LE DIESEL AURAIT-T-IL RAISON ÉCONOMIQUEMENT MAIS POLITIQUEMENT TORT ?

 

STATION-SERVICE- les Pompes essence et Diesel -Photo: Gilles VITRY- AutoNewsInfo

 

 

Pour ceux qui se demandent d’où vient l’acharnement de nos gouvernants, relayés par les médias, à s’en prendre aux voitures alimentées au Diesel alors que les analyses montrent qu’elles ne polluent pas plus et consomment définitivement moins que les voitures à essence…

Prenons l’exemple de deux automobilistes parcourant 15.000 km par an.

– L’un avec une voiture familiale essence, consommant en moyenne 8,5 litres aux 100 km.

– L’autre avec le même modèle de même marque à moteur Diesel, de performances équivalentes, consommant en moyenne 6,0 litres aux 100 km.

1er cas : consommation année 2017 : 1.275 litres, taxés à 0,86€ = 1.096,50€.

2e cas : consommation année 2017 : 900 litres, taxés à 0,66€ = 594,00€.

Soit  502,50€ de différence.

Comme on s’en doutait, il s’agit bien d’une affaire de gros sous !

L’alignement de la fiscalité du gasole sur celle de l’essence n’atteindra qu’en partie l’objectif budgétaire d’un état glouton surendetté.

Pour y parvenir, il lui faudrait détourner les automobilistes du Diesel, en agissant sur leur porte-monnaie mais aussi en leur donnant mauvaise conscience.

En effet, avec un parc de 38 millions de véhicules, on peut calculer que l’éradication du diesel (environ 60% actuellement), générerait chaque année plus de 10 milliards d’€ de rentrées fiscales supplémentaires !

Pourtant, faire basculer vers l’essence la bagatelle de  vingt millions de voitures Diesel, leur ferait aussi rejeter, en raison de leur consommation supérieure, 20 % de CO2 et autres polluants de plus, ce dont nos gouvernants ne semblent avoir cure!

Quant aux particules fines, devenue la bête noire des défenseurs de l’environnement urbain, les voitures Diesel qu’ils montrent du doigt, n’en sont pas les seules responsables.

Toutes les voitures à injection directe haute pression d’essence en émettent autant que les Diesel. Or l’injection directe équipait dès 2014, 24 % des voitures essence vendues en France (50 % en Allemagne !) et a progressé de 6 points par an depuis.

De plus, les voitures Diesel ont été équipées de filtres à particules bien avant les voitures à essence, ces dernières ayant même profité jusqu’en 2017 d’une norme bien moins rigoureuse que les Diesel pour le nombre de particules émises.

La transition du Diesel à l’essence ne résoudra donc pas le «problème de santé publique» (dixit la Maire de Paris) des particules, d’autant que certaines études font craindre que celles provenant de l’essence, chimiquement moins stables, soient encore plus nocives que celles du Diesel !

Chacun appréciera…

 

Jean Paul CALMUS

Photos : Gilles VITRY- AutoNewsInfo

 

 

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