RETOUR DE JEAN CLAUDE CHEMARIN, 1er VAINQUEUR EN 1978, AUX 24 HEURES DU MANS MOTOS

 


24-H-du-MANS-Motos-2018-Jean-Claude-CHEMARIN-1er-vainqueur-des-24-H-du-MANS-Motos-en-1978- Photo : Autonewsinf

 

 

De retour, quarante après sa première victoire aux 24 Heures du Mans Motos décrochée en compagnie du regretté Christian Léon – décédé le 11 novembre 1980 en essai privé sur le circuit de Ryuyo au Japon – lors de la toute première édition en avril 1978, l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) ayant décidé de créer sa propre épreuve, les 24 Heures du Mans Motos, contraignant ainsi les éditions Lariviére, à déplacer leur célèbre Bol d’Or qui se disputait ici au Mans, sur un autre circuit que celui du Bugatti, en l‘occurrence, le circuit Provençal du Paul Ricard au Castellet

 


ENDURANCE-MOTO-1978-Jean-Claude-CHEMARIN-HONDA-

 

Invité d’honneur pour fêter cette quarantième édition des 24 Heures du Mans Motos, par l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) l’organisateur de l’épreuve, Jean Claude Chemarin, a donc donné le départ et lancé la 40éme édition, ce samedi 21 avril 2018.

 

24 HEURES du MANS MOTOS 2018 -Jean-Claude-CHEMARIN va donner le départ de l’édition 2018 – Photo ACO.

 

Présent comme journaliste à l’époque pour le quotidien sportif L’Equipe, avec mon responsable, Patrick Chapuis, pour couvrir l’événement, c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé l’ami Jean Claude, complice de nombreuses années sur les pistes.

 

24-HEURES-DU-MANS-MOTOS-2018-Jean-Claude-CHEMARIN-avec-Stan-PEREC-et-Gilles-GAIGNAULT- Photo : Stan PEREC

 

L’occasion d’évoquer ensemble ces toutes premières 24 Heures du Mans Motos 1978:

« Je roulais pour l’équipe officielle Honda, dirigée par Jean Louis Guillou avec Christian Léon. Sur ce même circuit manceau, nous avions auparavant déjà remporté les deux Bol d’Or précédents en 1976 et 1977 et déjà avec le Team Honda. Pour nous, c’était une grande satisfaction d’avoir au calendrier une manche supplémentaire au Championnat qui en ce temps-là n’était qu’Européen – il n’est devenu mondial qu’en 1980 – et je te précise tout de même qu’il y avait onze courses d’endurance chaque année, outre le Bol d’Or et ces nouvelles 24 Heures, celles de Barcelone à Montjuich, et de Spa à Francorchamps sans oublier les 1000 Km de Mettet en Belgique, du Mans, du Mugello en Italie, de Zandvoort en Hollande, de Zeltweg en Autriche et de Thruxton en Angleterre avec également l’épreuve phare des 8 Heures de Suzuka, au Japon. Alors qu’actuellement il n’y en a que cinq (24 Heures du Mans, Bol d’Or, Oschersleben, Slovaquie et Suzuka). »

Concernant le déroulement de ces 1éres 24 Heures, quel souvenir en conserves-tu?

« Ce qui me reste c’est qu’il s’agissait d’entrée de la première course de la saison, avec naturellement un évident manque de préparation physique. On découvrait aussi notre nouvelle Honda, tout juste débarquée du lointain Japon. Avec en plus, une météo plus que capricieuse en avril. Je constate que cette année, les conditions en Sarthe étaient exceptionnelles sans pluie la nuit et avec des températures extrêmement élevées (35°) donc sur la piste plus de 50°. Mais ces 1ères 24 Heures, comparé au Bol d’Or sur ce même tracé mais qui se déroulait, lui, en septembre  en avril, on se retrouvait avec deux heures de plus à rouler de nuit. Sachant que les écarts sont plus importants la nuit, la période où se joue généralement la course. »

Et Jean Claude poursuit et nous précise :

« Etre les premiers à gagner cette nouvelle épreuve a été un immense plaisir que j’apprécie toujours 40 ans plus tard et de revenir ici, de retrouver pleins d’amis qui m’en parlent, m’a donné l’impression de l’apprécier encore plus. »

Avant d’ajouter:

« De remettre le Trophée aux vainqueurs, l’équipe Honda, comme me l’a offert l’ ACO, m’a en outre procuré, une très grande charge émotionnelle. De remonter comme autrefois sur le podium… ici au Mans devant cette foule de passionnés a été un grand moment d’émtions.»

Jean Claude vit aujourd’hui une retraite paisible, ayant disputé sa toute dernière compétition en… 1998,  il y a vingt ans!

« Team-manager d’un équipage féminin, le Team 72 avec le lycée sud du Mans, j’étais en outre le quatrième pilote aux cotés des trois filles qui roulaient bien. Vingt ans avant, j’avais gagné en 1978 et vingt après, je me retrouvais … dernier classé, au guidon de leur Honda 600 mais j’avais vécu une sacrée aventure. Et je constate que vingt ans après, cette année, le Team 72 existe toujours managé par Damien Saulnier, un jeune que j’ai formé, étant entré au sport études à 15 ans, devenant ensuite mon apprenti et enfin le boss de la section moto lycée sud du Mans, dénommée de nos jours, Team 72 Junior le Mans Sud. Leur Suzuki, se classant,  à une très belle   place. »

 


24-HEURES du MANS-MOTOS 2018-Bruno VANDESTYCK, le speaker interview Jean-Claude CHEMARIN – Photo  : ACO

 

Une fois sa brillante carrière terminée, Jean Claude a participé à plusieurs éditions de rallyes Africains, des Paris Dakar, des Pharaons, des rallyes du Maroc, en autos et en camions, mais sans chercher la performance, uniquement pour le fun!

Il nous confie:

« L’objectif était de découvrir de nouveaux horizons, des paysages à l’époque méconnus, en terre d’Afrique. J’ai souvenir de traversées exceptionnelles des déserts et notamment ceux du Sahara et du Ténéré. C’est magique et inoubliables, bien ancrés dans ma mémoire. »

En conclusion, Jean Claude n’a cessé tout au long de son week-end Sarthois de retrouver bien des visages connus, le monde de la moto étant resté toujours le même, avec un univers de passionnés qui ne décrochent pas….

 

Gilles GAIGNAULT

Photos: Thierry COULIBALY -Stan PEREC – Jean François MONIER et ACO

 

24 HEURES DU MANS MOTOS 2018 Jean Claude CHEMARIN avec Stan PEREC et Gilles GAIGNAULT -Photo : Jean-François MONIER

 

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