il avait un sourire ravageur.

Et il est dans la lignée immense des pilotes belges de Motocross, qui continue aujourd’hui avec Clément Desalle !

Amigo ciao, c’est un grand moment de ma vie de journaliste qui disparaît.

J’arrête parce que je chiale, mauvais pour les yeux et on tape n’importe comment sur le clavier.

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : Pininterest/Facebook

 

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